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Destins souverains : Napoléon Ier, le Tsar et Roi de Suède

Du 23 septembre 2011 au 9 janvier 2012

Le règne de Alexandre Ier, empereur de Russie, coïncida avec celui de Napoléon Ier, qu’il combattit à plusieurs reprises, en particulier lors de la campagne de Russie en 1812 jusqu’à la bataille victorieuse de 1814. Plus de 150 pièces pour découvrir l’éclat, le raffinement et la pérennité des liens artistiques et familiaux de l’Europe postnapoléonienne.

M. Emmanuel Starcky, directeur des musées et domaine nationaux du Palais impérial de Compiègne, et Madame Hélène Meyer, conservateur aux musées et domaine nationaux du Palais impérial de Compiègne, ont ainsi organisé le parcours de l’exposition pour la presse internationale.

Alexandre Ier fut le principal adversaire militaire de Napoléon : allié à l’Autriche et à la Prusse, il est gravement défait à Austerlitz (1805), puis après un combat acharné à Eylau (1807) est à nouveau défait à Friedland (1807). Après le traité de Tilsit (1807) et d’Erfurt (1808), il s’allie à la France contre l’Angleterre et la Suède, afin de conquérir la Finlande (par le traité de Frederikshaven) mais se retourne contre la France en s’alliant avec les Turcs (traité de Bucarest) : ce renversement d’alliance fut la cause première de la campagne de Russie, qui vit l’occupation de Moscou par les troupes françaises.

Dans l’ombre de Napoléon Ier d’autres destins croisent le sien, s’y rallient, s’en accommodent ou s’y opposent. En France ils sont moins connus, ils n’en sont pas moins fascinants. Deux souverains du nord de l’Europe, Bernadotte, roi de Suède, et Alexandre Ier, tsar de toutes les Russies, se heurtent aux ambitions de l’Empereur jusqu’à sa chute ultime. Si le premier doit son incroyable destinée à ses talents, à la Révolution et à l’Empire, le second suit la voie tracée par sa grand-mère, la Grande Catherine et mène une politique européenne d’une rare clairvoyance. Bernadotte, simple soldat du Béarn, accède aux plus hautes fonctions. Maréchal d’Empire, il devient, par son élection en 1810, prince héritier du trône de Suède.

Bernadotte doit aussi son épopée à son épouse, Désirée Clary, première fiancée et belle-sœur de Napoléon Ier. Les Suédois reconnaissent aujourd’hui Bernadotte comme le père de la Suède moderne. Alexandre Ier est, selon les mots mêmes de Chateaubriand, « la plus grande figure historique de la période napoléonienne » après Bonaparte bien sûr ! Par sa volonté de réformes, le tsar donne un nouveau visage à la Russie. Animé d’un profond mysticisme et convaincu d’être chargé d’une mission divine, il délivre son pays de « l’ogre corse ». Il joue un rôle essentiel au Congrès de Vienne dans la construction d’un nouvel équilibre européen. Alexandre Ier contribue notamment au retour de Louis XVIII sur le trône, et vient rencontrer, comme Bernadotte, le Roi à Compiègne.

Napoléon Ier n’a cessé de fasciner, et, après lui, le style Empire constitue une source d’inspiration aux créations artistiques en Suède et en Russie. La force des symboles impériaux portés par les arts décoratifs, reflets d’un savoir-faire français, lui survivent jusqu’aux frontières de l’Oural. Ainsi, au-delà de l’évocation de ces « destins souverains » exceptionnels, cette exposition s’intéresse-t-elle au rayonnement du style Empire à Stockholm et à Saint-Pétersbourg.


Ouvrant le propos de l’exposition, Napoléon Ier, le tsar et le roi s’incarnent par leurs bustes en marbre et par une série de grands portraits peints par le baron François Gérard - portraitiste attitré de l’Empire - qui les présente aux côtés des romantiques effigies de leurs épouses, Joséphine ou Désirée Clary. Costumes, miniatures, porcelaines et pièces d’orfèvrerie viennent compléter cet ensemble.

