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La 21ème édition du Festival international de géographie de Saint-Dié-Les-Vosges

Du 7 au 10 octobre 2010

La 21ème édition du Festival international de géographie de Saint-Dié-Les-Vosges s’est achevé ce dimanche. Son thème, "la forêt, or vert des hommes".

Le festival international de géographie (FIG), l’un des plus grands rendez-vous de la discipline réunissant près de 300 spécialistes, s’est achevé à Saint-Dié (Vosges) sur le thème de la forêt et sous la présidence de l’historien et ancien ministre Jean-Noël Jeanneney.

"Incontestablement, des 21 grandes questions qui agitent le monde et que le FIG a mises en exergue depuis 1990, le thème de la forêt est l’un des plus puissants. La capitale mondiale de la géographie accueillera aussi un pays invité prestigieux, bouleversant et bouleversé état-continent : la Russie, " - a déclaré Christian Pierret, Président-fondateur du Festival International de Géographie, ancien ministre et maire de Saint-Dié-des-Vosges.

La 21e édition du festival, qui s’étale sur quatre jours, a choisi donc la Russie comme invité, l’occasion d’évoquer les incendies qui ont ravagé la périphérie de Moscou cet été, avec la présence du vice-ministre russe des situations d’urgence, Aleksandr Chupriyan.

Autant dire qu’avec les incendies qui ont ravagé cet été la région de Moscou, les conférences qui évoquaient les aspects de gestion forestière, de protection et d’exploitation durable étaient particulièrement attendues.

"La forêt est un objet géographique transdisciplinaire, qui s’analyse à l’échelle locale comme à l’échelle globale : à la fois poumon de la planète, ressource économique, elle doit répondre à des défis mondiaux", explique Louis Marrou, l’un des deux directeurs scientifiques de ce festival qui se déroule chaque année à Saint-Dié. "Il faut donc évaluer quels sont les services rendus : les différents intervenants vont faire des mises au point", ajoute-t-il, promettant que les conférences-débats "seront avant tout des débats, où tous les avis d’experts pourront s’exprimer".

Outre les géographes, des climatologues, biologistes, économistes, experts de l’environnement et des journalistes sont venus à Saint-Dié, pour des dizaines de conférences, tables rondes, débats et rencontres avec les auteurs. Parmi les temps forts de l’édition, une conférence sur les enjeux mondiaux du changement climatique et de la dynamique des forêts a été particulièrement attendue, de même qu’une table ronde sur "Un autre french paradoxe : la France, première forêt européenne", en présence d’Edith Cresson et de différents décideurs économiques de la filière bois.

Au cœur du massif vosgien, on a beaucoup parlé en russe ce week-end : la ville de Saint-Dié les Vosges accueillait son Festival international de géographie, 21ème édition, autour de la thématique "forêt, or vert des hommes ?". Avec, comme c’est la tradition de cette manifestation, un pays invité : la Russie.

Une réussite, au vu de la richesse du programme et du public nombreux. Le festival de Saint-Dié a su, au cours des ans, s’imposer en France comme un évènement culturel majeur.

Pour l’ambassadeur de la Fédération de Russie à Paris, Alexandre Orlov, la participation de la Russie à une telle manifestation est particulièrement importante en cette année croisée France-Russie pour donner des impulsions aux coopérations universitaires et de recherche dans l’avenir.

Le Festival international de géographie est une manifestation annuelle organisée à Saint-Dié-des-Vosges depuis 1990. La vocation de cette ville pour la géographie est la conséquence du baptême de l’Amérique en 1507 par les membres du Gymnase Vosgien, dont Martin Waldseemuller, auteurs de la première carte du Nouveau monde.

Le festival est placé sous le haut patronage de l’Union géographique internationale.

Grands entretiens, tables-rondes et conférences-débats sont complétés par le Salon du Livre Amerigo-Vespucci, la vitrine scientifique du Salon de la Géomatique, les cafés géographiques, les expositions, les films ainsi qu’un Salon de la Gastronomie.

Dans le cadre de la 21e édition du Festival International de Géographie de Saint-Dié, les éditions françaises ont accueilli leurs publics dans l’espace librairie pour présenter l’ensemble de leurs publications, notamment celles en lien avec le pays invité, la Russie cette année, et le thème du festival : La Forêt, or vert des hommes ? Gérer, exploiter, protéger.

Vingt-trois sites répartis sur toute la ville ont accueilli trois cents intervenants, vingt tables rondes, quatre-vingts conférences, dix-huit cafés géographiques, soixante-quatre éditeurs nationaux et cent cinquante écrivains.

