Le 22 octobre, à Douchanbe, à l’initiative du président de la République du Tadjikistan E. Ch. Rakhmonov, s’est tenue une rencontre au sommet tadjiko-russo-afghane sur la situation en Afghanistan.
DECLARATION SUR LES RESULTATS DE LA RENCONTRE DES CHEFS D’ETAT DE LA FEDERATION DE RUSSIE, DE LA REPUBLIQUE DU TADJIKISTAN ET DE L’ETAT ISLAMIQUE D’AFGHANISTAN, ADOPTEE LORS DE LEUR RENCONTRE A DOUCHANBE, LE 22 OCTOBRE 2001
Le 22 octobre, à Douchanbe, à l’initiative du président de la République du Tadjikistan E. Ch. Rakhmonov, s’est tenue une rencontre au sommet tadjiko-russo-afghane sur la situation en Afghanistan.
Les ministres des Affaires étrangères, de la Défense et d’autres personnalités officielles ont pris part à cette rencontre.
Les parties ont noté la nécessité et l’actualité de consultations permanentes à différents niveaux, compte tenu de la situation extrêmement tendue qui prévaut à l’intérieur et autour de l’Afghanistan. Le refus du régime des taliban d’exécuter les conditions de la coalition antiterroriste a conduit à de nouvelles souffrances pour le peuple afghan ; la vague de réfugiés et de personnes déplacées grandit.
Les parties ont constaté que la condition sine qua non pour que le règlement de la situation s’engage sur la voie politique est l’exécution inconditionnelle des exigences de la coalition antiterroriste, y compris la remise des inspirateurs et organisateurs des actes terroristes du 11 septembre 2001 à New York et à Washington, l’abolition de l’administration des taliban qui ont offert refuge aux groupes terroristes et extrémistes sur le territoire qu’ils contrôlent, la dissolution et le désarmement total de leurs formations armées.
Les parties ont souligné que pour un règlement durable de la situation en Afghanistan, il convenait d’accélérer également le processus de règlement politique, et ont une nouvelle fois fait part de leur volonté de s’engager activement dans cet important travail.
Les parties ont exprimé la ferme conviction que le processus politique doit avoir comme objectif la création d’un gouvernement largement représentatif, qui inclurait en son sein des représentants de tous les peuples et de tous les groupes ethniques et résulterait de la libre statement de leur volonté.
Les parties ont noté la nécessité d’activer le rôle de l’ONU et de tous les Etats qui sont disposés à apporter leur soutien au règlement politique de la situation dans ce pays martyr.
Les parties tadjike et russe ont réaffirmé leur volonté d’apporter au gouvernement de l’Etat islamique d’Afghanistan l’aide nécessaire dans sa lutte contre le régime des taliban, afin de créer les conditions d’une issue de la crise prolongée en Afghanistan.
Les parties, en exprimant leur profonde préoccupation face à la situation humanitaire actuelle en Afghanistan, se sont adressées à la communauté internationale pour l’appeler à activer l’apport d’aide à la population de ce pays.