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Les Krémlins russes bientôt classés par l’UNESCO !

En collaboration avec la Commission de Russie auprès de l’UNESCO et le Comité de Russie pour le Patrimoine mondiale, l’exposition « Les Krémlins russes (Pskov, Ouglitch, Astrackhan..) » a été inaugurée au Centre culturel russe à Paris.

L’exposition "Les Krémlins russes (Pskov, Ouglitch, Astrackhan..) " a été inaugurée au Centre culturel russe à Paris en présence de nombreuses personnalités :

- Igor Shpynov, Directeur du Centre culturel russe
- Igor Makovetsky, le Président de la Commission nationale russe pour l’UNESCO
- Eleonora Mitrofanova, l’Ambassadrice russe auprès de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO)
- Alexandre Golychev, le Maire de Pskov
- Eleonora Cheremetieva, la Maire d’Ouglitch
- Denis Affanassiev, Responsable des relations Internationales, ville d’Astrakhan
- Marina Zaitseva, Chargée de communication, ville d’Astrakhan
- Galina Zoteeva, Responsable du Projet, ville d’Astrakhan...

La Russie a soumis des propositions d’inscription de Kremlins russes sur la Liste du patrimoine mondial le 29 janvier 2010.

Pour figurer sur la Liste du patrimoine mondial, les sites doivent avoir une valeur universelle exceptionnelle. La première chose que le pays doit faire est de dresser un inventaire des sites naturels et culturels les plus importants situés à l’intérieur de ses frontières. Cet inventaire est appelé La Liste indicative et constitue un état prévisionnel des biens que l’Etat partie peut décider de proposer pour inscription au cours des cinq à dix années à venir ; elle peut être mise à jour à tout moment. C’est une étape importante, car le Comité du patrimoine mondial ne peut étudier une proposition d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial si le bien considéré ne figure pas déjà sur la Liste indicative de l’Etat partie.

Ouglitch

Ouglitch qui fait partie de l’anneau d’or de Russie, constitué par plusieurs villes princières, est située autour de la capitale. La ville possède de superbes ensembles architecturaux :
- le Kremlin d’Ouglitch et de sa cathédrale de la Transfiguration avec sa galerie des icônes
- l’Eglise St-Dimitri-sur-le-Sang-Versé, construite à l’endroit même où, selon la légende, le Tsarevitch Dimitri a été tué en 1591.

Ouglitch est une ville de l’oblast de Iaroslavl, en Russie, et le centre administratif de la région Ouglitchski. Elle se trouve sur la Volga, à 92 km (106 km par la route) au nord-ouest de Iaroslavl. Elle compte 35 000 habitants.

L’existence d’Ouglitch est mentionnée depuis l’année 937.
Le 25 mai 1591, le tsarévitch Dimitri Ivanovitch, encore enfant, y trouve la mort dans des circonstances troubles, certains soutenant qu’il se serait tué au cours d’une crise d’épilepsie tandis qu’une légende attribue cette mort à Boris Godounov. Cet évènement fut pour la Russie le début de la période dite du « temps des troubles » au cours de laquelle le pouvoir fut âprement disputé avant l’accession au trône de la famille Romanov.

La ville possède une usine d’horlogerie, une centrale hydroélectrique et une gare ferroviaire. Elle présente aussi de bons exemples d’architecture russe traditionnelle et plusieurs églises.

Pskov

L’histoire russe est aussi étroitement liée à la ville de Pskov depuis plus de 1100 ans. La cité, organisée autour de l’imposante forteresse du Kremlin, est considérée au XVIe siècle comme la 3e ville de Russie après Moscou et St Pétersbourg. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, l’ensemble des monuments historiques de Pskov fait aujourd’hui partie de la mémoire vivante de la Russie.

Le Kremlin et ses hauts murs de défense dominent la rivière Pskova qui abritent la cathédrale de la Trinité, la plus ancienne de Pskov (1699).

Histoire :

La ville, d’abord appelée Pleskov, est mentionnée pour la première fois en 903 lorsqu’Igor de Kiev épouse Olga de Kiev, originaire de la ville. Les Pskoviens prennent parfois cette date pour la date de fondation de la ville, et un grand jubilé a eu lieu en 2003 pour fêter son 1 100e anniversaire.

Le premier prince de Pskov fut le dernier fils de Vladimir Ier de Kiev, Soudislav. Emprisonné par son frère Iaroslav le Sage, il ne fut libéré que plusieurs dizaines d’années plus tard, à la mort de ce dernier. Aux XIIe et XIIIe siècles, la ville appartenait à la République de Novgorod. Elle fut prise en 1241 par les chevaliers Teutoniques, puis reprise plusieurs mois plus tard par Alexandre Nevski au terme d’une campagne légendaire. Ce moment de l’Histoire fut le sujet, en 1938, du film de Sergueï Eisenstein, Alexandre Nevski, dont la musique, célèbre, fut composée par Sergueï Prokofiev.