Cette année le festival a reçu comme président Jean Noel Jeanneney.
Successivement ministre dans les gouvernements Edith Cresson et Pierre Beregovoy, président de Radio France, président de la mission du bicentenaire de la Révolution française, président de la bibliothèque de France(BNF).

Jean Noel Jeanneney anime depuis près de 12 ans une émission sur France Culture « Concordance des temps » qui porte un regard historiographique sur l’actualité. A Saint-Dié-des-Vosges , il a parlé plus particulièrement de ses deux derniers ouvrages. « Quand Google défie l’Europe : plaidoyer pour un sursaut » (Mille et une Nuits, 2005) dont l’actualité n’est pas à démontrer ; c’est une mise en garde contre les risques d’un quasimonopole. Cette année, le journaliste Antoine Spire interviewera notamment les historiens Jean-Noël Jeanneney et Hélène Carrère d’Encausse ainsi que Noëlle Châtelet, née Noëlle Jospin, une femme de lettres et universitaire française.

En marge du festival, le Salon du livre de Saint-Dié est devenu, depuis dix ans, l’un des plus importants de l’est de la France. Il a été présidé cette année par l’anthropologue Philippe Descola, successeur de Claude Lévi-Strauss au Collège de France.

Cette grande fête internationale de la géographie est à la fois rencontre scientifique de haut niveau et manifestation pédagogique et populaire. Le festival, qui se revendique grand public, attend chaque année environ 45.000 personnes, le double de la population de la ville.

Histoire et géographie ont assurément destin lié. D’abord, parce que " c’est la géographie qui, bien souvent, modèle l’histoire ", explique Freddy Clairembault, directeur du FIG.

Au gré des rencontres

Pour sa 21e édition, le Festival international de géographie de Saint-Dié-Les-Vosges a choisi de s’inscrire dans le cadre de l’année France-Russie et de partir « Sur les traces du Transsibérien ». Le public a été invité à rencontrer une quinzaine d’écrivains à Die, et pourra assister à de nombreuses conférences et tables rondes sur la Sibérie et la Russie contemporaine comme Nikolaï Maslov.

Nikolaï Maslov est né en Sibérie en 1954. Après un passé tumultueux dans l’Union soviétique en décomposition, il décide en 2000 de raconter sa vie en bande dessinée. Une jeunesse soviétique paraît en France en 2004 aux éditions Denoël Graphic et séduit un public nombreux bouleversé par sa sincérité et sa simplicité. Depuis, la France idéalisée de son premier album lui a tendu la main : après un premier séjour à l’initiative des Belles étrangères, il a été accueilli en résidence à La Maison des auteurs où il a réalisé Les Fils d’Octobre. Dans ce dernier opus, il donne à voir la mort annoncée d’une Russie rurale, la frénésie de consommation qui s’empare de Moscou, et la ronde des âmes piégées dans un pays trop grandiose.

Ainsi débute, retracée par Emmanuel Carrère dans sa préface, la genèse d’Une jeunesse soviétique de Nikolaï Maslov, stupéfiant ovni graphique, document de première main sur un demi-siècle d’histoire contemporaine, description minutieuse par une de ses particules élémentaires d’un système à l’agonie et d’un pays à la beauté farouche pris entre l’ennui métaphysique et le vertige du vide. Un album parfaitement inattendu, qui rejoint sans le savoir la tendance bio-documentaire en train de renouveler la bande dessinée mondiale.

Albums :

- Il était une fois la Sibérie, éd. Actes Sud BD, 2010.
- Les fils d’octobre, éd. Denoël Graphic, 2005.
- Une jeunesse soviétique, éd. Denoël Graphic, 2004.


Jean-Louis Gouraud, en compagnie de Sylvie Brunel, professeur à l’université Paris-Sorbonne a présidé une rencontré littéraire "Petite géographie amoureuse du cheval en Russie".

Sylvie Brunel est une géographe, économiste et écrivain française. Spécialiste des questions de développement, elle a travaillé pendant plus de quinze années dans l’humanitaire (Médecins sans frontières, Action contre la faim) et a publié une vingtaine d’ouvrages consacrés au développement, en particulier aux questions de famine. Elle est à ce jour professeur des universités à l’Université Paris IV-Sorbonne.

