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La réunion-débat consacrée au discours de Son Excellence Monsieur Islam KARIMOV

Le Jeudi 21 octobre 2010 à 18.30 h à l’Ambassade d’Ouzbékistan

Le renversement du pouvoir présidentiel au mois d’avril de cette année qui s‘était discréditée, la tension et la confrontation suivie, ainsi que le vide de l’autorité légitime dans le pays ont servi de prologue à provoquer dans le sud du Kirghizistan les événements cruels et sanglants interethniques.

Ambassade de la République d’Ouzbékistan en France

La réunion-débat consacrée au discours de Son Excellence Monsieur Islam KARIMOV, Président de la République d’Ouzbékistan, à l’occasion du dernier Sommet sur les Objectifs du Millénaire pour le développement et aux problèmes régionaux en Asie Centrale.

S.E. M. Bakhromjon ALOEV Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République d’Ouzbékistan en France, a ouvert la séance en se félicitant de la tenue régulière du Comité depuis son institution et en soulignant le rôle des responsables du Sommet des Objectifs du Millénaire pour le développement.

S.E. M. Bakhromjon ALOEV Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République d’Ouzbékistan en France, a invité tous les invités à faire part de leurs réflexions. Ces interventions ont été ponctuées d’un échange avec la salle, riche en remarques.

Ont participé, au débat, des professeurs universitaires, des chercheurs, des étudiants, des chefs d’entreprise, des intellectuels, et autres représentants de la société civile. française et ouzbek. Mademoiselle Coline Ferro, doctorante à l’Institut français de Presse a soulevé les questions de l’éventuelle escalade dans le Kirghizistan voisin.

Monsieur Jacques Barrat, Professeur à l’Université Paris II, a souligné l’attention particulière dont bénéficie le Sommet sur les Objectifs du Millénaire pour le développement et aux problèmes régionaux en Asie Centrale, de la part du Président de la République.

Diplômé en sciences politiques, docteur en droit (Université de Grenoble) avec spécialisation relations internationales, Karim Pakzad a enseigné à l’Université de Kaboul. Chercheur associé à l’IRIS, il collabore également avec la Fondation Jean Jaurès. Consultant auprès des administrations publiques et privées en France et à l’étranger, il a écrit dans plusieurs revues spécialisées dont la Revue Internationale et Stratégique (IRIS). Il a présenté des rapports sur l’Iran, l’Irak, l’Afghanistan et la question kurde dans différentes conférences en Iran, en Irak en Afghanistan, au Pakistan, en Turquie et dans d’autres pays.

La coalition internationale est dans une position de plus en plus difficile en Afghanistan. "La guerre totale" au terrorisme privilégiée par les Etats-Unis depuis l’invasion fin 2001, et encore prônée par Nicolas Sarkozy tout au long de la semaine, pose clairement question. Karim Pakzad, chercheur associé à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), a revenu sur la situation en Afghanistan.

AMBASSADE DE LA RÉPUBLIQUE D’OUZBEKISTAN EN FRANCE ET AU PORTUGAL

Discours du Président de la République d’Ouzbékistan Islam Karimov
à la session plénière du Sommet des Objectifs du Millénaire pour le développement.

Monsieur le Président !
Chers amis !

L’un des obstacles les plus graves, comme il est souligné dans la Déclaration du Millénaire des Nations Unies, dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, la misère, la faim, la croissance des épidémies de mortalité maternelle et infantile, et d’autres problèmes de l’humanité sont les guerres et les conflits actuels sur notre planète, les affrontements inter-étatiques, inter-ethniques et inter-religieux.

Nous voyons la confirmation de cette vérité dans l’exemple de la longue souffrance de l’Afghanistan, où les opérations militaires continuent depuis plus de 30 ans.

Aujourd’hui, il devient de plus en plus évident qu’il n’y a pas de solution militaire du problème afghan, et la stratégie choisie des forces de la coalition pour pacifier la situation en Afghanistan n’apporte pas aux résultats escomptés. Chaque jour de la guerre qui dure détériore de plus l‘état désastreux de la population de l’Afghanistan et encore rend compliqué la solution du problème.
Dans la situation actuelle, il devient tout à fait important de rechercher les moyens permettant d’atteindre la paix et la stabilité en Afghanistan. Parmi eux, à notre avis, la création du Groupe de contact « 6 +3 » sous les auspices de l’Organisation des Nations Unies, qui a été proposée par l’Ouzbékistan encore en 2008, pourrait jouer un rôle important.

