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Vernissage de l’exposition ’Photographie russe historique, moderne et contemporaine 1850-2010’

Du 19 octobre au 10 novembre 2010

L’exposition de la Galerie Beckel Odille Boïcos souhaite présenter un large panorama de la photographie russe du 19 ème siècle jusqu’à l’époque contemporaine.

Nous présentons des tirages historiques emblématiques de l’ère tsariste, des oeuvres d’André Karelin (1837-1906), Maxime Dimitriev (1858-1948), Ivan Ivanov (1873-1942) et Vassili Zeveke (1878-1941) originaires de Ninjni Novgorod et rarement exposés à l’étranger. Les années 1920 seront représentées par les oeuvres d’un des pictorialistes russes les plus célèbres, Alexandre Grinberg (1885-1979). Des photographes russes contemporains internationalement connus, seront aussi présentés, Vadim Gushchine, Johannes Galert, Serge Chilikov, Ludmilla Zinchenko, Nicolay Bakharev et Alexandre Gronsky. Les deux derniers étaient présents l’été dernier dans l’importante exposition de la Maison Européenne de la Photographie à Paris « Photographie de la nouvelle Russie ».

L’exposition accueille aussi des photographes jeunes et émergents comme Alexandra Demenkova de Saint Pétersbourg, Kirill Savchenkov, Max Avdeev, Yuri Ivaschenko de Moscou et Alexandre Yakubovich, Yevgeniya Shlivko, Yuliya Matyushchenko et Alexis Tarassov de Nijni Novgorod.


De la photographie russe, l’on connaît essentiellement les prodigieux travaux avant-gardistes menés par Alexander Rodtchenko, El Lissitzky, Gustav Kloutsis et la revue Lef, sous la forme de photomontages à la gloire du bolchévisme, et de photographies relevant de la Nouvelle Vision, – plongées, contre-plongées, plans rapprochés, obliques, fragmentations, etc.

Ce n’est qu’avec la « Perestroïka », à la fin des années quatre-vingt, qu’apparut enfin au grand jour un art non-officiel, émanant de la culture underground. L’individu l’emporta peu à peu sur le collectif, tandis que tout était à réinventer : nouvelles formes, nouvelles thématiques, nouveaux modes d’expositions, dans les journaux, les galeries, les Biennales, à l’étranger enfin. Le documentaire – parce qu’il se veut une lecture fidèle de la réalité – fut incontestablement l’une des formes visuelles privilégiées, ainsi que la Street photography, qui rendait compte, dans une sorte de vivante immédiateté, du flux énergique des villes russes. Citons Alexander Abasa, Yevgeny Kondatov, Yuri Kozyrev, Vladimir Mishukov, Georgy Pervov, Valeri Schchekoldin, Vladimir Siomin, Aleksander Sliusarev, Vladimir Viatkin, Mikhail Yevstafiev, et peut-être surtout Igor Mukhin, qui se montre particulièrement attentif à la dialectique complexe entre les vestiges d’un communisme défunt et l’émergence agressive d’un capitalisme libéral très offensif, de même qu’aux paysages urbains, aux gens, aux visages et aux plus jeunes…

Tous s’attachent à décrire et à analyser un pays en proie à des mutations souvent contradictoires.
Mais si la forme documentaire est très puissante dans la photographie russe contemporaine, elle n’exclut pas ce que l’on a pu appeler la « photographie plasticienne », une photographie qui revendique son appartenance à l’histoire de l’art et refuse les cloisonnements académiques. Ainsi en va-t-il de ces artistes qui utilisent le medium photographique bien plus qu’ils ne se disent photographes, tels que Serguei Bratkov, Olga Chernijshova, le groupe Fenso, Vladimir Kuprianov, Vladislav Mamyshev-Monro, Ilia Piganov, Arsen Savadov, et surtout Oleg Kulik ainsi que le groupe AES+F.

Oleg Kulik, « l’homme-chien » qui pratique des performances nu, aboyant, mordant les passants voyageurs, fait éclater la dichotomie humaniste de l’homme et de la bête, pointant avec une agressivité déclarée la sauvagerie naturelle que dissimule notre vernis culturel. Quant au groupe AES+F, il interroge violemment les représentations naïves de l’enfance, s’insurgeant contre l’innocence présumée des enfants, les renvoyant à la brutalité des jeux vidéos, des guerres et des massacres, dans des photographies et des vidéos à l’esthétique lisse et glacée mais gangrénées par la terreur et l’effroi, les enfants aux visages si purs et aux corps si parfaits s’apprêtant hypnotiquement à s’entretuer comme les pires guerriers de nos guerres futures…

Ainsi le corps, banni par le stalinisme comme toujours susceptible de verser dans la pornographie, fait-il retour dans l’image. Il le fait aussi sous la forme plus « glamour » de la photographie de mode, qui se déploie depuis les années quatre-vingt-dix autour de Vladimir Fridkes, Vladimir Glynin, Mikhail Koroliov, Yevfrosina Lavrukhina, Vlad Loktev, etc.

Si l’exhaustivité ne saurait être le propos de cette exposition présentée par la MEP, il n’en demeure pas moins que se donnent ici à voir la polyphonie et l’extraordinaire vitalité de la photographie russe contemporaine.

1, rue Jacques Coeur
75004 Paris
Métro Bastille (Sortie Bvd Henry IV)
+33 (0)1 40 27 89 30
Ouvert du lundi au samedi de 14h à 19h et sur rendez-vous





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