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"La Cerisaie", d’après la dernière pièce de Tchekhov à l’Opéra Garnier

La Première le 27 janvier 2012 à 19h30

Le monde évolue et la société change. La cerisaie est appelée à disparaître… Après Salammbô et Judith, Philippe Fénelon crée un troisième opéra à l’Opéra de Paris, La Cerisaie, d’après la dernière pièce de Tchekhov.

Tito Ceccherini Direction musicale
Georges Lavaudant Mise en scène et lumières
Jean-Pierre Vergier Décors et costumes
Patrick Marie Aubert Chef du Choeur

- Elena Kelessidi Liouba
- Marat Gali Lionia
- Alexandra Kadurina Gricha
- Ulyana Aleksyuk Ania
- Anna Krainikova Varia
- Igor Golovatenko Lopakhine
- Mischa Schelomianski Charlotta
- Svetlana Lifar Douniacha
- Alexey Tatarintsev Iacha
- Ksenia Vyaznikova Firs

Orchestre et choeur de l’Opéra National De Paris
DIFFUSION LE SAMEDI 10 MARS À 19H30 SUR FRANCE MUSIQUE
EN COLLABORATION AVEC LE THÉÂTRE BOLCHOÏ, MOSCOU

Le bal bat son plein lorsque le rideau se lève. Les danses retentissent comme aux grandes fêtes d’autrefois. Mais dans le salon en décrépitude, se déroule l’ultime chapitre de l’histoire de cette maison. Après la mort accidentelle de son fils Gricha, Liouba a abandonné la propriété pendant cinq ans. Pour ne pas céder à sa douleur, elle s’est laissée emporter par la superficialité d’une vie factice sur la Côte d’Azur où elle est tombée amoureuse. Les dettes se sont accumulées. Le monde évolue et la société change. La cerisaie est appelée à disparaître. Lopakhine, qui vient d’acheter la maison où son père servait, est obsédé de montrer sa réussite à des gens qui connaissent pourtant tout de lui. Les souvenirs reviennent par flots. Un orchestre de scène fait entendre des musiques du passé. On essaie de tromper le temps. Ceux qui ont vécu là essaient de masquer leur déconvenue devant l’inévitable séparation. Pour oublier la situation, ils se laissent entraîner dans l’ambiance frivole et le vertige des danses de ce dernier bal. Après Salammbô et Judith, Philippe Fénelon crée un troisième opéra à l’Opéra de Paris, La Cerisaie, d’après la dernière pièce de Tchekhov.

La Première le 27 janvier 2012 à 19h30 à l’Opéra Garnier / Paris


PHILIPPE FÉNELON, COMPOSITEUR

Après des études à l’École des langues orientales, il entre
au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, où il obtient le Prix de composition dans la classe d’Olivier Messiaen en 1977. Son catalogue contient plus de cent oeuvres dont six opéras : Le Chevalier Imaginaire, d’après Cervantès et une nouvelle de Kafka (Châtelet,
1992), Salammbô, d’après Flaubert (Opéra national de Paris, 1998 et repris en 2000), Les Rois, d’après Cortázar (Opéra National de Bordeaux, 2004), Faust, d’après Lenau (Théâtre du Capitole, 2007), Judith, d’après Hebbel (Salle Pleyel, avec l’Orchestre de l’Opéra
national de Paris, 2007), La Cerisaie, d’après Tchekhov (création en concert en novembre 2010 au Théâtre Bolchoï). Son ballet Yamm, a été créé à l’Opéra national de Paris en 2000.

Composée sur un livret en langue russe d’Alexeï Parine, adapté de la pièce de Tchekhov, La Cerisaie densifie la réflexion sur le champ musical de la représentation. Cet ouvrage reflète sur un mode renouvelé l’intégration du texte et de la musique à une forme dramaturgique en jouant sur les différentes matières sonores et les espaces où elles se déploient. Dans ses opéras précédents, le
compositeur avait questionné les mythes et leurs figures,
avec La Cerisaie, il s’attache à traduire musicalement le
mystère de personnages saisis dans la nostalgie d’un temps révolu, prisonniers de leur passé et de leur secret. Dans son livre, Arrière-pensées, Entretiens avec Laurent Feneyrou (Musica Falsa, 1998), le compositeur a développé une réflexion complète sur son travail d’artiste. Il a aussi publié Histoires d’opéras aux Editions
Actes sud.