Le sens et l’essence de notre initiative viennent du fait que les problèmes de l’Afghanistan doivent être résolus par les Afghans eux-mêmes avec l’assistance des États, qui en conformité avec leurs objectifs de sécurité, sont intéressés à mettre fin à la guerre et à un avenir stable de Afghanistan.

Parmi eux, tout d’abord, doivent étre considérés les États-Unis, l’OTAN et la Russie, qui sont concrètement engagés dans la mission de rétablissement, ainsi que les pays voisins de l’Afghanistan.
Les objectifs les plus importants du Groupe de contact « 6 +3 » sont d’offrir aux parties dans le conflit du Programme de la sécession des opérations militaires en Afghanistan, de trouver des solutions de compromis sur les problèmes clés et les contradictions qui divisent le pays, d’assurer la sécurité et de fournir des garanties nécessaires.
Les négociations, à notre avis, doivent être menées avec toutes les forces majeurs confrontés.

La même priorité, avant tout, dans le programme doit être accordée à rendre l’aide économique, la mise en oeuvre des projets sociaux, d’infrastructure et humanitaire, à la lutte contre les problèmes du chômage, aux tâches urgentes pour éliminer la pauvreté, la misère et la violation des droits. Il est nécessaire de montrer un respect total aux traditions de plusieurs siècles, aux coutumes et aux valeurs de la religion de l’Islam respectés par le peuple de l’Afghanistan.
A la réalisation des objectifs peuvent contribuer les forces basés en Afghanistan qui soutiennent la paix.

Les événements tragiques qui ont eu lieu en juin 2010 au Kirghizistan portent une grave menace pour la stabilité de la situation dans la région d’Asie centrale.

Le renversement du pouvoir présidentiel au mois d’avril de cette année qui s‘était discréditée, la tension et la confrontation suivie, ainsi que le vide de l’autorité légitime dans le pays ont servi de prologue à provoquer dans le sud du Kirghizistan les événements cruels et sanglants interethniques. À la suite de ces événements, des centaines de personnes sont morts et des milliers de citoyens pacifiques ont souffert.

Aujourd’hui, nous avons toutes les raisons d’affirmer que les ressortissants kirghizes eux-mêmes et de nombreux diaspora ouzbèke dans le sud du pays sont devenus des otages de l’action pensée et bien organisée de la part des forces de tiers.
Cette action ne visait pas seulement à provoquer le chaos et la situation incontrôlable dans le pays, mais aussi poursuivre les objectifs ambitieux d’attirer l’Ouzbékistan dans ce massacre brutal et enfin tourner l’affrontement interethnique à un affrontement inter-étatique des deux pays voisins – le Kirghizstan et l’Ouzbékistan.
Dans cette situation extrêmement compliquée et explosive, il est devenu le problème le plus difficile pour nous d’empêcher le scénario prévu des événements. Il nous a demandé beaucoup d’efforts et de ressources pour recevoir dans notre territoire de plus de cent mille réfugiés, les enfants, les femmes et les personnes âgées, offrir un abri, accueillir et leur fournir tout le nécessaire. Et en même temps, nous avons empéché la violence la plus brutale à se développer, avons réussi à maintenir la tranquillité dans le territoire limitrophe, éviter toute explosion d‘émotions, de passions et de l’extrémisme, ce qui pourrait avoir des conséquences imprévisibles.
C’etait seulement une bonne compréhension d’une vérité simple que depuis de nombreux siècles les Ouzbeks et les Kirghizes ont vécu côte à côte sur cette terre, et que leurs enfants et descendants continueront à vivre ensemble pour de nombreux siècles à venir, nous a donné le pouvoir pour empêcher la transformation de cette tragédie à la situation de confrontation à grande échelle en Asie centrale.

