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Succès de "L’Amour des trois oranges", l’opéra bouffe de Serguei Prokofiev, à l’Opéra Bastille

La Première le 23 jun 2012 à 19h30

S’inspirant de Gozzi et de son théâtre surréaliste, secondé par le grand dramaturge russe Meyerhold, Prokofiev compose avec L’Amour des trois oranges un des opéras bouffes les plus réjouissants de l’histoire, une fable brillante et savoureuse, un anti-théâtre radical et jubilatoire, qui est un émerveillement pour tous, petits et moins petits, grands et moins grands.

Le public parisien se presse pour découvrir le célèbre opéra de Serguei Prokofiev : c’est un bon spectacle familial, les effets spéciaux sont réussis ! "Les trois oranges" nous entraînent, ainsi, dans une course effrénée et jubilatoire !

L’opéra fut créé en version française en 1921 (livret de Prokofiev et de Véra Janacopoulos) puis représenté en russe à Léningrad en 1927.

Prokofiev rédigea le livret en russe mais c’est en version française que l’opéra fut créé le 30 décembre 1921 à l’Opéra lyrique de Chicago sous la direction du compositeur et grâce au soutien de la nouvelle directrice, Mary Garden, la créatrice de Pelléas et Mélisande et de Louise. Le succès public fut grand, mais la critique acerbe reprochait l’absence de mélodie. L’opéra fut ensuite représenté à Cologne (1925), Berlin (1926), puis en version russe à Leningrad et Moscou (1927). La France dut attendre 1956 pour voir la première représentation de L’Amour des trois oranges.

OPÉRA EN UN PROLOGUE ET QUATRE ACTES (1921)
MUSIQUE DE SERGUEI PROKOFIEV (1891-1953)
LIVRET DU COMPOSITEUR D’APRÈS LA COMÉDIE DE CARLO GOZZI
L’AMORE DELLE TRE MELARANCE
En langue française

Présentation

Il y a conflit à l’avant-scène : les Tragiques et les Comiques s’affrontent sur des sujets d’esthétique théâtrale. Les Lyriques viennent en aide aux premiers, réclamant des émois et des clairs de lune ; les Têtes-Vides volent au secours des seconds, exigeant du rire et de la farce. Les Ridicules chassent tout le monde et invitent les spectateurs aux aventures d’un prince mélancolique mais amoureux, le fils du Roi de Trèfle. Cette histoire est portée par une musique virtuose et sans cesse inspirée et c’est là qu’on entendra certaine marche, une des musiques les plus célèbres du XXe siècle. Composée en français par Prokofiev et créée à Chicago dans les années 1920, cette fantaisie théâtrale est un émerveillement pour tous, petits et moins petits, grands et moins grands.

- Orchestre et Choeur de l’Opéra national de Paris
- Alain Altinoglu Direction musicale
- Gilbert Deflo Mise en scène
- William Orlandi Décors et costumes
- Joël Hourbeigt Lumières
- Marta Ferri Chorégraphie
- Alessandro Di Stefano Chef de choeur

- Alain Vernhes Le Roi de Trèfle
- Charles Workman Le Prince
- Patricia Fernandez La Princesse Clarice
- Nicolas Cavallier Léandre
- Eric Huchet Trouffaldino
- Igor Gnidii Pantalon
- Vincent Le Texier Tchélio
- Marie-Ange Todorovitch Fata Morgana
- Alix Le Saux Linette
- Alisa Kolosova Nicolette
- Amel Brahim-Djelloul Ninette
- Hans-Peter Scheidegger La Cuisinière
- Antoine Garcin Farfarello
- Lucia Cirillo Sméraldine
- Vincent Morell Le Maître de Cérémonies
- Alexandre Duhamel Le Héraut


Le compositeur

Serguei Prokofiev, né le 11 avril 1891 à Sontsovka (Ukraine), mort le 5 mars 1953 à Nikolina Gora, près de Moscou. Après des études au Conservatoire de Saint-Pétersbourg sous la direction, entre autres de Rimski-Korsakov, Prokofiev fréquente, comme pianiste-compositeur, les « Soirées de Musique Contemporaine », où son style novateur, radical, volontiers provocant s’affirme déjà dans son Premier Concerto pour piano, sa Deuxième Sonate et surtout son Deuxième Concerto (1913). En 1915-1916, il écrit l’opéra Le Joueur, d’après Dostoievski, et un ballet commandé par Diaghilev, Ala et Lolly (qui deviendra la Suite scythe). Mais en 1917, en dépit de son tempérament révolutionnaire, il quitte la Russie et part pour les Etats-Unis, via le Japon. Pendant dix ans, il partage sa vie entre les USA, la France et l’Allemagne. Cette période voit la composition d’opéras (dont L’Ange de feu en 1920-1927), de ballets (Chout en 1920, Le Pas d’acier en 1927 et Le Fils prodigue en 1929), d’œuvres symphoniques (Deuxième et Troisième Symphonies en 1924 et 1928). En 1927, toutefois, il se réinstalle progressivement en URSS, où il prend la citoyenneté soviétique et devient, avec Chostakovitch, le compositeur officiel le plus en vue. Sa productivité s’intensifie encore : ballet Roméo et Juliette, musique pour les films Lieutenant Kijé et Alexandre Nevski, opéras Siméon Kotko et Les Fiançailles au couvent, concertos pour piano, etc. Pendant la guerre, il est évacué au Caucase, avec d’autres intellectuels soviétiques, où il compose la musique du film d’Eisenstein, Ivan le Terrible, l’opéra La Guerre et la Paix et sa Cinquième Symphonie. Après celle-ci, le succès de nouvelles œuvres comme le ballet Cendrillon est assombri par la publication, en 1948, du fameux « manifeste de Jdanov », qui critique son formalisme (comme celui de nombreux autres compositeurs soviétiques). Les œuvres suivantes (Sonate pour piano et violoncelle, Septième Symphonie, etc.) reflètent un réel effort de dépouillement, mais la mort de Prokofiev passe pratiquement inaperçue, car elle survient à la veille de celle de Staline.