Depuis ces dernières années, Philippe Fénelon se consacre aussi à la réalisation de films : Carnet I - Anne- Marie Pécheur, La vie est plus courte qu’un jour d’hiver, La vuelta al día. Philippe Fénelon a été Pensionnaire de la Casa Vélasquez en Espagne (1981-1983), avant d’être invité en 1988 à Berlin par le DAAD. Pour son oeuvre pour
piano Épilogue, il a reçu en 1980 le Prix Stockhausen à Bergame (Italie). Prix Georges Wildenstein (1983), Prix Hervé Dugardin, SACEM (1984), Bourse de la Fondation Beaumarchais (1990), Prix Villa Médicis
hors les murs (1991), Prix des nouveaux talents en musique dramatique, SACD (1992), il a aussi reçu le Prix Musique de la SACD (2004) et le Grand Prix de la Musique Symphonique de la SACEM (2007). Philippe Fénelon est Chevalier de l’Ordre National du
Mérite et Chevalier de la Légion d’Honneur.

A l’Opéra national de Paris : Salammbô (1998, 2000),
Yamm (ballet, 2000), Judith(2007), Faust (2010).


Georges Lavaudant connaît bien La Cerisaie pour l’avoir déjà mise en scène au théâtre. Le metteur en scène nous parle du livret d’Alexei Parine, de la musique de Philippe Fénelon et du monde Tchekhov déchiré entre la nostalgie et l’appel de l’avenir.

Après Salammbô en 1998, Judith en 2007 et Faust en 2010, Philippe Fénelon crée une quatrième oeuvre lyrique à l’Opéra de Paris. C’est à la langue russe qu’il s’attelle aujourd’hui et à Tchekhov, dont il adapte un acte de La Cerisaie. L’occasion lui est ainsi donnée de mettre en musique tout un monde de nostalgie.

Il y cinq ans environ, nous étions assis au même rang au Palais Garnier, à Paris, et nous avons par hasard engagé la conversation pendant l’entracte. Mon voisin s’est avéré être le compositeur Philippe Fénelon. Apprenant que j’étais russe, il m’a confié que cela faisait longtemps qu’il voulait écrire un opéra sur La Cerisaie de Tchekhov. Je lui ai lancé, en manière de plaisanterie : « Vous avez devant vous votre librettiste ! » Au fil du temps, ce qui n’était qu’une plaisanterie est devenue réalité.

Avant que les choses n’en arrivent à l’écriture du livret, l’image de La Cerisaie m’est revenue plusieurs fois à l’esprit. En réfléchissant avec Vladimir Kobekine à l’opéra N.F.B., inspiré de L’Idiot, le roman de Dostoïevski, nous avons décidé dès le début qu’après avoir relu le roman je le laisserais de côté pour écrire librement, seulement en m’inspirant de l’argument. Bien entendu, en puisant dans l’original en cas de nécessité. Ce fut la même chose pour La Cerisaie. Philippe Fénelon a en outre décrété qu’il ne voulait pas, dans sa Cerisaie, de Petia Trofimov, de Siméonov-Pischik et d’Epikhodov. J’ai tout de suite compris pourquoi, sans avoir besoin de commentaires. La comédie a plané délicatement du côté de la comédie lyrique.

Au début, j’ai décidé de raconter l’histoire de façon linéaire, en ajoutant toutefois une première scène à Paris, dans un restaurant russe où Ania rencontre Lioubov Ranevskaïa. Cela a donné une histoire un peu cinématographique, le tissu restant tchekhovien. Mais quelque chose me gênait. Un ami metteur en scène m’a fait remarquer que, dans mon livret, tout était trop logique, que dans l’esprit des gens d’aujourd’hui, ce qui caractérise le texte de La Cerisaie, ce chef-d’oeuvre absolu de l’arabesque orale, c’est son fort pouvoir évocateur. Par cette remarque, il m’a fait comprendre que l’on peut concentrer l’action, tout rassembler en un épisode. Par exemple, le bal dans la maison de Ranevskaïa. Cela correspondait à ce que je ressentais ; d’une manière générale, je déteste le narratif (on peut trouver des réflexions à ce sujet chez Robert Wilson, par exemple). En un instant, j’ai compris que cette solution était la seule possible pour moi.