Il est évident qu’aujourd’hui, le Kirghizistan a besoin d’une assistance humanitaire et du soutien des voisins et de la communauté mondiale.
Toutefois, il n’est pas moin important de mener une enquête internationale indépendante des pogroms, des assassinats et actes de violence commis les 11-14 juin dans le sud du Kirghizstan, afin de traduire en justice tous ceux qui ont ordonné, organisé et exécuté les attentats sanglants.

Je suis convaincu que la tenue opportune de l’enquête internationale objective indépendante qui exclue tout préjudice et l’approche unilatérale, la position ferme de principe de la communauté internationale peut ouvrir la voie à la réconciliation et la concorde entre les Kirghizes et la minorité ouzbèke dans le sud du Kirghizistan. Tout écart par rapport à ces positions peuvent aboutir à une situation où les événements tragiques peuvent se répéter encore et à l‘émergence d’une source très dangereux de la tension dans le sud du Kirghizistan.

À cet égard, nous pouvons légitimement attendre de l’ONU d’accorder une assistance à la conduite de l’enquête internationale indépendante sur les événements tragiques. Cela permettra d’empêcher une éventuelle escalade des événements dans le Kirghizistan voisin.

La protection de l‘écologie et la conservation de l’environnement acquiert une importance considérable pour atteindre les objectifs fixés par la Déclaration du Millénaire, en particulier dans les conditions contemporaines de changements climatiques anormales.
La tragédie d’Aral qui a pratiquement pendant une durée de vie d’une génération a tourné de l’une des uniques et les plus belles mers en réservoir d’eau dans le séchage et la disparution sert comme un bon exemple et le témoigne de notre attitude irresponsable à l‘égard des problèmes environnementaux.

Pendant quarante ans, le plan d’eau de la mer d’Aral a diminué de plus de 7 fois, le volume d’eau a diminué de 13 fois, sa minéralisation accrue de dizaines fois, ayant fait la mer un endroit inapproprié pour les organismes vivants. En conséquence, pratiquement tous les espèces de la flore et la faune ont totalement dégradé et disparu.
A temps actuel, un complexe non seulement des problèmes environnementaux, mais aussi socio-économiques et démographiques, qui ont des conséquences à l’échelle planétaire, a vu le jour dans la zone adjacente à l’Aral. Le Secrétaire général Ban Ki-moon est devenu le témoin de ce fait lors de sa visite à la mer d’Aral cette année.

En raison de l’assèchement continu de la mer d’Aral et la catastrophe humanitaire en cours autour de lui, la tâche la plus importante d’aujourd’hui est de préserver la naturelle biologique de la région de la mer d’Aral, de réduire les effets désastreux de la crise d’Aral sur l’environnement, et surtout, sur la vie de centaines de milliers et des millions de gens qui y vivent.

Il est nécessaire de prendre en considération que la zone autour de la mer d’Aral est fourni de l’eau due à deux grands fleuves – Amou-Daria et Syr-Daria, et toute baisse du cours d’eau de ces rivières est une perturbation radicale du balance de l’environnement fragile dans la région entière.

Et dans ces conditions toute tentative visant à mettre en œuvre des projets élaborés 30-40 ans avant, lors de la période soviétique, sur la construction sur le cours supérieur de ces rivières des installations hydroélectriques à grande échelle avec des barrages gigantesques, et d’ailleurs, si on tient en compte le fait que la sismicité de la zone de construction constitue 8-9 points, peut causer des dommages irréparables sur l’environnement et les catastrophes les plus dangereuses que nous voyons ces dernières années.
Comme de nombreuses organisations internationales et des experts écologiques respectés recommandent, il serait beaucoup plus rationnel de passer à la construction des petites centrales hydroélectriques moins dangereuses, mais plus économiques sur ces rivières qui donneront en ensemble la meme capacité de la production de l‘énergie.

L’assèchement de la mer d’Aral est le problème de millions de personnes vivant dans cette région, qui s’addressent espérant de l’aide à une institution prestigieuse comme l’ONU.

Monsieur le Président !

