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Journée de mobilisation cruciale samedi pour l’opposition russe

Samedi 4 février 2012

L’opposition à Vladimir Poutine organise samedi en Russie une journée cruciale de mobilisation, avec notamment une grande marche à Moscou, alors que le pouvoir s’efforce de reprendre la main à un mois de la présidentielle dont l’ex-agent du KGB reste le grand favori.

Les organisateurs de la manifestation, une coalition disparate d’opposants politiques et de personnalités de la culture ou des médias qui sont à la tête de la contestation lancée après les législatives de décembre, attendent des dizaines de milliers de personnes dans cette marche à Moscou, et des milliers d’autres dans le reste de la Russie.

Sous les slogans "Pour des élections libres" et "La Russie sans Poutine", l’opposition libérale avait rassemblé jusqu’à 100.000 personnes dans les rues de Moscou et plusieurs milliers dans le reste du pays, les 10 et 24 décembre.

"Cette marche est très importante, elle va montrer si la détermination est intacte dans l’opposition", a souligné l’analyste Maria Lipman, de l’antenne russe du Centre Carnegie.

La manifestation "n’influera pas directement sur l’élection, Poutine (crédité de 62% des intentions de vote dans un dernier sondage, ndlr) va gagner au premier tour", estime l’analyste, mais elle doit confirmer pour l’avenir "le réveil des positions citoyennes" en Russie.

Le mouvement de contestation, inédit depuis l’arrivée au pouvoir de M. Poutine il y a une décennie, avait suivi les législatives remportées avec près de 50% des voix par son parti Russie unie, et entachées de fraudes selon l’opposition, des ONG et les observateurs de l’OSCE.

Nombre d’opposants ont également dénoncé l’annonce comme un fait accompli, en septembre dernier, que M. Poutine, président de 2000 à 2008 puis chef du gouvernement faute de pouvoir enchaîner plus de deux mandats consécutifs, allait revenir au Kremlin en mars, reprenant la place qu’il avait du laisser à l’actuel président Dmitri Medvedev.

Les manifestations de décembre, d’abord dispersées sans ménagement par les forces de l’ordre, avaient ensuite été autorisées face à l’ampleur du mouvement, relayé et coordonné via les réseaux sociaux d’internet.

Elles avaient semblé avoir pris de court le pouvoir russe, habitué à manœuvrer au mieux sur une scène politique d’où toute véritable opposition avait été écartée depuis une décennie.

Sifflé pour la première fois en public dans un stade, raillé avec férocité dans les blogs, Vladimir Poutine avait aussi vu les sondages révéler une baisse inédite de sa popularité.

Le président Medvedev a annoncé en décembre des réformes politiques destinées à libéraliser le système électoral, des mesures perçues à la fois comme des concessions faites sous la contrainte et comme une manœuvre visant à endiguer le mécontentement, au même titre que l’ouverture de quelques dizaines d’enquêtes judiciaires sur des fraudes électorales aux législatives.

Mais, observait le quotidien en ligne gazeta.ru (libéral) la semaine dernière, "les derniers événements montrent que le moment d’effroi du pouvoir face aux manifestations est passé".

Vladimir Poutine a placé des hommes de confiance — souvent issus comme lui des rangs de l’ex-KGB — à des postes stratégiques comme celui de chef de l’administration présidentielle ou président de la Douma (Chambre basse du parlement) et il a accusé l’opposition de travailler pour les Occidentaux.

La chaîne de télévision NTV a diffusé il y a une semaine une émission visant à discréditer les principaux opposants en évoquant leur rencontre avec le nouvel ambassadeur américain à Moscou et des séjours présumés dans des hôtels de luxe à l’étranger.

A l’inverse, en s’exprimant notamment devant les ouvriers d’une usine de Sibérie, le Premier ministre a cherché, selon la presse libérale, à opposer le reste du pays aux classes moyennes moscovites qui incarnent la contestation.

La mairie de Moscou s’est quant à elle efforcée de limiter l’ampleur de la marche du 4 février, invoquant des questions de sécurité pour n’accepter qu’un itinéraire réduit par rapport à ce que souhaitaient les organisateurs.

Le parti démocrate Iabloko a pour sa part accusé le pouvoir de s’être débarrassé du candidat le plus gênant en excluant de la présidentielle son fondateur Grigori Iavlinski, interdit de scrutin la semaine dernière pour des irrégularités présumées dans la collecte de ses signatures de soutien.





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