De Tilsit (1807) au Congrès de Vienne (1815), la deuxième partie de l’exposition cerne le cadre historique des confrontations pacifiques ou militaires des trois souverains dont témoigne un ensemble d’œuvres emblématiques évoquant les souverains en campagne : uniformes, militaria, cartes et ouvrages, mobilier et nécessaires... Les rencontres de Tilsit puis d’Erfurt (1808) scellent le sceau d’une nouvelle alliance franco-russe et le tsar peut s’emparer de la Finlande, terre suédoise. Mais Napoléon Ier reprend les armes et entreprend l’utopique campagne de Russie. Elle se poursuit en Allemagne et rend l’invasion de la France inéluctable. Après l’entrée des troupes à Paris, en mars 1814, Napoléon Ier est contraint d’abdiquer. L’épisode des Cent Jours finit d’affaiblir la France : l’Empereur déchu est exilé à Sainte-Hélène et Alexandre Ier sort triomphant de cette confrontation. Les arts, symboles du pouvoir, jouent un rôle capital dans la propagande napoléonienne.

La diffusion du style Empire se prolonge dans les cours du nord de l’Europe. Les négociations de paix ne se conçoivent pas sans échanges de cadeaux diplomatiques, véritables symboles du pouvoir au premier rang desquels les porcelaines de Sèvres et les pièces d’orfèvrerie. Les reconstitutions partielles, dans l’exposition, de la chambre de Bernadotte au Palais royal de Stockholm et du bureau d’Alexandre Ier au Palais d’hiver, témoignent de cette fascination pour le style Empire. Une sélection de pièces de mobilier et de luxueux objets d’art montre également combien les savoir-faire locaux s’en inspirent tout en faisant émerger des créations totalement originales telles que la production de vases de pierres dures.

Enfin, l’acquisition par Alexandre Ier de la collection de Joséphine, à la mort de cette dernière en 1814, constitue un témoignage du goût du tsar pour les arts et un hommage à l’impératrice ainsi qu’une sorte de revanche sur Napoléon Ier. La présentation de plusieurs tableaux de cet ensemble est une invitation à prolonger sa visite au château de Malmaison où se développe le second volet de l’exposition, consacré à Joséphine, la Suède et la Russie. Celui-ci évoque simultanément les descendances princières de Joséphine avec la dynastie Romanov et la famille régnante de Suède, à travers souvenirs de familles et œuvres des collections de l’impératrice Joséphine, dont l’exceptionnel service de dessert créé par la manufacture Dihl et Guerhard pour Joséphine et son fils Eugène. Le surtout sera vu pour la première fois en France.

Cette exposition réunit près de 150 œuvres provenant pour l’essentiel des prestigieuses collections du Nationalmuseum de Stockholm, des collections royales suédoises et du Musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg. Viennent compléter cet ensemble des prêts du musée de Copenhague ainsi que de plusieurs musées français parmi lesquels le Musée du Louvre, le musée national du château de Versailles et le musée Carnavalet.

Cette exposition est organisée par la Rmn-Grand Palais et le Musée national du Palais de Compiègne en partenariat avec le musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau, le National museum de Stockholm, les collections royales suédoises et le Musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg.

Elle est placée sous le haut patronage de Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République française et de Sa Majesté le Roi Carl XVI Gustaf de Suède.

Commissariat :
- Emmanuel Starcky, directeur des musées et domaine nationaux du Palais impérial de Compiègne
- Hélène Meyer, conservateur aux musées et domaine nationaux du Palais impérial de Compiègne

Cette exposition bénéficie du soutien du ministère de la Culture et de la Communication, de Moët Hennessy, de Vattenfall France et de SAS Scandinavian Airlines.

Ouverture :
- tous les jours, sauf le mardi
le 25 décembre 2011 et le 1er janvier 2012 de 10h à 18h (dernière admission 17h15)

Tarifs :
- Plein tarif : 8,50 €
- Tarif réduit : 6,50 € incluant les collections permanentes
- gratuit pour les moins de 26 ans (ressortissants de l’UE ou en long séjour dans l’UE) et à tous les publics le premier dimanche du mois

Musées et domaine nationaux du Palais impérial de Compiègne

Accès :
- SNCF Paris gare du Nord, 40 minutes. Depuis Paris, autoroute A1, 80 km, sortie n°9, Compiègne sud depuis Lille, 150 km, sortie n°10, Arsy GPS : 49°25’06, 34’’N OO2°49’48, 23’’E

Publication : catalogue de l’exposition, 22 x 28 cm, 176 pages, broché, 160 illustrations, 39 €, éditions de la Rmn et du Grand Palais, Paris (2011), en vente dans toutes les librairies

Réservations groupes :
- réservations obligatoires pour les groupes au 03 44 38 47 02.
Visites-conférences sur réservation





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