L’Ukraine a reçu en novembre dernier un prêt du FMI de 16,4 milliards de dollars destiné à soutenir cette ex-république soviétique, un des pays les plus lourdement frappés par la crise économique mondiale.
Le Parlement ukrainien a adopté une loi prévoyant une augmentation du minimum vital et du salaire minimum au prix d’une hausse des dépenses budgétaires qui risque d’être très mal vue par le Fonds monétaire international, un important créancier de Kiev.
Au total, 254 députés ont voté en faveur de cette décision mettant en position difficile le Premier ministre, Ioulia Timochenko, qui aura beaucoup de mal à l’appliquer sur fond de crise économique et de budget déjà largement déficitaire.
La nouvelle loi, qui doit encore être promulguée par le président, Viktor Iouchtchenko, prévoit notamment d’augmenter le minimum vital de 12%, à 701 hryvnias (environ 55 euros) à partir du 1er novembre, puis encore de 18%, à 825 hryvnias, à partir du 1er janvier, pour arriver à 875 hryvnias en décembre 2009.
Le salaire minimum doit pour sa part progresser de 11%, à 744 hryvnias à partir de novembre, pour atteindre graduellement 922 hryvnias en décembre de l’année suivante.
Si cette loi entre en vigueur, elle nécessitera d’augmenter les dépenses budgétaires de 8 milliards de hryvnias (environ 650 millions d’euros) en 2009 et 71 milliards de hryvnias l’année prochaine, selon le ministère des Finances.
Le FMI, qui doit examiner bientôt l’octroi de la troisième tranche de ce crédit, exige notamment du gouvernement que le déficit budgétaire ne dépasse pas 8,6% du Produit intérieur brut (PIB) cette année et 4% en 2009.