Depuis plusieurs mois, son gouvernement de centre-droit soutient à bout de bras les accords bilatéraux avec Washington mais la double défaite des libéraux de son parti, l’ODS, aux élections régionales puis aux sénatoriales partielles a considérablement fragilisé sa position.
Prévu à l’horizon 2012 sur un ancien terrain militaire soviétique situé à environ 70 km au sud-ouest de Prague, le puissant radar doit être couplé à dix intercepteurs en Pologne afin de contrer de possibles attaques de missiles balistiques de longue portée.
Le système est destiné selon Washington à prévenir d’éventuelles attaques de pays « voyous » comme l’Iran. Le projet a suscité la colère de Moscou qui y voit une atteinte à sa sécurité et a menacé de riposter par des attaques ciblées sur les futurs sites européens du bouclier.
Le Premier ministre Mirek Topolanek a lui-même assuré que si le texte était adopté en première lecture, une prolongation de six semaines des débats des commissions parlementaires serait demandée de façon à ce que le vote final sur l’installation d’un radar détecteur se tienne après l’investiture du successeur de George W. Bush.
« Nous voulons que ce délai soit prolongé pour être sûr de l’attitude de la nouvelle administration américaine », a expliqué M. Topolanek dont le but initial était pourtant de boucler la ratification sans attendre le résultat des présidentielles américaines.
Alors que les députés de la chambre basse commençaient à discuter mercredi matin des accords diplomatiques et militaires déjà signés au niveau gouvernemental, le Sénat, la chambre haute, a décidé de reporter à décembre son propre débat sur le dossier.
Le président du Sénat Premysl Sobotka a indiqué qu’il avait été décidé d’attendre la prochaine session de la chambre haute, une fois que la nouvelle distribution des sièges découlant des dernières sénatoriales partielles sera effective.
Pour être valides, les accords doivent être ratifiés par les deux chambres du parlement avec une majorité simple, mais rien ne garantit que le nombre de voix requis sera réuni, alors que le projet divise les parlementaires et suscite une hostilité persistante de l’opinion publique.
« Ces accords sont le résultat des efforts continuels de la République tchèque pour participer au système de défense antimissile qui répond à notre stratégie en matière de sécurité », a plaidé le chef de la diplomatie tchèque Karel Schawerzenberg devant les députés.
« La menace des missiles balistiques est potentiellement possible : je le dis clairement aux citoyens de la République tchèque, l’installation de cette base est dans votre intérêt », a assuré M. Topolanek.
L’opposition de gauche - sociaux démocrates et communistes- est farouchement contre : « l’installation du radar n’a rien à voir avec le raffermissement des relations euro-atlantiques. Elle découle seulement de la politique erronée de l’administration Bush », a ainsi affirmé le chef des sociaux démocrates Jiri Paroubek en demandant un moratoire de six mois sur le processus de ratification.
L’accord diplomatique a été signé en juillet à Prague, l’accord militaire autorisant le déploiement de soldats américains, dit SOFA (Status of Force Agreement), en septembre à Londres.

Infos 24H/24
Diplomatie
Economie
Orthodoxie
Politique
Société
Corruption
Tribune libre
Agenda culturel
Cinéma russe et soviétique
Gastronomie
Histoire de la Russie
Liens utiles
Littérature
Livres
Musique
Théâtre
Alphabet cyrillique
Carte de France
Le Russe par département
Livres bilingues
Etudier le russe à Paris
Préparation au voyage
Agences spécialisées
Infos pratiques
Sites Patrimoine de l'Unesco
Moscou et les environs
Saint-Pétersbourg
Les traditions russes
La Russie administrative
Le Birobidjan
Les Kraïs
Les Oblats
Les Républiques autonomes
Les Territoires autonomes
Adresses utiles
Carte de France
Les villes jumelées
Approche du marché russe
Salons et Foires
Financements
Certification
Antiquités russes
Espace Emploi
Page d'accueil
Artisanat russe
Contact
Forum de discussion
Liens utiles
Petites annonces
Tribune libre
RU
Version imprimable