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Panique au Kremlin avant la manifestation prévue samedi 24 décembre...

Ces derniers temps, Vladimir Poutine est apparu à la télévision russe le visage pâle, les traits tirés, toujours entouré de ses collaborateurs les plus proches, notamment Matvienko (ex-maire de Saint-Pétersbourg) et Sergueï Ivanov, nommé d’urgence Chef de l’administration présidentielle. Il lisait son discours d’une voix troublée. Visiblement le pouvoir panique et prend très au sérieux le mouvement de contestation suite aux dernières élections législatives.

Le président russe Dmitri Medvedev a dénoncé jeudi les "provocateurs et extrémistes" de l’opposition qui poussent le pays vers le "chaos" avec le soutien de l’étranger, reprenant des accusations déjà lancées par Vladimir Poutine, à deux jours d’une grande manifestation à Moscou.

M. Medvedev a aussi affirmé avoir "entendu" les appels au changement et promis une grande réforme politique. Selon des experts et la presse libérale, le pouvoir russe s’efforce de désamorcer par tous les moyens la contestation montante dans le pays après les législatives du 4 décembre marquées par des accusations de fraude massive.

"Les gens ont le droit d’exprimer leur opinion par tous les moyens légaux, mais les tentatives de manipuler les citoyens russes, de les induire en erreur et d’attiser les conflits sociaux sont inacceptables", a déclaré M. Medvedev, s’exprimant devant les parlementaires des deux chambres réunis au Kremlin.

"Nous ne laisserons pas les provocateurs et extrémistes entraîner la société dans leurs aventures. Nous ne tolérerons pas non plus d’ingérence de l’étranger", a-t-il ajouté, reprenant les critiques déjà exprimées par son premier ministre Vladimir Poutine qui a accusé les Etats-Unis d’avoir attisé la contestation en Russie.

"La Russie a besoin de démocratie et non de chaos", a souligné le président. Les législatives ont suscité une contestation sans précédent dans le pays depuis les années 1990, l’opposition dénonçant de vastes fraudes au profit du parti au pouvoir Russie unie qui a gardé la majorité absolue à la Douma (chambre basse).

"Je propose une réforme complète de notre système politique", a poursuivi M. Medvedev. "J’entends ceux qui parlent de la nécessité de changements et je les comprends", a-t-il affirmé.

Il a notamment annoncé le retour à l’élection directe des gouverneurs de région —nommés par le Kremlin depuis 2004— l’assouplissement des règles d’enregistrement des partis politiques et l’abaissement de deux millions à 300.000 du nombre de signatures d’électeurs à présenter pour l’enregistrement d’une candidature à la présidentielle.

Il a aussi annoncé le retour d’une part de scrutin uninominal aux législatives, alors que le mode de scrutin à la proportionnelle est actuellement très favorable au parti au pouvoir Russie unie.

M. Medvedev a enfin proposé la création d’une nouvelle chaîne de télévision publique, afin selon lui de rendre la scène médiatique "plus concurrentielle".

Le président russe a souligné faire ces propositions en accord avec le Premier ministre Vladimir Poutine, l’homme fort du pays, qui a annoncé son intention de revenir au Kremlin à la présidentielle de mars.

Mettant en garde contre la crise économique mondiale qui peut durer "plusieurs années", il a aussi vanté le pouvoir en place grâce auquel selon lui "notre pays a passé très honorablement l’épreuve de la crise".

Un des leaders de l’opposition libérale, Boris Nemtsov, a aussitôt proposé, à l’antenne de la radio Echo de Moscou, de prendre au mot le président russe en exigeant que ces réformes soient votées avant le 1er février 2012.

M. Medvedev n’a en effet pas précisé quand ses propositions de réforme politique entreraient en vigueur.

"Le discours de Medvedev aujourd’hui est l’aveu de l’échec total de la construction d’un système corrompu de pouvoir vertical", a encore déclaré M. Nemtsov à l’agence Interfax.

Pour le politologue Nikolaï Petrov, de l’antenne russe du Centre Carnegie, les propositions de M. Medvedev sont destinées à permettre au régime de "survivre". "Le pouvoir est contraint à ces changements du système politique", a-t-il dit.

Même opinion pour Iouri Korgouniouk, du fonds Indem, selon lequel le régime en place s’est aperçu qu’il "ne pouvait plus faire aujourd’hui ce qu’il faisait hier".

Les deux experts estiment cependant qu’il pourrait être "trop tard" pour enrayer le développement de la crise politique.

Selon une étude publiée jeudi, jusqu’à 200.000 personnes pourraient manifester samedi à Moscou, une mobilisation inédite depuis l’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine en 2000.





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