MM. Loukachenko et Poutine ont signé un mémorandum pour l’octroi par la Russie de 1,5 milliard de dollars au Bélarus en 2007-08, destinés notamment à des achats d’énergie.
En novembre, Moscou et Minsk ont fait planer la menace d’un déploiement de missiles au Bélarus si Washington persiste dans son projet d’installer des éléments de son bouclier en Europe centrale.
Ce projet, qui prévoit un radar en République tchèque et des missiles antimissile en Pologne, inquiète la Russie qui y voit une menace pour sa sécurité.
Aux yeux de Moscou, qui vit mal l’expansion de l’Otan vers ses frontières, le Bélarus reste un allié clé, aux portes de l’Europe.
La visite d’Etat de M. Poutine a offert une bouffée d’air économique et diplomatique à M. Loukachenko, dont la liste des amis se résume au Venezuela et à l’Iran et qui a encore été critiqué mercredi après la violente répression d’une manifestation d’oposants. Vladimir Poutine a appelé par ailleurs à des "mesures plus énergiques pour la formation d’un espace économique commun et la création d’une union douanière" entre les deux pays.
Le Bélarus a resserré les rangs avec la Russie vendredi contre le bouclier américain et obtenu de Moscou un crédit de 1,5 milliard de dollars ainsi qu’un gel des prix du gaz lors d’une visite du président Vladimir Poutine à Minsk. Alexandre Loukachenko a promis de s’associer à la Russie dans son opposition au bouclier.
De son côté, le président Vladimir Poutine a promis de ne pas augmenter les prix du gaz livrés au Bélarus, une ex-république soviétique dont l’économie est très dépendante de son grand voisin russe, et s’est voulu rassurant sur les livraisons d’hydrocarbures russes vers l’UE.
Le président Alexandre Loukachenko, qualifié de "dernier dictateur d’Europe" par Washington et isolé sur la scène internationale est aussi "prêt à coordonner étroitement ses actions avec la partie russe dans l’adaptation du Traité sur les forces conventionnelles en Europe (FCE)".
La Russie est sortie de facto le 12 décembre du traité FCE qui limite le déploiement d’armements sur le Vieux continent depuis la fin de la Guerre froide, au grand dam des Occidentaux.
MM. Loukachenko et Poutine ont signé un mémorandum pour l’octroi par la Russie de 1,5 milliard de dollars au Bélarus en 2007-08, destinés notamment à des achats d’énergie.
La décision de Moscou de relever ses tarifs gaziers vis-à-vis de ses voisins de l’ex-URSS, inférieurs à ceux du marché, avait conduit à une crise avec l’Ukraine en 2006 qui a perturbé les livraisons avec l’UE et à des tensions avec le Bélarus réglées in extremis le 1er janvier 2007.
En janvier, un conflit sur le transit de pétrole russe par le territoire bélarusse avait conduit à la fermeture pendant trois jours d’un oléoduc alimentant la Pologne et l’Allemagne.
La visite de M. Poutine avait relancé les spéculations, immédiatement démenties des deux côtés, sur sa reconversion comme chef d’un nouvel Etat associant les deux pays, alors qu’il doit quitter le Kremlin en 2008.