La première version du livret a été laissée de côté. La deuxième rédaction est venue très vite, parce que les émotions suscitées par La Cerisaie et accumulées bouillonnaient en moi et avaient un besoin impératif de s’extérioriser rapidement. Tandis que le texte se concrétisait sur le papier, derrière le texte se cachaient des pensées, formulées ou non, imprécises ou claires, issues de mon esprit ou de l’espace culturel. Qu’est-ce que La Cerisaie ? C’est un peu comme quelque chose que nous perdons à chaque instant, pour le retrouver ensuite. Nous sommes nous-mêmes un mélange permanent de passé et de futur ; en chaque homme coexistent un enfant, un adolescent et un vieillard décrépit. Et il est impossible de tracer une frontière précise entre eux.

La Cerisaie – c’est quelque chose de matériel, extérieurement d’une beauté irréprochable. C’est ce que nos grands-parents, qui ont vécu la révolution d’octobre, ont perdu ; c’est resté pour nous une image confuse, enveloppée d’une brume impénétrable. Je regarde les cuillères à thé en argent portant le monogramme de « grand-mère Katia », la tante de ma mère ; comme mon grand-père et sa famille, elle s’est enfuie en Sibérie pour échapper aux bolchéviques, a essayé de se sauver en se plaçant sous la protection du général Koltchak, mais fut contrainte ensuite de revenir chez elle, dans la ville déshonorée par les bolchéviques. Ces cuillères sont restées sous la terre où elles avaient été enterrées au moment de fuir, jusqu’à ce qu’elles soient déterrées par ma mère. Je regarde leur chair couleur argent foncé, la forme ancienne trop voyante, ces rondeurs féminines, et je me souviens des « tableaux vivants » dont me parlait ma grand-mère, où elle était sur scène en marquise, avec son amie Mania Eloukhina (future femme de Fédor Ivanovitch Chaliapine) en vicomtesse… Je regarde des portraits photographiques de mes arrières-grandsparents, je lis le cahier des écrits de la famille, tenu depuis 1865, et j’essaie de deviner ce qui reste en moi de leur façon de vivre, de leur affabilité extérieure, et ce qui a disparu à jamais…

La Cerisaie – c’est quelque chose d’illusoire, d’extra-ordinaire, de chimérique. Au milieu de pommiers ou de cerisiers en fleurs, on se sent importun, entêté, indélicat. Cette impression que la nature est occupée à une tâche sacrée, d’une certaine façon mystérieuse, et que s’en approcher de près n’est pas sans danger. En revanche, quand on regarde le tapage des jardins en fleurs depuis le wagon d’un train, on ne gêne personne, on emporte avec soi pour toujours un sentiment de stupeur et l’on garde ensuite en permanence ce feu d’artifice blanc et rose qui disparaît tout le temps…

La Cerisaie – c’est la vie de nos parents, dissoute dans nos cellules sanguines. Elles se renouvellent constamment et les images surgies des profondeurs chtoniennes déferlent sur nous par vagues. Ce sont les pertes de nos parents, terrifiantes, voire monstrueuses. Ce sont les souvenirs de prison de mon père, « ennemi du peuple », que j’ai redécouvert alors que j’étais un gamin nerveux de neuf ans. C’est le souvenir de ma mère, déchirée par les frayeurs et les ruptures de liberté intérieure, qui de temps en temps réunissait dans une seule image tous les hommes importants de sa vie (son père, son frère, son mari, son fils). Et plus on vieillit, plus le souvenir de ces pertes, de cette pré-enfance et arrière-enfance se densifie dans notre sang…

La Cerisaie – c’est tout ce que nous avons nous-mêmes perdu. Sous nos yeux et en nous-mêmes a vécu et a disparu l’intelligentsia russe, et nous n’avons pas été capables de la retenir, euphoriquement bouche bée devant la perestroïka et aimantés comme nous l’étions par la nouveauté, l’illusoire, le sentiment de liberté éprouvé quand on peut, sans trembler de peur, franchir les frontières de son pays. C’est la perte de petits morceaux de notre âme avec la perte de nos proches…

La Cerisaie – c’est nous, disparaissant, nous morcelant dans nos enfants et nos petits-enfants. Et, à première vue, dans nos petits-enfants encore plus que dans nos enfants, parce que les « problèmes adultes » ne nous distinguent pas des « petits » ; ils boivent en nous leur pré-enfance à pleines gorgées, plus avidement. Et peut-être, qui sait, deviendront-ils la spire suivante de « l’intelligentsia russe » qu’il faut écrire actuellement entre guillemets…

