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Amnesty prend la défense de Russes arrêtées pour une "prière" anti-Poutine

Amnesty International demande la libération de trois jeunes Russes, membres du groupe Pussy Riot, qui encourent 7 ans de détention pour une "prière punk" anti-Poutine chantée en février dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, selon un communiqué mercredi.

"Amnesty International appelle à la libération immédiate de trois jeunes femmes arrêtées en tant que membres du groupe punk Pussy Riot qui a interprété le 21 février une chanson contestataire dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou", déclare l’organisation dans un communiqué publié sur son site en russe.

"Dans la chanson, le groupe Pussy Riot critiquait le soutien et l’allégeance de certains représentants de l’Eglise orthodoxe au Premier ministre Vladimir Poutine. La chanson appelle aussi la Sainte Vierge à devenir féministe et à chasser Poutine", ajoute le communiqué.

Rappelant que les trois membres présumées du groupe, arrêtées, encourent 7 ans de détention pour "hooliganisme", le texte en russe juge que les jeunes femmes "peuvent être considérées comme des prisonnières de conscience".

La version en anglais du communiqué diffusé à Londres est sensiblement différente.

"Même si les trois femmes arrêtées avaient pris part à l’action, la sévérité de la réponse des autorités russes, leur placement en détention sous l’accusation pénale grave de hooliganisme ne serait pas une réponse justifiée à l’expression pacifique — même si elle est offensante pour beaucoup — de leurs convictions politiques", dit-il.

"Elles seraient alors des prisonnières de conscience", ajoute le texte.

Interrogé par l’AFP, le président d’Amnesty Russie, Sergueï Nikitine, a parlé d’une simple nuance de traduction.

Le chef de la commission consultative aux droits de l’Homme auprès du Kremlin, Mikhaïl Fedotov, a jugée "prématurée" l’évocation de prisonniers de conscience dans ce dossier, mais a estimé qu’il n’y avait pas matière à condamnation.

"Ce que ces jeunes femmes ont fait est immoral, mais il n’y a pas de fait criminel", a-t-il dit, cité par Interfax.

Le porte-parole du Patriarcat de Moscou, Vsevolod Tchapline, a de son côté estimé que les jeunes femmes avaient commis un "crime pire qu’un meurtre", à l’antenne de la radio Echo de Moscou.

"Ceux qui incitent à la haine entre croyants et non croyants, ce qui peut provoquer une guerre, doivent être punis", a-t-il dit.

Le 21 février, avant l’élection présidentielle du 4 mars remportée par le Premier ministre Vladimir Poutine, cinq jeunes femmes cagoulées et munies d’appareils de sonorisation s’étaient introduites dans la principale cathédrale de Moscou et avaient chanté leur "prière punk" devant l’autel.

"Mère de Dieu, chasse Poutine !", avaient-elles notamment chanté.





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