Afin d’assurer leur indépendance vis-à-vis des chevaliers Teutoniques, les Pskoviens choisirent pour prince et chef militaire en 1266, un prince lituanien, Daumantas (Dovmont en russe). Daumantas fortifia la ville, défit les chevaliers à la bataille de Rakovor (en) et imposa sa domination sur la majeure partie de l’Estonie. Son corps et son épée reposent au kremlin de Pskov, et le cœur de la citadelle qu’il a fait construire porte encore le nom de « ville de Dovmont ».

Au XIVe siècle, la ville devint de facto la capitale d’une république souveraine. Elle était dominée par les marchands qui firent entrer la ville dans la ligue hanséatique. L’indépendance de Pskov fut formellement reconnue par Novgorod en 1348. Plusieurs années plus tard, le vetche (en) (assemblée populaire) promulgua la Charte de Pskov, qui fut l’une des sources d’inspiration principales du premier code civil spécifiquement russe, le soudiebnik compilé et présenté en 1497.
Le vetche de Pskov, peinture de Viktor Vasnetsov.

Pour la Russie, la République de Pskov était un pont vers l’Europe. Pour l’Europe, c’était un avant-poste russe cible de nombreuses attaques à travers son histoire. Son kremlin (appelé le Krom par les Pskoviens) soutint 26 sièges au cours du XVe siècle. Jusqu’à 5 murailles l’encerclaient, rendant la ville pratiquement imprenable. Une école de peinture d’icônes se développa et les maçons locaux étaient considérés comme les meilleurs de Russie. De nombreux éléments particuliers à l’architecture russe furent d’abord introduit à Pskov.
Le siège de Pskov par Stefan Batory, de Karl Briullov.

Plusieurs éléments se conjuguèrent pour mettre fin à l’indépendance de la République de Pskov. Parmi ceux-ci, le renforcement des liens commerciaux, politiques et militaires avec la Moscovie, qui finit par l’envahir. Certains boyards et marchands de Pskov essayèrent de s’opposer à l’annexion par la Moscovie, mais sans obtenir le soutien des citoyens.

La chute de Pskov est narrée dans L’Histoire moscovite de la prise de Pskov (1510). La déportation des familles nobles vers Moscou est le thème de l’opéra La Jeune Fille de Pskov de Nikolaï Rimski-Korsakov (1872). En tant que seconde plus grande ville de Moscovie, Pskov attirait encore les armées ennemies. Elle soutint notamment le siège prolongé (en) d’une armée polonaise de 50 000 hommes lors de la guerre de Livonie (1581–1582). Le roi de Pologne Stefan Batory lança 31 attaques successives pour prendre la cité, défendue principalement par des civils. Même après la chute de l’un des murs de la ville, les pskoviens parvinrent à combler la brèche et à repousser les assaillants. « C’est incroyable comme cette ville me rappelle Paris », écrivit un Français présent au siège de Batory.

La conquête par Pierre le Grand de l’Estonie et de la Lettonie pendant la Grande guerre du Nord au début du XVIIIe siècle sonna la fin du rôle traditionnel de Pskov en tant que frontière stratégique et passage clef vers la Russie intérieure. En conséquence, l’importance de la ville déclina fortement, même si elle conserva le siège d’un gouvernement séparé jusqu’en 1777. Le dernier tsar de Russie abdiqua à Pskov en mars 1917.

Pendant la Première Guerre mondiale, Pskov fut envahie par l’Armée impériale allemande après la conférence de paix russo-germanique de Brest-Litovsk. Pskov fut également occupée par l’armée estonienne de février 1919 à juillet 1919 pendant la guerre d’indépendance estonienne (en).

Pendant la Seconde Guerre mondiale Pskov a été gravement endommagée lors de l’occupation nazie, du 9 juillet 1941 au 23 juillet 1944. Beaucoup de bâtiments anciens et en particulier de nombreuses églises ont été détruites avant que la Wehrmacht ne puisse occuper la ville.

Astrakhan

Le Kremlin d’Astrakhan, le deuxième après celui de Moscou, construit aux XVIe – XVIIe siècles, avec à l’intérieur de l’enceinte la cathédrale de l’Assomption .Le mot "Kreml", est devenu KREMLIN, veut dire forteresse.

Astrakhan est une ville de Russie et le centre administratif de l’oblast d’Astrakhan. Elle est située à l’embouchure de la Volga, sur la mer Caspienne, à 1 273 km au sud de Moscou. La ville compte env. 500 000 habitants.

Astrakhan fut, de 1466 à 1556, la capitale d’un khanat (royaume) mongol issu de l’éclatement du territoire de la Horde d’Or. En 1554, les Russes conquièrent le Khanat et y installent un khan fantoche. Une révolte éclate, mais elle est réprimée et le khanat est purement et simplement annexé par la Russie en 1556. En 1559, la province résiste à un assaut du khanat voisin de Crimée.