Et le texte ? Il n’est pas seulement le fruit de mes impressions et pensées. La sagesse enseignée dans les livres m’a beaucoup appris, en particulier deux tomes de L’Epopée de la Cerisaie, de Galina Brodskaïa. Et les vers des poètes de l’époque de Tchekhov, dissous en nous, ont resurgi de la mémoire en exigeant leur place dans le texte du livret. Ensuite j’ai lu et même chanté le texte du livret à Philippe Fénelon, je lui ai commenté, expliqué, en me réjouissant d’entendre la façon dont le compositeur français, avec une intuition irréprochable, incarne les mots dans la musique, les taille à sa manière particulière. Voilà, en résumé, l’histoire de ma Cerisaie.

Alexei Parine (librettiste)


ALEXEÏ PARINE, LIBRETTISTE

Critique dramatique, critique musical, librettiste, poète et traducteur de poésies, Alexeï Parine est né en 1944 à Moscou. Il a publié des traductions d’oeuvres poétiques de poètes européens, de l’antiquité à nos jours, de Sappho et Ovide à Paul Celan et Jacques Roubaud. Il
est l’auteur de plus de 700 essais et articles parus dans la
presse russe et étrangère sur la problématique du théâtre musical. Depuis plus de vingt ans, il publie des articles et analyses dans la prestigieuse revue allemande Opernwelt et il écrit dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung et le Stuttgarter Zeitung.

Le livre Marche dans la ville invisible. Paradigmes de l’opéra russe classique (1999) a révélé Alexeï Parine comme théoricien et analyste. Le triptyque Du chant, de l’opéra, de la gloire (2003), Le fantôme de l’opéra russe (2006) et Journal de l’opéra européen (2007) rassemble des articles critiques, interviews et analyses sur l’opéra et l’art vocal. La monographie Elena Obraztsova. Une voix, un destin (2009) est un mélange de narration, de chronique et d’analyse. Alexeï Parine a participé à plusieurs conférences internationales, animé des séminaires et donné des cours dans plusieurs universités européennes (Vienne, Zurich, Innsbruck, Leipzig, Strasbourg,
Moscou), dirigé le séminaire international sur le théâtre musical pour l’Union des artistes de théâtre de la Russie à Moscou, Saint-Pétersbourg et d’autres villes russes (1988-2002). Il a été le directeur artistique du festival « Sacro Art » de Loccum, en Allemagne (1995-2004).

Alexeï Parine a également dirigé une production de Così fan tutte au Festival de Ludwigsburg (1999) et de nombreuses productions à l’Opéra-théâtre Helikon. En 2000, il a mis en scène L’Enlèvement au sérail de Mozart à Moscou. Il a présidé le jury du festival du théâtre
musical, « Le masque d’or » (2000) et a été le rédacteur
en chef du Grand journal du Bolchoï (2000-2004).
Depuis quelques années, il est rédacteur en chef aux
éditions moscovites « Agraf ». En tant que dramaturge (avec le metteur en scène Dmitri Tcherniakov), il a participé à la production de
plusieurs opéras : Aïda (Opéra de Novossibirsk), Tristan et Isolde (Théâtre Mariinski), Boris Godounov (Staatsoper de Berlin), La Khovantchina (Bayerische Staatsoper de Munich), Lady Macbeth de Mzensk (Opéra national du Rhin), Don Giovanni (Festival d’Aix-en-Provence). Alexeï Parine est l’auteur de plusieurs livres de poésies qui ont été également publiées dans diverses revues
russes et traduites en allemand et en français. La production du triptyque La voix de l’invisible sur un livret et sous la direction artistique d’Alexeï Parine à l’Opéra-théâtre Helikon (mise en scène de Dmitri Bertman) a été récompensée par un « Masque d’or »
dans la catégorie « Innovation ».


Elena Kelessidi, soprano | Liouba

Elena Kelessidi est née au Kazakhstan. Elle a fait ses études vocales au conservatoire d’Almaty.

