Constructeur en chef des kalachnikovs fabriquées à l’usine Ijmach d’Ijevsk (Oural, 1.300 km à l’est de Moscou), consultant de Rosoboronexport (entreprise publique russe chargée des exportations d’armements), président de l’association russe des armuriers, Mikhaïl Kalachnikov reste très actif en dépit de son âge avancé. « Et je participe à des expositions d’armes à l’étranger », a souligné cet homme qui vit depuis des années dans un modeste appartement à Ijevsk.
Les millions de kalachnikovs en circulation dans le monde ne lui ont presque rien rapporté, dans la mesure où les inventions réalisées dans le domaine militaire ne sont pas brevetées en Russie. Les concepteurs ne perçoivent pas d’honoraires correspondant au volume de production. Ce qui n’empêche pas Mikhaïl Kalachnikov de critiquer régulièrement la contrebande et la contrefaçon d’armes qui portent son nom, comme il l’a fait au début de cette conférence à l’initiative de Rosoboronexport, au centre public d’essai d’armements à Klimovsk, où sont testées les kalachnikovs.
« A une exposition, j’ai pris des mitrailleuses en mains et j’ai constaté qu’elles portaient des numéros de série chinois, hongrois, japonais et d’autres », a-t-il dit en dénonçant la contrefaçon.
« La moitié des 100 millions de Kalachnikov (dans le monde) sont des armes de contrebande fabriquées sans licence, sans brevet ou sans accord international » a renchéri le directeur général de Rosoboronexport, Anatoli Issaïkine.
« C’est le cas de plus de 15 pays, notamment la Bulgarie, Roumanie, Chine et l’Egypte. Même aux Etats-Unis on produit ces armes, alors que ce pays n’a jamais obtenu de licence », a-t-il ajouté.
« L’un des moyens de lutter contre la contrefaçon est de conclure des accords de protection de la propriété intellectuelle », a estimé M. Issaïkine, observant que de tels compromis avaient déjà été conclus avec une dizaine de pays, parmi lesquels la France, Israël, la République tchèque et l’Inde.
Le légendaire fusil d’assaut AK-47, sur lequel Mikhaïl Kalachnikov avait commencé à travailler en 1947 tandis qu’il se remettait d’une blessure subie pendant la Deuxième guerre mondiale, devrait être remplacé l’an prochain par un nouveau modèle d’arme automatique, a fait savoir le directeur général de l’usine Ijmach, Vladimir Grodestski.
Très convoité par les guérilleros du monde entier, l’AK-47 est l’engin de mort le plus utilisé au monde dans les zones de combat. Une situation qui ne réjouit pas son inventeur : « Ce n’est pas agréable pour moi de voir que toutes sortes de criminels tirent avec mes armes. J’ai créé des armes dans le but de défendre notre société », a-t-il dit.

Infos 24H/24
Diplomatie
Economie
Orthodoxie
Politique
Société
Corruption
Tribune libre
Agenda culturel
Cinéma russe et soviétique
Gastronomie
Histoire de la Russie
Liens utiles
Littérature
Livres
Musique
Théâtre
Alphabet cyrillique
Carte de France
Le Russe par département
Livres bilingues
Etudier le russe à Paris
Préparation au voyage
Agences spécialisées
Infos pratiques
Sites Patrimoine de l'Unesco
Moscou et les environs
Saint-Pétersbourg
Les traditions russes
La Russie administrative
Le Birobidjan
Les Kraïs
Les Oblats
Les Républiques autonomes
Les Territoires autonomes
Adresses utiles
Carte de France
Les villes jumelées
Approche du marché russe
Salons et Foires
Financements
Certification
Antiquités russes
Espace Emploi
Page d'accueil
Artisanat russe
Contact
Forum de discussion
Liens utiles
Petites annonces
Tribune libre
RU
Version imprimable


