Jeudi, au cours d’une réunion consacrée à la métallurgie à Nijni Novgorod (Volga), M. Poutine avait avec virulence pris à partie le groupe sur sa politique de prix, lui reprochant de vendre du minerai deux fois plus cher en Russie qu’à l’étranger.
Le groupe métallurgique et minier russe Metchel, violemment incriminé pour sa politique de prix par le Premier ministre Vladimir Poutine, s’est dit "prêt" à coopérer avec les autorités vendredi dans un communiqué.
Metchel "partage les préoccupations du gouvernement russe, des entreprises consommatrices de métal et du secteur métallurgique au sujet de la croissance des prix de production du métal et des matières premières ces derniers temps", indique la compagnie, dont le titre en bourse a dévissé jeudi soir et vendredi après les attaques de M. Poutine.
Metchel "se déclare prêt à la coopération avec les organes de l’exécutif et, si besoin est, présentera des informations exhaustives sur toutes les questions qui se posent", poursuit-il.
Jeudi, au cours d’une réunion consacrée à la métallurgie à Nijni Novgorod (Volga), M. Poutine avait avec virulence pris à partie le groupe sur sa politique de prix, lui reprochant de vendre du minerai deux fois plus cher en Russie qu’à l’étranger. Il avait chargé le Service antimonopole et, le cas échéant, le comité d’enquête du Parquet général de "se pencher spécifiquement sur ce problème".
Cette mise en cause avait provoqué une dégringolade du titre (-27,7% à la Bourse de Moscou vendredi) et fait les gros titres des journaux en Russie vendredi, certains allant jusqu’à comparer cette affaire à celle du groupe pétrolier Ioukos, qui opposait elle aussi un groupe privé au gouvernement.