Elle a chanté :

- Micaëla (CARMEN) Odeon of Herodes Atticus ;
Greek National Opera
- Antonia (LES CONTES D’HOFFMANN) Covent Garden
- la Reine de Chamakhan (LE COQ D’OR) Covent Garden
- Donna Anna/ Zerlina (DON GIOVANNI) Megaron Hall Athens.
Opéra National de Paris
- Adina (L’elixir d’amour) Greek National Opera
- Marguérite (FAUST) Covent Garden ; Opéra de Lille
- Cleopatra (GIULIO CESARE) Covent Garden
- Susanna (Les Noces de Figaro) Dallas Opera
- Euridice (ORFEE ET EURIDICE) Greek National Opera
- Desdemona (OTELLO) Wiener Festwochen
- Marta (DIE PASSAGIERIN) Bregenzer Festspiele ;
Teatr Wielki Opera Narodowa
- Gilda (RIGOLETTO) Portland Opera ;
Teatro Municipale Rio de Janeiro ;
Casa Da Música, Porto ;
Greek National Opera.
- Amina (LA SONNAMBULA) Megaron Hall Athens ;
Covent Garden.
- Violetta(LA TRAVIATA) Covent Garden ; Bayerische
Staatsoper ; Hamburgsche ;
Staatsoper ; L’Opéra de Monte
Carlo ; The Baltimore Opera
Company ; Tokyo Bunkamura
Hall ; Deutsche Oper Berlin ;
Opernhaus Zürich ;
Greek National Opera
- Liù (TURANDOT) (Alfano Finale) Covent Garden ; Staatsoper unter
den Linden ; Megaron Hall ; (Berio Finale) De Nederlandse Opera
Thessaloniki ; Florida Grand Opera.
- Tatiana (YEVGENY ONYEGIN) Opéra de Montpellier...


Marat Gali, ténor | Lionia

Marat Gali a été formé au Conservatoire Tchaïkovski de Moscou, où il suit un double cursus de chef de chœur et de chanteur, vainqueur du concours Schubert en 1995, Marat Gali est, depuis 2002, soliste du prestigieux théâtre Bolchoï de la capitale russe. Au cours des trois dernières années, le ténor russe a été invité à se produire dans de nombreux festivals européens : on a pu l’entendre au Luxembourg et en Allemagne, en Espagne et en France. En 2006, Valery Gergiev lui a proposé de participer à la nouvelle production de l’opéra de Rimski-KorsakovSnegourotchka au célèbre théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg.

Marat Gali a chanté dans une quinzaine de spectacles au Bolchoï et ses rôles comprennent aussi bien les opéras de Mozart, Puccini et Verdi que ceux de Moussorgski, Tchaïkovski, Prokofiev et Chostakovitch. Le jeune ténor se produit régulièrement en concert dans un vaste répertoire de musique sacrée et profane. Sa prestation dans l’oratorio Perséphone de Stravinski à Moscou en 2007 a reçu un accueil enthousiaste des critiques musicaux russes.


Alexandra Kadurina, mezzo-soprano | Gricha

Alexandra Kadurina fait ses débuts à l’Opéra national de Paris !

Née à Kiev, Alexandra Kadurina est diplômée du Collège de musique de Kiev (2004) et de l’Académie nationale de musique (2010). Elle s’est distinguée lors de plusieurs concours de chant : XXI Art Competiton de Kiev en 2006, All-Russia Vocal Contest for Young Singers à Saint-Pétersbourg (2007), Concours International Antonin Dvorak à Karlovy Vary en 2008. D’octobre 2009 à juillet 2011, elle a fait partie du programme pour jeunes chanteurs du Théâtre Bolchoï, où elle a suivi les master classes de George Darden, Elena Obraztsova, Evgeny Nesterenko, Gloria Guida Borelli, Laura Claycomb, Joan Rodgers, Luba Orfenova. Elle fait ses débuts sur la scène du Bolchoï dans le rôle de la Troisième Dame de La Flûte enchantée en février 2010 avant d’interpréter Laura dans Iolanta. En juin 2010, elle participe à la tournée à Varsovie et Dresde. Elle chante la partie de mezzo de Pulcinella de Stravinsky au Tchaikovski Concert Hall à Moscou, le Pâtre, la Chatte et l’Ecureuil de L’Enfant et les sortilèges et participe à la création de La Cerisaie en version de concert au Bolchoï. Dans le cadre du programme d’échange entre l’Opéra de Washington et le Théâtre Bolchoï, elle est invitée en avril 2011 à suivre les cours du Domingo-Cafritz Young Artists Program. Son répertoire comprend également les rôles d’Olga et la Nourrice d’Eugène Onéguine, Douniacha et Liubacha de La Fiancée du tsar, Pauline de La Dame de pique.


