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Le 65e anniversaire de la Victoire du 9 mai 1945 au cimetière de Sainte Geneviève des Bois

Le 9 mai 1945 - 2010

On considéré le cimetière de Sainte Geneviève des Bois comme la plus grande nécropole de l’émigration russe dans le monde.

On y compte actuellement plus de 5200 sépultures parmi lesquelles celles de personnages illustres tels que Ivan Bounine, prix Nobel de littérature, Serge Lifar et Rudolf Noureev, célèbres danseurs et chorégraphes, Andreï Tarkovsky, cinéaste, les peintres Zinaïde Serebriakoff et Serge Poliakoff, quelques membres de la famille impériale, des grands noms de l’aristocratie russe, Obolensky, Galitzine, Wolkonsky, Youssoupov, des carrés militaires réservés à la Légion étrangère, aux Cosaques du Don, aux écoles de Cadets et même un emplacement pour les chauffeurs de taxis.

La partie russe du cimetière communal de Sainte Geneviève des Bois ainsi que l’église orthodoxe attenante sont inscrites à l’inventaire de monuments historiques.


Nous ne pouvons que nous féliciter de l’esprit citoyen qui a présidé cette journée du souvenir à la mémoire de ceux qui ont donné leur vie pour que la France soit libérée.

Parmi de nombreux invités, furent présenta à la panychide les vice-présidents de l’Union des Descendants des Gallipoliens Cyrille de Rennenkampf, ainsi que le Prince Serge Obolensky. M. Alexandre Orlov, l’Ambassadeur de Russie en France, assista également à la panychide.

Les drapeaux de l’association des Vitiaz, des Scouts russes, des Cadets, de l’assemblée des anciens de la Marine Impériale russe, donnèrent une note encore plus majestueuse à cet office.


Dans leurs allocutions, Mgr Michel et l’archiprêtre Wladimir Yagello, secrétaire de l’Union, rappelèrent les exploits et l’exemple des combattants russes blancs.

Lors de la panychide, Alexis Grigorieff remercia toutes les personnes venues pour leur fidélité à la mémoire des combattants russes.

Les paroles touchantes de réconciliation furent prononcées par l’ambassadeur russe Alexandre Orlov, qui rappela que beaucoup de gens en Russie actuelle avaient une compassion à l’égard des événements tragiques du XXe siècle. "Nous rendons hommage à tous les soldats russes qui ont péri sur les champs de bataille", a insisté l’ambassadeur Alexandre Orlov.

Mgr Michel remercia cordialement tous ceux, dont l’engagement, la présence et la prière avaient permis de commémorer dignement cette journée.


Cette chapelle coiffée d’un dôme contient une icône représentant la Crucifixion. Le monument abrite les sépultures de jeunes Russes morts pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale.

La chapelle, commanditée par la mère de l’un des soldats, est dessinée par l’architecte de l’église. Ce dernier, né à Saint-Pétersbourg en 1888, vient à Paris étudier l’architecture. Il dessine les plans de plusieurs chapelles orthodoxes de France, ainsi que celui du cimetière militaire de Mourmelon. Architecte : Albert Benois.

- Une plaque est apposée sur la chapelle en hommage à la princesse Obolensky, agent de liaison de la Résistance française, fusillée par les nazis à Berlin en août 1944.

- Une autre plaque est apposée sur la chapelle en hommage à Georges Gagarine, mort en 1945.


La princesse Véra Obolensky, née Véra Apollonovna Makarova, surnommée Vicky, née le 11 juin 1911 et morte le 4 août 1944 guillotinée à la prison de Plötzensee à Berlin, est une héroïne de la résistance française d’origine russe.

Dès le début de l’occupation de la France en juin 1940, Véra Obolensky entre dans un groupe de résistance française. Son groupe s’agrège avec d’autres groupes et devient L’Organisation Civile et Militaire (OCM). Ce mouvement, dont Jacques Arthuys est le chef (Vicky fut sa secrétaire durant dix ans), est chargé de renseignements et d’évacuer à l’étranger des prisonniers de guerre britanniques.

Rapidement, la princesse Obolensky, surnommée Vicky, devient secrétaire générale de l’organisation et participe à des actions de coordination. A partir de 1943, elle aide aussi les prisonniers soviétiques. Elle fait partie des Forces françaises libres à travers le Groupe de Dourdan (grade P2) à l’été 1943 et crée une union des Patriotes russes.

