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Exposition "URSS, fin de parti(e). Les années Perestroïka"

Du 2 décembre 2011 au 26 février 2012

Organisée sous la direction de trois commissaires (Carole Ajam, Annette Melot-Henry, Jean-Robert Raviot), l’exposition "URSS, fin de parti(e). Les années Perestroïka" recontextualise l’ensemble de la période selon le tryptique « réformes-révélations-révolutions » et revient sur le putsch d’août 1991.

URSS : fin de parti(e). Les années Perestroïka est l’évènement central parmi l’ensemble des manifestations organisées sur le thème de l’anniversaire de la chute de l’URSS.

200 documents sont exposés : affiches, photographies, vidéos, journaux soviétiques, presse informelle. Présentés dans une scénographie originale, ils donnent à voir quelques-uns des aspects les plus marquants de la période :

- mise en regard des informations officielles et de la documentation informelle,
- transformations dans la scénographie du pouvoir,
- ouverture de l’espace public,
- prise de parole par les citoyens,
- et critique du pouvoir politique.

Plus que des discours, les documents de la BDIC, auxquels s’ajoutent des prêts du Musée d’histoire politique de Saint-Pétersbourg, de la Bibliothèque publique historique d’État de Moscou et de l’association Memorial, donnent à voir ces bouleversements et permettent d’en mesurer l’ampleur.

Sophie Lambroschini analyse le rôle de la télévision dans le processus, Elena Stroukova celui de la presse informelle. Annette Melot-Henry se penche sur les photographies. Yves Hamant évoque le religieux et Marie-Hélène Mandrillon l’écologie. Françoise Daucé revient sur le déclassement de l’armée qui n’est plus celle qui libéra Berlin en 1945. Carole Sigman et Anne Le Hérou analysent les mutations du politique. La première sous l’aspect des partis et du parlementarisme, la seconde davantage à travers le prisme de la société civile et citoyenne. Taline Ter Minassian revient sur la question des revendications de souverainetés et d’indépendance qui n’a pas joué un moindre rôle dans les événements.

Depuis la Révolution de 1917, la BDIC s’est attachée à collecter affiches, photographies, presse officielle et informelle, archives sur le monde soviétique. Cet ensemble d’une richesse exceptionnelle constitue un témoignage de premier plan des dernières années de l’URSS.

L’affiche est une des formes principales de présence de l’image dans l’espace public : l’inventivité des graphistes s’exprime ainsi dans le traitement critique des questions d’environnement ou de santé publique. Média qui circule à la fois à l’intérieur du pays et à l’étranger, la photographie de presse révèle des scènes inédites tant dans les rues des principales villes que dans des lieux propres au régime soviétiques ou désertés auparavant comme les églises. Enfin, la collection majeure de presse « informelle » de la BDIC est mise à l’honneur depuis les bulletins d’information éphémères jusqu’aux véritables journaux indépendants.

Les affiches

Trois types d’affiches sont exposés :
- officielles, à gros tirage, commanditées directement par le Comité Central du Parti communiste et éditées par « Plakat »,
- semi-officielles commanditées par « l’Union des artistes d’URSS » et éditées par « Agitplakat »
- affiches d’auteurs indépendants à très faible tirage (Faldine, Belozerov, Vaganov, etc.)

« Plakat » recevait des commandes régulières de l’État pour des campagnes d’information, telles la lutte contre l’alcoolisme ou le sida, jouant ainsi un rôle actif dans son soutien aux réformes. « Agitplakat » regroupait les « Unions des artistes » de villes ou républiques aux moyens moins importants que ceux de Plakat, comme le prouvent ses tirages. Elle se montrait plus novatrice et incisive dans la forme, tout en soutenant les réformes engagées.