L’œuvre

L’Explosion d’effets spéciaux et d’éclairages en tous genres vous permet d’atteindre l’évasion et le rêve !

Le livret est tiré d’une pièce de la commedia dell’arte de Carlo Gozzi que Prokofiev découvrit dans une revue du grand homme de théâtre russe Vsevolod. E. Meyerhold, elle-même intitulée L’Amour des trois oranges. Il met en scène un prince mélancolique qu’une méchante sorcière condamne à poursuivre trois oranges à travers le monde. Initialement, Prokofiev et Meyerhold devaient l’écrire ensemble, mais l’émigration du compositeur, en 1918, ne le permit pas et c’est en collaboration avec Véra Janacopoulos qu’il l’élabora, d’abord au Japon, puis aux Etats-Unis, où l’opéra devait être créé en 1919. Mais la mort subite du commanditaire, Cleonfonte Campanini, directeur de l’Opéra de Chicago, retarda la création de deux ans et ce n’est qu’en 1921 que l’œuvre put enfin voir le jour. Remportant un certain succès à Chicago, elle ne suscita que sarcasmes et incompréhension à New York deux mois plus tard.

Œuvre de transition, écrite à une époque où le genre opéra se cherchait une nouvelle identité, L’Amour des trois oranges doit beaucoup au contexte historique et culturel qui l’a vu naître. Prokofiev y bannit tout réalisme et toute psychologie, au profit de la bouffonnerie et de la stylisation des personnages. Ce faisant, il rompt avec le « théâtre bourgeois » issu du XIXe siècle et propose une nouvelle forme de spectacle, plus proche du rythme cinématographique du XXe siècle, où priment l’énergie, le rythme, la vitesse. Ainsi, dans cette partition pleine d’entrain et de vivacité, ce ne sont pas les airs ou les ensembles qui sont les plus frappants, mais les « danses », « cortèges » et bien sûr la fameuse « Marche » qui a rendu l’opéra célèbre. Et comme l’écriture de Prokofiev fait preuve d’un brio, d’un souffle et d’un sens des contrastes exceptionnels, elle rejoint la recherche de Meyerhold d’un « théâtre intégral », dépouillé des oripeaux du sentimentalisme ou de la lourdeur des allégories philosophiques.

La création

L’Amour des trois oranges a été créé le 30 décembre 1921 au Lyric Opera de Chicago.

L’œuvre à l’Opéra de Paris

Après deux représentations données en 1956 par le Théâtre national de Ljubljana au Palais Garnier, L’Amour des trois oranges a été représenté en 1983, à l’Opéra Comique, sous la direction musicale de Lawrence Foster et dans une mise en scène de Daniel Mesguich (décors et costumes de Mauro Pagano). L’œuvre est entrée au répertoire de l’Opéra Bastille en 2005, dans une mise en scène de Gilbert Deflo (décors et costumes de William Orlandi) dirigée par Sylvain Cambreling.

Argument

PROLOGUE

Devant le théâtre.

Différents groupes de spectateurs, les Tragiques, les Lyriques, les Comiques et les Têtes vides défendent leurs points de vue. Le groupe des Ridicules impose son choix. La pièce commence.

ACTE I. Le palais du roi : Le roi s’inquiète pour son fils malade et demande l’aide du bouffon Trouffaldino. Le ministre Léandre et Clarisse, la nièce du roi, conspirent contre la vie du Prince. L’esclave Sméraldine se joint à leur projet et appelle la magicienne Fata Morgana.

La marche de l’opéra est sans doute le passage le plus connu de l’œuvre !

Le monde magique- Combat entre Fata Morgana et le magicien Tchélio.

ACTE II. La chambre du Prince- Trouffaldino cherche à faire rire le Prince et l’emmène de force à la fête.

Au palais- Le Prince ne rit pas. Une querelle éclate entre Fata Morgana et Truffaldino. Le Prince rit. Fata Morgana lance un maléfice : le Prince doit trouver les trois oranges.

ACTE III. Le désert- Tchélio supplie Farfarello, l’esprit du vent, de déposer à terre le Prince et Trouffaldino. Tchélio les met en garde : la terrible cuisinière Créonte veille sur les oranges.

Chez Créonte- Trouffaldino séduit la cuisinière. Le Prince dérobe les trois oranges.

Le désert- Trouffaldino ouvre deux oranges et s’enfuit. Le Prince découvre Ninette dans la troisième. Fata Morgana lui substitue Sméraldine. Le roi oblige le Prince à prendre Sméraldine pour épouse.

Les artistes, la mise en scène, la chorégraphie, la musique, la lumière, le décor... tout est à couper le souffle. Beaucoup d’énergie mais aussi beaucoup de tendresse dans la façon de regarder la nature humaine.
C’est magnifique !

ACTE IV. Le monde magique- Tchélio et Fata Morgana s’injurient.

Au palais- Tchélio fait réapparaître la Princesse Ninette. Sméraldine, Clarisse et Léandre sont démasqués. Fata Morgana les sauve. Noces de Ninette et du Prince.

- Durée du spectacle : 2h30 avec un entracte
- Prix des places : 5€, 15€, 35€, 55€, 75€, 90€, 115€, 140€

Opéra Bastille
Place de la Bastille
75012 Paris
Métro : Bastille (1, 5, 8)





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