Elle a donné son nom à l’astrakan (sans "h"), une fourrure de jeune agneau karakul, et à une variété de pommes, l’astrakan rouge.

Astrakhan est aussi connue pour être la capitale mondiale du caviar et sa région bénéficie de nombreuses ressources gazières exploitées par Gazprom, le plus gros employeur régional.

Située entre la steppe et la mer Caspienne, à 1 534 kilomètres de Moscou, Astrakhan s’étale sur un des multiples bras de la Volga.

Itil, capitale de l’empire khazar, installée dans le delta de la Volga, continue de susciter les interrogations et les passions des chercheurs.

Les Khazars se sédentarisèrent au Nord du Caucase aux abords de la Volga en 652 après avoir été repoussés de Transcaucasie par les troupes arabes. Cet empire installé sur la Volga régna du VIIe au XIe siècle sur le Don, les steppes du Caucase, la Crimée, finit par s’étendre jusqu’à la mer d’Aral. En plein moyen âge, ils constituent le plus puissant Etat avec sa capitale Itil qui deviendra Astrakhan quelques siècles plus tard. A l’heure actuelle, il ne reste quasiment plus de vestiges khazars. Dernier vestige significatif de l’existence de la civilisation khazare, la mer Caspienne est toujours surnommée la mer des Khazars, malgré les siècles passés, par les peuples turcophones du Caucase.

La capitale du royaume des Khazars (Itil) a été reconquise par Ivan le Terrible au XVIe siècle. Le kremlin astrakhanais fortifié rappelle que les Russes prirent le contrôle de la ville en 1558, après plus de trois siècles d’assujettissement aux Tatars de la Horde d’Or et aux khazars. La conquête russe bâtit très rapidement sa prospérité sur le commerce de l’esturgeon et de ses oeufs noirs, le Caviar ! Installée dans le delta de la Volga, « l’étoile du Sud », comme l’appelait Alexandre Dumas qui y séjourna en 1858, est aujourd’hui capitale du caviar !

Ancienne capitale des empires kazhar et tatare, au croisement des routes entre l’Europe et l’Asie, ancienne étape sur la route de la soie, grâce à sa situation stratégique au croisement de la la mer Caspienne et de la Volga, Astrakhan est devenue une plaque commerciale tournante. En 1722, Pierre le Grand lors de sa courte visite à Astrakhan décide de construire un grand port fluvio-maritime dans le delta de la Volga. Le transport fluvio-maritime se développe rapidement, à partir de la mer Caspienne. Le 1er octobre 1858, Alexandre Dumas embarqua sur la Volga pour un voyage sur la mer Caspienne jusqu’à Nijni-Novgorod, Kazan et Astrakhan. Le réseau Volga-Don est le bassin russe le plus dynamique pour le trafic fluvial.

Le Kremlin astrakhanais

Le Kremlin astrakhanais (1568-1631) a été construit selon l’oukase du tsar Ivan le Terrible sur le plan de l’architecte russe Fiodor Kon.

Le Kremlin, perché sur une colline qui domine la Volga, constitue l’ancien centre de la ville. L’imposante cathédrale de Saint-Ouspensky, construite en 1701, regarde la ville d’en haut. De son cloître, un superbe panorama dévoile la Volga enjambée par un point ajouré.

Le Kremlin astrakhanais est le cœur de la ville. Mais c’est aussi un ensemble architectural et historique unique avec ses tours et ses murailles fortifiées, ses imposantes cathédrales des XVIIIe-XIXe siècles. Le Kremlin regroupe le cathédrales Saint-Ouspensky, le cathédrales Troitsky (de la Trinité), l’ensemble des galeries ’Archirievskie Palaty’, la chapelle Kirillovskaia datée de 1677.

Le Kremlin regroupait huit tours. Il ne reste que trois désormais : Artilleriyskaia, Krymskaia, Zhitnaia. L’hauteur des tours est de 7 - 17 mètres, les murs ont jusqu’à 5,6 mètres de largeur et de 7 jusqu’à 1,3 mètres de l’hauteur.

Kazan

Invitée : la ville de Kazan avec l’Ensemble historique et architectural du Kremlin de Kazan.

Construit sur un site antique, le Kremlin de Kazan remonte à la période musulmane de la Horde d’or et du khanat de Kazan. Il fut conquis par Ivan le Terrible en 1552 et devint le centre chrétien des pays de la Volga. Seule forteresse tatare subsistant en Russie et lieu de pèlerinage important, le Kremlin de Kazan forme un groupe exceptionnel de bâtiments historiques datant du XVIe au XIXe siècle et intégrant les vestiges de structures plus anciennes du Xe au XVIe siècle.





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