Véra Obolensky est arrêtée par la Gestapo le 17 décembre 1943, mise en prison, torturée et interrogée. Après le débarquement de Normandie, elle est transférée à Berlin. Elle ne parle toujours pas, mais évoque sa foi chrétienne. Elle est guillotinée dans la prison de Plötzensee.[1]

"Vicky" n’a pas de tombe, mais trois plaques immortalisent sa mémoire en France : deux au cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois, et une plaque dans la ville de Rueil-la-Gadelière où elle vécut dans les années 1940 avec son époux Nicolas, lui aussi résistant (Lieutenant FFI), déporté et torturé par les nazis. Devenu prêtre orthodoxe après la guerre, l’archiprêtre Nicolas (+1979 Paris) desservit la cathédrale orthodoxe russe Saint Alexandre de la Néva à Paris ainsi que de nombreuses paroisses de province.

Elle a reçu à titre posthume, les décorations suivantes au cours d’une cérémonie officielle en 1958 à Rueil-la-Gadelière : Croix de Guerre et Chevalier de la Légion d’honneur.


Georges Gagarine est né à Nice le 15 juillet 1921, élève du lycée Gouraud de 1937 à 1940, Georges Gagarine fut de ceux qui se sentirent hommes dès que la guerre eut consommé le malheur de la France. L’action le tentait d’ailleurs depuis longtemps : il se sentait taillé à la mesure de ses terribles nécessités ; aussi, ne pouvant plus supporter de rester écolier, il n’attendit pas la période des examens qui devait terminer ses études. Au printemps 1940, il s’engagea au 6e Régiment de Sénégalais. C’est sous l’uniforme qu’il subit avec succès les épreuves du baccalauréat. Car le goût d’une carrière concrète n’excluait pas chez ce jeune " marsouin " de 2e classe une intelligence vive et une culture sûrement acquise.


Jusqu’au printemps 44, Georges Gagarine connaît la dure existence des militaires de la vraie Coloniale : sous un ciel impitoyable, il sert à Dakar, à Bamako, à Tombouctou. Pendant ce temps, ils s’élève à travers la filière des grades et s’initie brillamment au commandement délicat des troupes de couleur. Revenu en Afrique du Nord, il fait un stage à Cherchell, d’où il sort enfin aspirant en octobre 1944.

Affecté au 23e R.I.C. c’est en chef de section qu’il prend part à la sévère et glorieuse campagne d’Alsace. Ses vertus natives et sa jeune expérience professionnelle lui valent alors une citation exceptionnellement brillante à l’Ordre de l’Armée :

" Gagarine Georges, aspirant matricule 3112, chef de section courageux et plein d’initiative, lors de l’attaque sur Pfastatt le 21 janvier 1944 a largement dépassé son objectif, allant occuper, de lui-même, l’abattoir. A surpris une section de canons d’infanterie ennemie en action, l’a prise sous le feu de sa section et l’a manœuvrée, tuant quatre Allemands, faisant dix-huit prisonniers dont sept blessés, et ramenant le matériel ennemi au complet. Au cours de la nuit du 20 au 21 a grièvement blessé l’officier qui commandait une reconnaissance ennemie. "

Mais lorsque le décret est signé, le 26 avril 1945, l’aspirant Gagarine est déjà tombé, après avoir vécu tous les moments les plus durs de la campagne d’Allemagne. Un décret du 7 juillet 1945 a conféré à titre posthume à l’aspirant Gagarine, la médaille militaire avec la citation suivante a l’Ordre de l’Armée :

" Chef de section, véritable entraîneur d’hommes, déjà titulaire d’une proposition de citation à l’Ordre de l’Armée pour la campagne d’Alsace. Le 5 avril 1945 à Ettlingen a ramené le corps d’un officier de la compagnie qui venait d’être tué, sous un violent tir ennemi. A cette occasion, a tué de sa propre main trois adversaires. Le 8 avril à Busenbach ; surpris à courte distance par le tir ennemi, a réagi immédiatement entraînant sa section à l’assaut derrière lui, amenant ainsi la prise du village et tuant 8 hommes. Le 12 avril 1945 a assuré la prise du village de Niederveir par une manœuvre hardie et rapide faisant 25 prisonniers avec sa section. A trouvé une fin glorieuse le 16 avril au pont d’0berkich en tombant en tête de sa section en cherchant à assurer le passage des chars de l’autre côté du pont ".

Georges Gagarine était le demi-frère de Macha Méril, de son nom complet princesse Marie-Madeleine Gagarine.





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