Boris Nemtsov
L’Union des forces de droite (SPS, opposition libérale) a désigné Boris Nemtsov, ministre de l’Economie au début des années 1990, comme candidat du parti pour la présidentielle russe de mars 2008, alors que les sondages indépendants ne créditent le SPS que de 2% des suffrages aux législatives du 2 décembre.
Boris Nemtsov, 48 ans, a été premier vice-Premier ministre en 1997-98 sous la présidence de Boris Eltsine, après avoir été gouverneur de Nijni-Novgorod (400 km à l’est de Moscou), à l’époque vitrine des réformes libérales.
Elu en 1999 à la Douma (chambre basse du Parlement russe), il a perdu son mandat aux dernières législatives en 2003, où le SPS n’a pas passé la barre des 5% des suffrages permettant d’être représenté.
Il a aussi été conseiller économique du président ukrainien Viktor Iouchtchenko après la Révolution orange pro-démocratique à Kiev.
En 2004, il avait appelé à boycotter la présidentielle, au côté d’Elena Bonner, la veuve du prix Nobel de la Paix Andreï Sakharov, dénonçant une "manipulation de l’opinion publique".
Sa candidature ajoute à la profusion de prétendants dans les rangs d’une opposition démocratique décrédibilisée par ses divisions.
Les appels à désigner un candidat de l’opposition "unie" sont restés lettre morte jusqu’ici, comme toutes les tentatives de rapprochement ces dernières années entre les réformateurs du parti Iabloko et du SPS.
Iabloko boycotte la manifestation, en raison du ralliement à L’Autre Russie du mouvement d’extrême-gauche de l’écrivain Edouard Limonov. Et son chef, Grigori Iavlinski, critiqué pour son intransigeance, ne donne pas de signes de désistement de sa candidature à la présidentielle en faveur d’un candidat commun.
Garry Kasparov, de son vrai nom KASPARIAN- WEINSTEIN, n’a aucune popularité en Russie ’car il n’a pas une goutte de sang russe dans ses veines’ selon les sondages. Né dans une famille mi-juive mi-arménienne en Azerbaïdjan, alors république soviétique, Kasparov a régné sur le monde des échecs pendant deux décennies avant de passer en 2005 à la politique sous Boris Eltsine dont il était déjà un familier pour avoir soutenu le président Boris Eltsine dans les années 90.
Sa passion pour la compétition au sommet, de toute évidence, reste entière. Avec en toile de fond, la même logique froide des échecs.
Garry Kasparov, devenu un ardent opposant du Kremlin, appelle les leaders occidentaux du G8 à ne pas traiter le président Vladimir Poutine comme le chef d’un pays libre ?..
A la veille du sommet du G8 à Heiligendamm (Allemagne) comme à chaque grand rendez-vous international du président Poutine, l’ancien champion du monde d’échecs Garry Kasparov, KASPARIAN- WEINSTEIN à l’énergie débordante, qui dirige le mouvement d’opposition "L’Autre Russie", déterminé à atteindre dans les meilleurs délais, sans faux-pas, l’objectif qu’il s’est fixé.
Beaucoup en Russie voient cet homme petit et nerveux, aux sourcils épais, comme un traître, avide de pouvoir. A en juger par les sondages, il a d’ailleurs bien peu de chances de peser dans la campagne présidentielle de 2008 face à la puissance du Kremlin et à la popularité de Vladimir Poutine.
Dans ce paysage politique déséquilibré, la légende des échecs a réussi néanmoins à s’imposer comme un des chefs de file, sinon le leader de l’opposition, qui aiguillonne le Kremlin et bénéfice d’une réelle attention dans les pays occidentaux.
L’Autre Russie, un rassemblement hétéroclite de mouvements d’opposition, des libéraux à l’extrême-gauche nationaliste, est peu structuré, faible et a peu de moyens. "Pour notre organisation, la survie politique, et pour certains de nos membres par seulement politique, est une question essentielle", concède-t-il.
En tacticien averti, Garry Kasparov préfère voir dans chaque faiblesse une force potentielle. L’incapacité de l’opposition à se ranger pour l’heure derrière un seul candidat a du bon, affirme-t-il ainsi. "Quand on fait face à une force écrasante - c’est mon expérience des échecs - on ne simplifie pas, on ne dévoile pas sa position", dit-il.
L’ancien champion refuse de croire aux sondages, peu fiables selon lui, et à la suprématie du Kremlin, assurant qu’en coulisse, une rivalité sourde mais féroce s’est engagée pour la succession de Vladimir Poutine.
Il est lui-même accompagné de plusieurs gardes du corps partout en Russie, y compris à Moscou. Sa femme et sa fille de sept mois vivent à New York.
Garry Kasparov se dit prêt à cesser sa croisade si l’opposition réussit à se rassembler autour d’un candidat à la présidentielle, lui-même excluant de concourir pour la fonction suprême.
L’essentiel est de s’attaquer au monopole du pouvoir ... peut-être pour s’en emparer.
L’ex-Premier ministre russe Mikhaïl Kassianov, opposant au président Vladimir Poutine s’est déclaré à la présidentielle de mars 2008 lors d’un Congrès de son mouvement, l’Union populaire démocratique russe, qui a approuvé formellement sa candidature à la présidentielle, annoncée dès juin 2006.
L’ex-Premier ministre russe Mikhaïl Kassianov, opposant au président Vladimir Poutine considéré comme très lié aux oligarques, ces hommes d’affaires qui ont dominé la Russie sous le président Boris Eltsine est peu populaire en Russie, ce qui réduit ses chances de percer.
M. Kassianov, réputé libéral, a présenté les grandes lignes de son programme électoral : rétablissement de la gratuité des soins et de l’éducation, suppression de la conscription, construction de nouveaux logements.
Il a promis d’inverser le "cours historiquement bas" de la relation entre la Russie et l’UE, qui s’est dégradée parce que "les valeurs de la civilisation européenne sont étrangères aux autorités russes actuelles", selon lui.
Plusieurs militants des mouvements de jeunes Nachi (Les Nôtres) et Jeune Garde, farouches partisans du chef de l’Etat, ont organisé des actions de protestation contre M. Kassianov et son parti.
Plusieurs d’entre eux vêtus de blouses blanches, sont entrés dans le bâtiment en criant : "Où est notre patient ?", avant d’être évacués par des agents de sécurité.
M. Kassianov est un des animateurs du mouvement d’opposition Autre Russie, au côté de l’ancien champion du monde d’échecs Garry Kasparov. Il est le premier chef de file de l’opposition à s’être déclaré candidat.
Celle-ci, dispersée et affaiblie depuis l’arrivée de Vladimir Poutine au pouvoir en 2000, n’a pas encore arrêté de stratégie pour la présidentielle qui devrait être aisément remportée par le candidat soutenu par le Kremlin.
Plusieurs ténors d’Autre Russie appellent à une candidature unique de l’opposition, alors que deux autres candidats éventuels se sont manifestés ces derniers jours : l’ancien dissident soviétique Vladimir Boukovski, qui vit en Grande-Bretagne, et l’ex-président de la Banque centrale russe Viktor Guerachtchenko.
M. Kassianov —considéré comme très lié aux oligarques, ces hommes d’affaires qui ont dominé la Russie sous le président Boris Eltsine— est peu populaire en Russie, ce qui réduit ses chances de percer.
La Constitution interdit à l’actuel président de se représenter pour un troisième mandat consécutif. Vladimir Poutine a toujours dit qu’il n’engagerait pas de révision constitutionnelle pour pouvoir briguer un nouveau mandat jusqu’en 2012.