Avec la glasnost et l’engouement pour l’organisation de concours-expositions d’affiches, des affichistes indépendants sortent de l’ombre. Dans les années 80, l’art de l’affiche avait pu paraître en perte de vitesse. Celles des années 85-86 sont en effet encore très officielles par le style (reprise des mots d’ordre du parti, figures des héros soviétiques traditionnels : ouvriers, agriculteurs, etc.), mais la forme tend à s’affranchir, même chez les affichistes de Plakat. Les premiers concours ont lieu à Léningrad, ville de l’avant-garde artistique. Des foules s’y précipitent demandant ouvertement à ce que ces œuvres quittent les salles d’exposition pour la rue, au motif que, si ces affiches donnent régulièrement lieu à des publications, elles demeuraient jusqu’alors invisibles dans l’espace public.

La presse

Certains titres emblématiques de la presse officielle (Argumenty i fakty, Ogoniok, Moskovskie novosti) voient leur tirage exploser durant la perestroïka ; jamais tant d’abonnements ne sont enregistrés et on assiste à une véritable ruée vers les kiosques à journaux.
Avec la glasnost les thèmes abordés changent, les tabous sont levés comme en témoignent les couvertures exposées de l’hebdomadaire Ogoniok (sida, pénuries, censure, catastrophes écologiques., invalides de guerre… sont en première page).

Parallèlement, avec le processus de démocratisation, on assiste à l’émergence d’un nouveau type de presse informelle, héritière du « samizdat » (presse clandestine des années 60-70 diffusée sous le manteau). Le 1er août 1987 paraît ainsi le premier numéro du bulletin Ekspress Khronika, périodique phare de la perestroïka consacré au suivi des violations des droits de l’homme en URSS. Indépendante, alternative, elle reflète les diverses tendances politiques (de Pamiat, journal national-patriotique à Glasnost, journal pour la défense des droits de l’homme), les publications des fronts démocratiques qui émergent dans les républiques périphériques. (« Le front populaire de Biélorussie », « La chronique géorgienne » « Bakou »). La presse des pays baltes est à l’avant-garde, traduite également en russe, elle est diffusée dans toute l’Union. Cette presse informelle se fait également l’écho d’associations professionnelles (« Alternativa », journal de l’Union des journalistes de Léningrad) de mouvements sociaux (« Bulletin de Tiraspol en grève »). Elle paraît sous les formes les plus variées, du simple tract à faire circuler après lecture à des formes plus élaborées. Gratuite et de faible tirage à ses débuts, elle est distribuée lors de meetings, sur les places centrales, près des gares…

La frontière entre presse informelle et presse officielle va s’estomper lors de la campagne pour l’élection des députés du peuple de l’URSS en juin 1989.

La photographie

Une grande partie des photographies exposées vient du fonds de l’association France-URSS, conservé à la BDIC. Constitué en grande partie de clichés pris par les reporters soviétiques des agences TASS ou Novosti, qui œuvraient sur commande de l’Union des sociétés soviétiques d’amitié (désignée sous le sigle SSOD), ils étaient envoyés aux comités locaux français et s’attachaient à présenter une vision idéale de la société soviétique. Ces photographes sont perméables aux changements entraînés par la perestroïka : la représentation des apparatchiks change ; les catastrophes (Tchernobyl en 1986, tremblement de terre en Arménie en 1989…) sont montrées dans leur dimension tragique. D’autres photographies montrant des manifestations nationalistes à Moscou,
des grèves de mineurs en Sibérie, ou des défilés indépendantistes en Ukraine, proviennent de l’Association Memorial, du Musée d’Histoire politique de Russie et de l’agence Ukrinform.

Infos pratiques :

URSS : fin de parti(e). Les années Perestroïka
Du 2 décembre 2011 au 26 février 2012

Lieu :

Bibliothèque de Documentation Internationale Contemporaine
Musée d’Histoire contemporaine – Galerie Valenciennes
Hôtel national des Invalides – Paris 7e

Ouverture :

Ouvert tous les jours (sauf 25 décembre, 1er janvier et les premiers lundis du mois), de 10h à 17h

Tarifs :

Prix d’entrée : 5 € / Tarif réduit : 3 €
Visites guidées : tarif forfaitaire de 30 €





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