Elle a également une activité d’élevage de chevaux dans la Drôme. Son roman Cavalcades et dérobades, paru en 2008 aux éditions Jean-Claude Lattès, a obtenu en 2009 le prix Pégase, décerné chaque année par l’École nationale d’équitation (Saumur) pour « récompenser un ouvrage qui contribue à une large diffusion de la culture équestre ».


Un livre jubilatoire pour un pays chaotique ! Dominique Bromberger s’est offert le luxe d’un voyage sans autre motivation que celle « d’aller voir » comment se porte la Russie d’aujourd’hui.

Après une carrière bien remplie à la télévision ou à la radio en tant que journaliste spécialisé dans le décryptage de l’information internationale, Dominique Bromberger s’est offert un voyage en Russie.

EXTRAIT :

… Un coup d’œil sur l’embouchure de l’Oka et de la Volga et nous entreprenons la descente vers la ville basse, à commencer par le quartier qui s’étend de notre côté de l’Oka au pied du kremlin ; nous passons devant des églises dont les unes sont en rénovation, les autres encombrées de fidèles. Les offices durent souvent trois heures et nous sommes dimanche ; je renonce donc à y pénétrer. Je préfère rendre visite aux infidèles. Diana ne s’est évidemment pas munie d’un maillot de bain pour jouer au guide et elle m’a vivement déconseillée de me baigner dans la Volga. Je le regrette un peu parce que les touristes russes qui descendent le fleuve en bateau pour leurs congés annuels, eux, ne s’en privent pas. Ils prennent le soleil sur les marches du port et le frais dans le fleuve. Mais, bien sûr, ensuite ils ont la possibilité d’aller se changer dans leur cabine. Il y a, allongées sur le ciment, pas mal de bedaines enflées par la bière, mais aussi quelques filles superbes aux jambes interminables, à la silhouette souple et élancée. (page 163, Dominique Bromberger, C’est ça la Russie, Actes Sud - 2010)


"La littérature russe contemporaine", table ronde littéraire animée par Michel Parfenov, avec Nicolaï Maslov, auteur de BD, Andréï Guelassimov, écrivain, Catherine Lovey et Michel Louyot, ancien conseiller culturel à Moscou, a fait couler beaucoup d’encre...
Andreï Guelassimo, jeune auteur russe de littérature engagée, n’a pas hésité de critiquer le Système Poutine.

Andreï Guelassimov a un parcours littéraire bien à part ; après des études de lettres à l’Université d’Irkoutsk et à l’Université de Moscou (thèse sur Oscar Wilde), il suit des cours de mise en scène à l’Institut d’études théâtrales de Moscou. Puis il enseigne la littérature anglo-américaine à l’Université de Moscou, est scénariste pour quelques fictions de télévision, avant de se consacrer entièrement à la littérature.

La Soif, raconte l’histoire de Kostia, vétéran de la Guerre en Tchétchénie qui, défiguré lors de l’attaque de son char, sombre dans l’alcoolisme, en ressort pour aider deux de ses anciens compagnons à en retrouver un troisième. Un livre qui ouvre sur une dimension psychologique apte à étayer les thèses pacifistes.

- 2001 : Fox Mulder a une tête de cochon (résumé)
- Rachel
- Les Dieux de la Steppe
- 2002 : La Soif
- L’Année du mensonge.


Le troisième livre de Catherine Lovey, Un roman russe et drôls, reste fidèle aux thèmes qui lui sont chers . L’auteur, a reçu le prix Schiller découverte pour son premier ouvrage L’homme interdit. Catherine Lovey se présente ses doutes et de ses interrogations sur la Russie d’aujourd’hui, interrogeant à travers lui la déception de toute une génération qui a cru voir dans la chute du Mur l’aube d’une ère nouvelle.

EXTRAIT :

"Dans notre cœur, la Russie n’est pas seulement un pays, mais avant tout une partie de notre culture et, pour certains d’entre nous, la face audacieuse de nos aspirations, sans laquelle nous n’oserions jamais chatouiller les nuages, juste en dessous du paradis, ni surtout creuser la terre, à l’endroit même où elle s’ouvre sur l’enfer."

Un roman russe et drôle
Edition : Editions Zoé
Nb pages : 289


C’est un événement convivial et festif. Ces quatre jours de fête et d’échange sont aussi ponctués de dégustations et de nombreuses animations et de concerts, de fanfares et de spectacles de rue.

Ce festival rassemble chaque année plusieurs milliers de personnes venues de toute la France pour goûter aux merveilleuses spécialités de la région, dans une ville où, plus que jamais, certains ont fait en sorte de donner de la couleur et du rêve à ses vitrines !





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