L’Arménie estime que les massacres commis entre 1915 et 1917 ont fait jusqu’à 1,5 million de morts et constituent un génocide, une position adoptée par plusieurs pays, mais catégoriquement rejetée par Ankara qui considère qu’entre 250.000 et 500.000 Arméniens et au moins autant de Turcs sont morts après que les Arméniens se furent soulevés contre le pouvoir ottoman.
Le document, conçu par un petit groupe d’universitaires, ne qualifie pas les massacres d’Arméniens survenus sous l’empire ottoman de ’génocide’, un terme dont l’emploi en Turquie est passible de poursuites pénales, mais il s’indigne ’de l’injustice’ commise par l’histoire officielle turque.
A travers une pétition diffusée depuis mardi sur internet, plus de 11.000 Turcs ont demandé pardon aux Arméniens pour les massacres de membres de leur communauté commis en 1915 en Anatolie, une initiative sans précédent qui se heurte à de nombreuses critiques.
Mardi à 14H00 GMT, soit en moins de deux jours, cet acte de contrition sur un sujet encore largement tabou en Turquie avait réuni 11.047 signatures, dont celles de nombreux intellectuels et artistes.
Il n’y a pas de devoir national, pas de devoir étatique. On le fait ou pas, c’est peut-être une question de maturité citoyenne ou éthique. Il y avait beaucoup de gens en Turquie qui ne gobaient pas le discours officiel sur ce qui est arrivé en 1915 (...).
L’initiative a revanche suscité la colère des milieux nationalistes, le chef du Parti de l’action nationaliste (MHP) Devlet Bahçeli accusant au Parlement des « soi-disant intellectuels » de vouloir « transformer en champs de bataille les valeurs sociales et spirituelles » de la société turque.
Une soixantaine d’anciens diplomates sont également montés au front, au nom de leurs 42 camarades tués entre 1975 et 1984 par l’Armée secrète arménienne de libération de l’Arménie (ASALA), qui ambitionnait de contraindre par une campagne d’attentats la Turquie à reconnaître le « génocide ».
« Est-ce que ceux qui sont à l’origine de cette initiative bancale ont songé à s’excuser auprès des victimes du terrorisme arménien à travers l’histoire ? », s’interrogent-ils dans un communiqué, dénonçant une « trahison ».
Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan lui-même, qui avait pourtant soutenu en 2005 la tenue à Istanbul d’une conférence critique sur les massacres de 1915 et dont le gouvernement s’active actuellement à une normalisation des relations avec l’Arménie, a désapprouvé la campagne.
« Si un tel crime a eu lieu, celui qui l’a commis peut s’excuser. Mais ce n’est pas mon cas, pas plus que celui de mon pays ou de ma nation », a déclaré mercredi à la presse M. Erdogan, cité par l’agence de presse Anatolie. « Je n’accepte pas cette campagne, je ne la soutiens pas et je n’y prends pas part. »
Ses signataires se défendent pourtant de vouloir imposer leur point de vue à la société turque ou de militer pour des excuses officielles de l’Etat turc.

Infos 24H/24
Diplomatie
Economie
Orthodoxie
Politique
Société
Corruption
Tribune libre
Agenda culturel
Cinéma russe et soviétique
Gastronomie
Histoire de la Russie
Liens utiles
Littérature
Livres
Musique
Théâtre
Alphabet cyrillique
Carte de France
Le Russe par département
Livres bilingues
Etudier le russe à Paris
Préparation au voyage
Agences spécialisées
Infos pratiques
Sites Patrimoine de l'Unesco
Moscou et les environs
Saint-Pétersbourg
Les traditions russes
La Russie administrative
Le Birobidjan
Les Kraïs
Les Oblats
Les Républiques autonomes
Les Territoires autonomes
Adresses utiles
Carte de France
Les villes jumelées
Approche du marché russe
Salons et Foires
Financements
Certification
Antiquités russes
Espace Emploi
Page d'accueil
Artisanat russe
Contact
Forum de discussion
Liens utiles
Petites annonces
Tribune libre
RU
Version imprimable