Ulyana Aleksyuk, soprano | Ania

Née à Kiev, Ulyana Aleksyuk est diplômée du Collège Gliere et a étudié à l’Académie nationale d’Ukraine avec Eugenia Miroshnichenko. Elle a pris part à de nombreuses compétitions, comme le Concours pour jeunes chanteurs de Lvov (deuxième prix), le Concours Bella Voce à Moscou (troisième prix), le Concours Reine Sonja à Oslo (troisième prix), le Concours International Elena Obraztsova. D’octobre 2009 à juillet 2011, elle a fait partie du programme pour jeunes chanteurs du Théâtre Bolchoï, où elle a suivi les master classes de George Darden, Gloria Guida Borelli, Joan Rodgers, Luba Orfenova. Elle fait ses débuts sur la scène du Bolchoï dans le rôle de la Première Dame de La Flûte enchantée en février 2010 avant d’interpréter Brigitta dans Iolanta. En juin 2010, elle participe à la tournée à Varsovie et Dresde. Elle interprète la Princesse, le Feu et le Rossignol de L’Enfant et les sortilèges et participe à la création de La Cerisaie en version de concert au Bolchoï. En février 2011, elle aborde le rôle d’Adèle de La Chauve-souris au Bolchoï puis participe à la création de Lo stesso mare de Fabio Vacchi au Teatro Petruzelli à Bari. Elle interprète le rôle de Ludmila dans Rouslan et Ludmila au Théâtre Bolchoï dans la mise en scène de Dmitri Tcherniakov sous la direction musicale de Vladimir Jurowski. Son répertoire comprend également les rôles de Melle Silberklang (Der Schauspieldirektor), l’Amour (Orphée et Eurydice de Gluck), Rosina (Le Barbier de Séville) et la partie de soprano de Carmina burana de Carl Orff.


Anna Krainikova, soprano | Varia à l’Opéra national de Paris

Née à Magadan (Russie), Anna Krainikova a travaillé à l’Ecole d’Art Vocal de Moscou, où elle a pu suivre l’enseignement de prestigieux professeurs. En 2008, elle rejoint la Scuola dell’Opera de Bologne, avec laquelle elle fait ses débuts dans des rôles tels Norina (Don Pasquale) et Musetta (La Bohème) sur la scène du Teatro Comunale de Bologne. En 2010, elle fait ses débuts au Théâtre Bolchoï (Musetta, Tatiana d’Eugène Onéguine dans la mise en scène de Dmitri Tcherniakov). Elle participe à la tournée du Bolchoï à Pékin. La saison dernière, elle se produit au Teatro Regio de Turin (Xenia de Boris Godounov dans la mise en scène d’Andrei Konchalovsky), puis participe à la création mondiale de La Cerisaie en version de concert au Théâtre Bolchoï, où elle interprète ensuite Liu de Turandot.


Igor Golovatenko, baryton | Lopakhine

Igoe Golovatenko fait ses études au Conservatoire et à l’Académie d’Art Choral de Moscou. Il interprète Don Alvaro du Voyage à Reims et le Dancaire de Carmen en version de concert à Moscou, Dr Falke (La Chauve-souris) au Théâtre Bolchoï, Robert (Iolanta de Tchaikovski), le rôle-titre d’Eugène Onéguine et Belcore (L’Elixir d’amour) au Novaya Opera Theatre de Moscou, Montfort (Les Vêpres siciliennes) au Teatro San Carlo de Naples. Il participe à la création mondiale de La Cerisaie en version de concert au Théâtre Bolchoï et chante Eugène Onéguine sous la direction de Yuri Bashmet.

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Mischa Schelomianski, basse | Charlotta

