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La conférence du professeur Georges NIVAT "Alexandre Soljenitsyne, le courage d’écrire"

Mardi 7 juin 2011 à 19h00

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À l’occasion de la parution de Alexandre Soljenitsyne, le courage d’écrire, les éditions des Syrtes ont organisé la conférence du professeur Georges NIVAT. Une exposition à Cologny, près de Genève, retrace la vie de l’écrivain russe, Prix Nobel de littérature, Alexandre Soljenitsyne.

Alexandre Soljenitsyne (1918 – 2008) appartient aux lutteurs et aux dissidents ; il incarnait le refus de la société injuste et du communisme totalitaire. Il croyait à la volonté de l’homme, à son choix personnel entre le bien et le mal, à ce qu’il appelait « l’ordre intérieur ».

A l’instigation du professeur Georges Nivat, les archives d’Alexandre Soljenitsyne, le « bâtisseur de cathédrales de papier », que sont L’Archipel du Goulag et La Roue rouge, sont rendues visibles à la Bibliothèque Bodmer de Genève. Avec la collaboration étroite de Natalia Soljenitsyne, l’épouse de l’écrivain décédé en 2008, un choix de manuscrits, d’objets, de photographies de l’ancien prisonnier du Goulag est exposé, avec des annotations de Natalia.

Rarement le fait même d’écrire, rarement le fait de publier (officiellement ou officieusement) n’eurent autant d’impact sur des lecteurs. A l’heure où le régime communiste n’est plus, il peut être difficile de se remettre dans cette réalité-là. Mais la parution d’Une Journée d’Ivan Denissovitch, récit à la première personne d’un prisonnier du Goulag, en URSS, en 1962, eut l’effet d’une bombe. L’autorisation de cette publication est demeurée un mystère pour l’auteur lui-même, un miracle qui déjouait toutes les règles.

Comme on sait, il n’en restera pas là. Sa quête de vérité et de compréhension historique produira L’Archipel du Goulag tout d’abord. Avec l’aide de très nombreux anciens prisonniers du Goulag qui lui ont envoyé des témoignages après la parution d’Ivan Denissovitch, Soljenitsyne a mis en lumière l’immense réseau pénitencier totalitaire. Le livre lui vaudra l’expulsion de son pays. Dans le Vermont, aux Etats-Unis, il poursuivra La Roue rouge, énorme enquête historique sur la révolution russe qui restera inachevée.

Alexandre Soljenitsyne, le courage d’écrire est un album événement. Manuscrits, lettres, objets lui ayant appartenu s’exposent pour la première fois hors de Russie à la Fondation Martin Bodmer de Genève du 14 mai au 16 octobre 2011. L’ouvrage est une étude dans sa globalité et embrasse tous les domaines de ce que Georges Nivat appelle le « phénomène Soljenitsyne » : de la naissance du lutteur, au labeur balzacien de l’écrivain, en passant par les deux « cathédrales » d’écriture, L’Archipel du goulag et La Roue rouge ; enfin, le poète-philosophe des Miettes en prose, de La Maison de Matriona, des dialogues stoïciens du Premier cercle.

Soljenitsyne était un écrivain marathonien. Il a consacré vingt ans à son autre oeuvre colossale, sur l’histoire de la Russie contemporaine, "La Roue rouge", découpée en 83 chapitres :"Un symbole désigne l’entreprise de destruction de la patrie russe, c’est la roue, ou la meule, symbole récurrent qui devient le titre de la grande épopée soljénitsynienne : la Roue rouge. Tantôt ce sont les « meules où l’on broie notre âme », tantôt la « grande roue » qui répartit les condamnés à mort, ou encore « la progression dans le pays d’une immense meule écrasant tout »".

"Ingénieur passionné par le matériau linguistique, adorateur fervent d’une langue russe dont les profondeurs encore inexplorées le fasci-nent, comme elles ont fasciné un Biely, un Khlebnikov, une Tsvetaîe-va, Soljénitsyne n’est pas un « passéiste » du langage. Jamais on n’avait encore écrit comme lui. Son énergie massive s’investit dans une écriture opulente et lourde, qui exploite les ornements sans préoc-cupation d’élégance, avec, une maîtrise absolue, un mépris total des risques courus". / Georges Nivat

Fondation Martin Bodmer
19, route du Guignard
1223 Cologny, Genève / Suisse

Centre de Russie pour la science et la culture
61, rue Boissière – 75016 Paris
Métro Boissière ou Victor Hugo


Georges Nivat "Alexandre Soljenitsyne, le courage d’écrire"

Des millions de lecteurs ont eu leur vie accompagnée par Alexandre Soljenitsyne, ont suivi avec passion sa lutte solitaire contre un empire qui semblait établi pour un bon millénium, ont eu la révélation de L’Archipel du Goulag, puis, moins nombreux, mais encore des centaines de milliers ont suivi l’aventure de La Roue rouge. On aurait pu croire que rien ne resterait de la première moitié de vie : que pouvait préserver une mère seule courbée sous la misère, marquée par la tare d’une origine sociale et d’une fidélité à la religion ? Que pouvait-il rester des années de guerre, de captivité, de bagne, des débuts littéraires dans une absolue clandestinité ? Eh bien non ! Outre l’énorme laboratoire de l’écrivain après son expulsion d’URSS quand enfin il trouve des conditions normales d’écriture, il nous reste, ô miracle !, des cahiers d’écolier, des écrits d’adolescent, des textes rédigés en secret à la prison-laboratoire. Plus quelques reliques de famille, deux albums de photos qu’il prit lui-même à Kok-Terek, pendant sa relégation au Kazakhstan. Ce livre rend compte des multiples facettes de ce géant de l’écriture : étude d’ensemble, articles ciblés sur quelques aspects (la réception de l’écrivain, les biographies qui lui ont été consacrées), des témoignages (ses deux principaux traducteurs, son éditeur en russe, son agent littéraire mondial, le compositeur Gilbert Amy, sa dernière biographe). Il compte également des inédits : plusieurs lettres dont l’émouvante lettre à Spiridon (le concierge de la charachka), une grande lettre à Lydia Tchoukovskaïa, des fragments du Journal R-17, trois textes qui sont des « lectures » faites par Soljenitsyne : « Mon L e r m o n tov », « Ivan Chmeliov et son Soleil des morts », « Le P é te r s b o u rg d’Andreï Biely ».

Georges Nivat "Alexandre Soljenitsyne, le courage d’écrire"
Éditions des Syrtes

532 pages - 65.00 €
ISBN : 978-2-84545-164-3





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