Saisissant cette occasion, je voudrais très brièvement informer le Sommet sur les mesures concrètes prises par l’Ouzbékistan sur la réalisation des objectifs fixés dans la Déclaration du Millénaire.
Seulement 19 ans se sont écoulés depuis le moment où la République d’Ouzbékistan est devenue un Etat indépendant et a été parmi les membres à part entière de l’ONU.

Lors des années du développement indépendant l’Ouzbékistan avec son économie hypertrophié unilatérale, basée de matières premières, le monopole destructeur sur la production de coton brut, la production primitive et l’infrastructure sociale et faible consommation par habitant menait des réalisations qui ont entièrement changé son image et sa place dans le communauté mondiale.

Au cours de ces années, le produit intérieur brut a augmenté 3,5 fois et par habitant – 2,5 fois, le salaire moyen – 14 fois. Les dépenses de l’Etat pour la sphère sociale et la protection sociale ont augmenté plus de 5 fois. Chaque année, plus de 50 pour cent du budget de l’Etat est acheminée à la sphère sociale.

À l’heure actuelle, la fourniture de la population en eau potable pure atteint 82,5 pour cent et le gaz naturel – 83,5 pour cent. Les mesures décisives ont été prises pour réformer radicalement et développer le système de la santé, liquider et réduire considérablement les maladies infectieuses graves.

Le niveau de mortalité maternelle a diminué de plus de 2 fois et la mortalité infantile – 3 fois. L’espérance de vie moyenne de la population durant cette période est passé de 67 à 73 ans, et des femmes – jusqu‘à 75 ans. Aujourd’hui, 48 pour cent de tous les employés dans le pays sont des femmes.

Malgré les graves conséquences de la crise financière et économique mondiale, l’Ouzbékistan parmi quelques Etats dans le monde maintient des taux élevés de croissance stable de l‘économie et une fiabilité du système financier et bancaire.

Ainsi, pour la période 2008-2009 le taux de croissance de l‘économie a augmenté de 9 et 8,1 pour cent, respectivement, et cette année, cet indice est attendu au niveau de 8,5 pour cent. La dette de l’Etat externe ne dépasse pas 10 pour cent du PIB.

Une base de ces réalisations a été notre propre modèle de la démocratisation du pays, de la transition vers l‘économie de marché socialement orientée adoptée dans les premières années de notre indépendance. Ce modèle est basé sur des principes tels que la deideologization de l‘économie et sa priorité sur la politique, attribuant à l‘État le rôle d’un réformateur principal, l’assurance de la primauté du droit, la conduite d’une forte politique sociale, la cohérence et la progressivité de la mise en œuvre des réformes.
Dès le début nous avons refusé les méthodes de thérapie de choc et des idées trompeuses sur l’auto-régulation de l‘économie de marché qui nous ont été imposés, choisi l’approche évolutive dans la transition du système de l’économie à planification centralisée à celui de marché, agissant en conformité avec le principe : « Il faut construire une nouvelle maison avant détruire l’ancienne », ainsi que « Les réformes ne sont pas pour le bien des réformes, mais pour un homme ».

Je voudrais souligner en particulier le rôle considérable et l’importance du processus éducatif et de la croissance de la conscience des gens dans toutes ces transformations. En Ouzbékistan, les dépenses annuelles pour l‘éducation représentent 10-12 pour cent du PIB, tandis que cet indicateur ne doit pas excéder 3-5 pour cent dans la pratique mondiale. Le programme national unique pour la formation du personnel a été mis en œuvre dans le pays. A partir de 2009 l’enseignement obligatoire de 12 ans a été introduit.

L’Ouzbékistan voit la perspective la plus importante dans l’entrée dans le nombre des États développés dans le monde, la poursuite et l’approfondissement des réformes politiques, économiques et la modernisation du pays, le développement de la société civile et sur cette base, assurant la vie digne des citoyens.
En conclusion, je tiens à souligner que l’Ouzbékistan soutient le Plan d’actions sur l’accélération des progrès dans la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement, proposé par le Secrétaire général Ban Ki-Moon, et j’ai l’intention de prendre la participation la plus active dans sa mise en œuvre.
Je vous remercie de votre attention.





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