Originaire du Caucase, Mischa Schelomianski faits ses études musicales à Moscou puis à Francfort et fait ses débuts en concert. Il commence sa carrière sur les scènes d’Allemagne (Postdam, Halle, Mainz, Mannheim, Baden-Baden, Francfort, Hanovre), où il interprète Sarastro de La Flûte enchantée, Zoroastre d’Orlando, Samuel de Saul, Polyphème d’Acis et Galatée, Grémine d’Eugène Onéguine, Colline de La Bohème, Tom du Bal masqué, Pogner des Maîtres chanteurs, Leporello de Don Giovanni, Timur de Turandot, le Prêtre de La Petite renarde rusée. On peut également l’entendre au Théâtre des Champs-Elysées, au Landestheater de Salzbourg, à l’Opéra des Flandres, au Reiseoper, au Volksoper de Vienne, au Komische Oper de Berlin, au Grand Théâtre de Genève, où il a travaillé avec des metteurs en scène tels Nikolaus Lehnhoff, Robert Carsen, Harry Kupfer, Christine Mielitz et Peter Konwitschny. Plus récemment, il s’est produit au Staatsoper de Hambourg (Philippe II de Don Carlo, Sénèque du Couronnement de Poppée), à Francfort (Un bal masqué, La Fiancée du tsar), à l’Opéra de Lyon (Eugène Onéguine), à l’Opéra National du Rhin (Oedipus Rex/Le Rossignol sous la direction de Daniel Klajner), Salle Pleyel dans Les Scènes de Faust de Schumann sous la direction de Christoph Eschenbach, au Bayerische Staatsoper de Munich et à Glyndebourne (Grémine), à Cologne (Sarastro, le Roi Marke de Tristan et Isolde). Après son apparition remarquée dans le rôle de l’Esprit du Lac dans une version concert de Rusalka de Dvorak, Mischa Schelomianski a été réinvité par le Festival de Musique de Schleswig-Holstein pour interpréter Osmin dans deux représentations de concert de L’Enlèvement au sérail pendant l’année Mozart 2006. Plus récemment, il a interprété Samuel (Un bal masqué) à l’Opéra national de Paris, Rusalka à Glyndebourne, au Volksoper de Vienne, à Montpellier et à Tokyo, Eugène Onéguine (Grémine) à Berne et à l’Opéra de Lyon, Les Fiançailles au couvent (Frère Bénédictine) au Capitole de Toulouse et à l’Opéra Comique, Fidelio (Don Fernando) à l’Opéra de Nice, La Fiancée vendue (Kecal) au Barbican de Londres, L’Enlèvement au sérail à Prague.
A l’Opéra national de Paris : l’aide de camp de la suite de Napoléon (La Guerre et la paix, 2005), Samuel (Un bal masqué, 2007, 2009).


Svetlana Lifar, mezzo-soprano | Douniacha

De nationalité française, Svetlana Lifar est née en Russie. Elle débute ses études de chant à Moscou et en Bulgarie, puis entre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Elle travaille depuis avec Viorica Cortez. En 1997, elle est admise au CNIPAL, où elle suit les cours de Teresa Zylis-Gara, Robert Tear, J. Dienst-Bladin, Alain Garichot. Elle donne de nombreux récitals de mélodies et d’airs d’opéra à Aix-en-Provence, Avignon, Marseille. Au cours de la saison 2000/2001, elle intègre la troupe de l’Opéra National de Lyon, où elle chante les rôles de Clara (Les Fiançailles au couvent), Rosina (Le Barbier de Séville), Tisbe (La Cenerentola), Minerve (Orphée aux Enfers), Flora (La Traviata), une Nymphe (Rusalka), Fiodor (Boris Godounov), Pauline (La Dame de pique). Elle a également interprété Pauline de La Dame de pique à l’Opéra Royal de Wallonie et Tisbé à Saint-Etienne. Au cours de la saison 2004-2005, elle participe à la production de Moscou, quartier des cerises de Chostakovitch à Lyon. Elle fait ses débuts à la Scala de Milan dans La Dame de pique (Pauline), avant d’interpréter Mercedes de Carmen à Avignon, Marguerite de La Damnation de Faust au concert inaugural du Festival International du Printemps de Shanghai, Suzuki (Madame Butterfly), Mistress Quickly (Falstaff), Geneviève (Pelléas et Mélisande) à Tours, Fenena (Nabucco) et la Magicienne (Didon et Enée) à Toulon, Rossweisse (La Walkyrie) à Marseille, Zulma (L’Italienne à Alger) à Nancy et à Caen, Pauline (La Dame de pique) et Larina (Eugène Onéguine) à Monte-Carlo, Neris (Medea) à Nancy, Bianca (Le Viol de Lucrèce) à Nantes et Angers, la Magicienne (Didon et Enée) à Toulon, la Mère (Les Noces de Stravinsky) à Nancy.
A l’Opéra national de Paris : une crétoise (Idomeneo, 2002), une nymphe (Rusalka, 2002, 2005), Flora (La Traviata, 2003), Dryade (Ariane à Naxos, 2003, 2004).

