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La Russie mise sur l’espace et va y investir 40 milliards d’euros d’ici 2020

La Russie va investir 40 milliards d’euros d’ici à 2020 dans ses programmes spatiaux, a annoncé vendredi le président Vladimir Poutine, faisant de ce secteur fonctionnant en grande partie sur des acquis de l’époque soviétique une des priorités du pays.

En visite sur le chantier du cosmodrome Vostotchny, dans la région de l’Amour (Extrême-Orient), appelé à remplacer à terme celui de Baïkonour, datant de l’époque soviétique et que Moscou est contrainte de louer au Kazakhstan depuis la chute de l’URSS en 1991, M. Poutine a insisté sur la nécessité pour la Russie de conserver son statut de puissance spatiale.

Il effectuait ce déplacement à l’occasion de la Journée annuelle de l’Espace, 52 ans jour pour jour après le premier vol spatial, réalisé par le Soviétique Youri Gagarine
"Le développement de notre potentiel sera à l’avenir une des priorités de la politique de l’Etat", a-t-il assuré, soulignant l’importance stratégique, mais aussi économique, du secteur.

"Si le volume du marché est aujourd’hui de 300-400 milliards de dollars par an, en 2030 il pourrait atteindre 1.500 milliards de dollars. Nous devons exploiter pleinement cette +fenêtre d’opportunités+", a-t-il ajouté.

Dans cette perspective, "entre 2013 et 2020, environ 1.600 milliards de roubles seront accordés aux programmes spatiaux", a-t-il promis, précisant qu’en 2013, le montant des investissements publics dans ce secteur s’établissait déjà à 181 milliards de roubles (4,5 milliards d’euros).

"En termes de fonds investis, nous occupons la troisième place derrière les Etats-Unis et l’Union européenne", a-t-il souligné.

Le chef de l’Agence spatiale russe Roskosmos, Vladimir Popovkine, a expliqué dans un entretien au quotidien officiel Rosssiïskaïa Gazeta que le budget de la Russie en matière spatiale avait dépassé celui de la Chine et était désormais équivalent à celui de l’Agence spatiale européenne (ESA).

M. Poutine a fixé pour tâche de "réaliser des projets prometteurs dans le domaine des lanceurs de fusées et des nouveaux engins spatiaux, ainsi que l’élaboration et la production de moteurs de fusées plus puissants que ceux qui sont actuellement produits".

Il a relevé que, la priorité ayant été longtemps donnée aux projets de vols habités, la Russie avait pris du retard dans d’autres domaines comme les systèmes de communications satellite, les moyens d’observation de la Terre, ainsi que "l’espace lointain".

Il a estimé qu’il fallait "conserver ce qui a été acquis dans les vols pilotés", où la Russie avec ses lanceurs Soyouz est à ce jour la seule à pouvoir acheminer les équipages de la Station spatiale internationale (ISS), mais aussi "mettre à niveau les autres domaines".

Vladimir Poutine a évoqué même l’idée de créer un "ministère de l’Espace" pour mener à bien ces projets.

Le secteur spatial a été secoué ces deux dernières années par une série de revers cuisants, dont l’échec de la mise en orbite de satellites de communication ou des difficultés lors de l’arrimage à l’ISS d’un vaisseau cargo Progress.

En septembre, M. Poutine a signalé sa volonté de reprendre en mains ce secteur et limogé le dirigeant d’un des principaux centres spatiaux du pays, demandant que lui soient présentés si nécessaire les noms de nouveaux responsables à sanctionner.

S’exprimant par visioconférence avec l’équipage de la Station spatiale internationale, le chef de l’Etat a souligné que le cosmodrome Vostotchny permettrait à la Russie de réaliser un grand nombre d’objectifs.

"Nous prévoyons d’effectuer ici des lancements de vols habités, de travailler sur l’espace lointain. C’est ici un très bon site. Nous avons mis beaucoup de temps à le choisir, mais maintenant le travail bat son plein", s’est-il félicité.

Il a rappelé que les premiers lancements seraient effectués en 2015, et que les premiers vols habités depuis ce complexe étaient prévus pour 2018.

M. Popovkine a de son côté indiqué dans son entretien que la Russie expérimenterait dès 2018 un moteur spatial nucléaire pouvant fournir énergie et propulsion à des stations orbitales mais aussi pour un éventuel voyage vers Mars.





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