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Volochine Maximilian

D’origine noble, Maximilian Volochine passa sa jeunesse à Taganrog et à Sébastopol. Il termine le collège de Théodossie et fait des études de droit à l’université de Moscou, d’où il est exclu pour avoir participé à une manifestation d’étudiants.

Il vit à Paris, avec de fréquents retours en Russie, entre 1901 et 1906 où il est au début étudiant à la Sorbonne et ensuite correspondant des journaux Rous et Vesti.

Il s’applique à faire connaître la culture russe et notamment la peinture russe aux Français dans des revues françaises. Il avait été l’élève à Paris d’Élisabeth Krouglikova, peintre renommé. En 1906, il épouse Margarita Sabachnikova, mais le couple, qui vit à Saint-Pétersbourg, se dispute fréquemment et se sépare.

En 1907 il s’établit définitivement en Crimée, dans sa propriété de Koktebel, construite en 1903 [1], où il accueille enre autres Marina Tsvetaïeva (qui l’appelait mi-bœuf mi-dieu), Sergueï Efron, Ossip Mandelstam, Andreï Biély.

En 1915, pacifiste, il écrit Anno mundi ardentis 1915, contre la guerre. Il participe aux expositions de Mir iskousstva, où il expose ses aquarelles de Crimée. Il traduisit Paul Claudel.

Sa mère, née Elena Ottobaldovna Glaser, se sépara de son mari, juriste à Kiev qui mourut peu après en 1881. Elle passa toute sa vie à soutenir son fils et à vivre avec lui en Crimée.

Après la guerre civile où il accueillit des rescapés, il demeure à Koktebel, dans sa maison qu’il avait réussi à donner à l’Union des écrivains d’URSS et qui accueillait des écrivains en vacances, dont Alexandre Grin.

Les intellectuels, poètes, musiciens et peintres russes passent beaucoup de temps dans la légendaire demeure du poète Maximilien Volochine à Koktebel, lieu de prédilection où l’on retrouvait des écrivains très connus comme Ossip Mandelshtam, Maxim Gorky, Ilya Ehrenburg, Tolstoi, Grin, et Marina Tsvetaeva.

D’ailleurs, Volochine fit la rencontre de Tsvetaeva et devint son ami et mentor. Tsvetaeva décrira 23 ans plus tard Volochine dans « A Living Word About a Living Man ». Peu à peu, la maison de Volochine devient un lieu de débats passionnants, un lieu de réflexion , mais aussi un lieu d’échanges.

Un écrivain est toujours lié à un lieu

Pour Maximilien Volochine, ce lieu est Koktebel. La maison de l’écrivain devient alors symbole, témoignage et mémoire. De plus, Koktebel offre une intimité qu’on ne peut trouver dans les grands musées.

La maison de Volochine à Koktebel est unique parce que des meubles originaux et des affaires personnelles de ses habitants ont été préservés à nos jours...

Lorsque, du haut de la colline de Kuchuk-Anishar, le regard se perd dans la vallée de Koktebel dont le paysage n’a pas changé depuis l’époque où Volochine laissait lui-même le sien errer sur ces collines, on est saisi par un sentiment étrange, comme la sensation d’une émotion commune qui traverse le temps. Le regard se tourne vers l’intérieur de la maison, et c’est la robe de chambre de Volochine, là sur sa chaise...





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