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Alexey Tatarintsev, ténor | Iacha

Alexey Tatarintsev fait ses débuts au sein du Chœur de chambre Rachmaninov alors qu’il est encore étudiant à l’Université Derzhavin de Tambov. Il intègre l’Académie d’Art Choral de Moscou, donc il sort diplômé en 2006. Il est à présent soliste du Nouveau Théâtre de Moscou (Novaya Theatre), où il a interprété des rôles comme Lenski et Triquet d’Eugène Onéguine, Tamino de La Flûte enchantée, Alfred de La Chauve-souris, Almaviva du Barbier de Séville, Ramiro de La Cenerentola, Belfiore du Voyage à Reims, le Jeune Tsigane d’Aleko, Marco de Monna Vanna, Vaudémont de Iolanta, Nemorino de L’Elixir d’amour, Vladimir du Prince Igor, Lykov de La Fiancée du tsar. Il a également interprété en concert les parties de ténor de la Messa di Gloria de Puccini et des mélodies de Rachmaninov et Tchaikovski. Il s’est produit sous la direction de chefs d’orchestre tels Vladimir Fedosseev, Vladimir Spivakov, Saulus Sondetskis, John Nelson, Eri Klas. Il a remporté de nombreux prix lors de concours de chant : Concours International Vishnevskaia (troisième prix, 2008), Concours International Pavarotti (premier prix, 2008), Concours International Glinka (troisième prix, 2009), Ivan Kozlovsky Foundation Award (meilleur ténor), Listener’s Choice Award (Orpheus Classical Music Radio).

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Ksenia Vyaznikova, mezzo-soprano | Firs

Diplômée du Conservatoire d’Etat de Moscou, Ksenia Vyaznikova poursuit ses études à l’Académie de Musique de Vienne et fait ses débuts en 1998 comme soliste de l’Opéra de Chambre de Moscou. En 2000, elle intègre la troupe de l’Opéra Helikon. Depuis 2009, elle est soliste invitée du Théâtre Bolchoï, où elle a interprété Margret de Wozzeck dans la mise en scène de Dmitri Tcherniakov ainsi que la Maman, la Tasse chinoise et la Libellule de L’Enfant et les sortilèges. Elle a récemment chanté Amnéris d’Aïda et Mrs Quickly de Falstaff (coproductions Helikon Opera et Opéra de Massy) et Fricka de La Walkyrie (Tchaikovski Concert Hall sous la direction de Kent Nagano). Parmi ses autres engagements, citons Amneris au Festival de Samara, Fenena de Nabucco au Festival Chaliapine de Kazan, Les Nuits d’été de Berlioz au Festival Karelian, Adalgisa de Norma au Festival de Moscou. Son répertoire comprend également les rôles Liubacha (La Fiancée du tsar), Marfa (La Khovantchina), Marina (Boris Godounov), Paulina et la Comtesse (La Dame de pique), Jocaste (Œdipus Rex), Cornelia (Giulio Cesare), Cherubino (Les Noces de Figaro), Sesto (La Clémence de Titus), Carmen, Ulrica (Un bal masqué), Azucena (Le Trouvère), Jezibaba (Rusalka), Ortrud (Lohengrin), le Prince Orlofski (La Chauve-souris), Nicklausse (Les Contes d’Hoffmann), Madame de Croissy (Dialogues des carmélites), la Comtesse Geschwitz (Lulu)… Ksenia Vyaznikova se produit aussi en concert (Messe en si mineur, Magnificat, Cantates n°109 et 114 de Bach, Stabat Mater de Pergolèse, Requiem de Mozart et Verdi).


Thomas Bettinger, ténor

Après l’étude de la clarinette, du saxophone et de l’art dramatique au CNR de Bordeaux, Thomas Bettinger intègre la classe d’Art Lyrique de Lionel Sarrazin. Lauréat de plusieurs prix, il remporte, entre autres, le prix Irène Jaumillot du concours national de Béziers. Sur scène il interprète les rôles du Remendado (Carmen) et de Manillon (La Belle de Cadix) avec l’Orchestre du Centre Philharmonique, le Roi Ouf (L’Etoile de Chabrier) avec la compagnie Lyrique Opéra Bastide dont il est cofondateur, Don Ottavio (Don Giovanni) à Paris et Bordeaux sous la direction de Dominique Sourisse et Tamino (La Flûte enchantée) à Libourne sous la direction de Bruno Ricaud.





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