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Poutine, incontournable patron à poigne de la Russie

Vladimir Poutine, après une carrière d’espion et de haut fonctionnaire sans éclat, s’est mué, dans une ascension fulgurante, en dirigeant autoritaire et ne donne aucun signe de vouloir lâcher les commandes d’une Russie qu’il a remodelée en douze ans, pour le meilleur ou pour le pire.

Elu avec 62% des voix en mars à la tête de l’Etat, après huit ans comme président puis quatre comme Premier ministre, il n’a fait aucune concession à ses détracteurs qui pour la première fois avaient réussi durant l’hiver à mobiliser les foules contre lui.

Coriace voire cassant, il s’est efforcé de dénigrer ses opposants qui dénonçaient des fraudes électorales, les traitant tour à tour de singes ou d’agents à la solde de l’Occident qui cherchent à ruiner la "stabilité" instaurée en Russie après le chaos économique, social et politique des années 1990.

Et Vladimir Poutine, comme Dmitri Medvedev — à qui il a confié le Kremlin pendant quatre ans faute de pouvoir effectuer trois mandats consécutifs après ceux de 2000-2008 — l’ont martelé depuis : les bases du régime ne changeront pas.

"Tout ça, c’est pour longtemps", déclarait fin avril M. Medvedev, appelé désormais à remplacer son mentor au poste Premier ministre.
Vladimir Poutine, 59 ans, qui sera investi à la présidence le 7 mai pour six ans, a évoqué la possibilité de rester au Kremlin jusqu’en 2024.
De quoi rassurer ses partisans à qui les superlatifs ne manquent jamais pour décrire en "sauveur" cet homme au front dégarni et au regard perçant.

"Vladimir Vladimirovitch a prouvé plus d’une fois que même dans les pires conditions, il sait résoudre n’importe quel problème. Le pays, sous sa direction est prêt à tout surmonter", déclarait cet hiver, Sergueï Jelezniak, un des chefs du parti au pouvoir.

S’il a sorti le pays de l’ornière économique et politique post-soviétique, grâce à la manne pétrolière notamment, la recette a souvent été la même : l’intransigeance, parfois jusqu’à la férocité.

Il se targue ainsi de n’avoir jamais cédé aux "terroristes" tchétchènes, même lorsque cela a impliqué la mort de centaines d’innocents lors d’assauts ratés pendant les prises d’otages du théâtre de la Doubrovka à Moscou (2002) et de l’école primaire de Beslan (2004).

S’appuyant sur le FSB, la police, l’armée et ses proches de Saint-Pétersbourg, l’ex-Leningrad où il est né, Poutine a aussi mis au pas les "oligarques", ces hommes d’affaires sans scrupules qui jouaient un rôle politique central dans la Russie du président Boris Eltsine.

Certains sont exilés, le patron du groupe pétrolier Ioukos, Mikhaïl Khodorkovski, est emprisonné, les autres se sont soumis.

Les télévisions sont passées sous la coupe de l’Etat, tout comme des pans entiers d’une économie toujours minée par l’opacité et la corruption.

Judoka émérite, M. Poutine cultive son image de "dur", se montrant tantôt galopant torse nu à cheval, tantôt éteignant un incendie aux commandes d’un avion ou testant une Kalachnikov.

De sa vie privée par contre, de sa relation avec son épouse et ses deux filles, on ne sait presque rien.

"Il a passé sa vie au KGB, dans le secret. En devenant une figure politique publique, il a pu écrire son histoire, et l’histoire qu’il a écrite est celle d’un dur à cuire", relevait récemment la journaliste Masha Gessen, auteur d’une biographie critique, "Poutine, l’homme sans visage".

Selon les souvenirs de son ancienne institutrice publiés en 2004, M. Poutine a toujours aimé la manière forte. Grondé pour avoir cassé à 14 ans la jambe d’un camarade, il rétorqua : "il y a des gens qui ne comprennent pas les mots".

Pourtant c’est en réformateur qu’il est entré en politique en 1991, rejoignant le maire de Saint-Pétersbourg après une carrière au KGB dont les seules bribes connues font état d’un séjour en RDA (1985-1990).

En 1996, année où il intègre l’administration d’un Eltsine miné par l’alcool et la maladie, M. Poutine met même en garde contre la tentation d’un régime à poigne.

"Ce confort passera vite, cette poigne commencera à nous étrangler", disait-il dans une interview.

Au Kremlin, il séduit par sa diligence l’entourage de Eltsine qui croit pouvoir le contrôler. En 1998, il est parachuté à la tête du FSB (ex-KGB), un an plus tard il est Premier ministre, poste auquel il déclenche, après une vague d’attentats, la deuxième guerre de Tchétchénie.





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