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Ligne directe avec Vladimir Poutine

Le président russe, Vladimir Poutine a répondu jeudi à la télévision aux questions de ses concitoyens sur tous les sujets, des problèmes de tous les jours à ceux de politique étrangère, un peu moins d’un an après son retour au Kremlin.

"Ligne directe avec Vladimir Poutine" : la séance de questions-réponses a été diffusée en direct par trois chaînes de télévision et trois stations de radio, pendant plusieurs heures (4H45 non-stop !), a fait l’objet d’une large publicité préalable, avec des clips appelant les Russes à poser leur question au président.

Ce type de séance de questions-réponses où M. Poutine assume un rôle volontiers paternaliste mais peut aussi lancer des piques sur des sujets sensibles de politique intérieure ou étrangère, est devenu une tradition annuelle en Russie depuis l’arrivée au pouvoir de l’ex-agent du KGB il y a 13 ans.
M. Poutine, qui avait laissé en 2008 la présidence à son ancien chef de cabinet Dmitri Medvedev faute de pouvoir légalement effectuer un troisième mandat consécutif, avait maintenu la tradition en qualité de Premier ministre, montrant clairement sa domination sur le pays.

C’est la première fois qu’il se livre à l’exercice depuis qu’il est revenu au Kremlin en mai dernier pour un troisième mandat. Mercredi à la mi-journée, le nombre de ces questions était déjà de 1,2 million, parvenues au Kremlin via l’internet, des sms ou des centres d’appel organisés pour l’occasion.

Le Kremlin a indiqué sur son site "Poutine.au.Kremlin.ru" que les questions "les plus intéressantes et celles qui sont le plus d’actualité" seraient posées au président. La plupart des questions ont abordé des sujets relevant de préoccupations de la vie quotidienne, alors que l’économie russe voit sa croissance fléchir, que les inégalités sociales sont criantes et la corruption endémique.

M. Poutine a également abordé la politique internationale, marquée par l’opposition avec les Occidentaux sur la Syrie et la détérioration des relations avec les Etats-Unis.

Le président russe Vladimir Poutine a promis jeudi de maintenir le cap de sa politique économique malgré des "signaux alarmants" et les critiques de son ancien ministre des Finances qui l’a accusé de se contenter de "demi-réformes".

Vladimir Poutine a évoqué les "signaux alarmants liés au ralentissement du rythme de la croissance", qu’il a expliqués par la crise dans la zone euro, où se trouvent les principaux partenaires commerciaux de la Russie, et par "une politique du crédit trop stricte" qui bride l’activité.
"Prendre des mesures économiques difficiles sans regarder les conséquences sociales n’est pas toujours justifié, surtout dans notre pays où les revenus de nos citoyens restent très modestes", a estimé le président.
Plus généralement, Vladimir Poutine a balayé les appels à un remaniement du gouvernement.

La croissance a ralenti à 1,1% au premier trimestre par rapport à la même période un an plus tôt. Le gouvernement vient de réduire sa prévision de croissance pour 2013 à 2,4% contre 3,6% attendu auparavant et après 3,4% l’an dernier.

Ce coup de frein à l’activité a poussé le président à demander à son gouvernement de plancher sur des mesures de relance.

Présent dans le studio, Alexeï Koudrine, ministre des Finances entre 2000 et 2011, a vivement critiqué la politique actuelle du gouvernement. "Un système de demi-mesures et de demi-réformes ne va pas fonctionner. A l’heure actuelle nous n’avons pas de programme pour sortir le pays de sa dépendance au pétrole"..

Vladimir Poutine s’est livré à un éloge de son interlocuteur et reconnu qu’il lui avait proposé de revenir au pouvoir, sans préciser à quel poste.
Il a cependant estimé que si M. Koudrine était "le meilleur ministre des Finances", il ne ferait un aussi bon ministre des Affaires sociales.

V. Poutine a aussi justifié les poursuites contre des opposants et la campagne sans précédent lancée contre les ONG ayant bénéficié de financements étrangers, et considérées à ce titre comme des "agents de l’étranger" selon une nouvelle loi. Le président russe, Vladimir Poutine, a déclaré jeudi avoir ordonné d’être objectif à l’extrême dans le procès pour détournement de fonds de l’opposant Alexeï Navalny, qui se dit victime de poursuites politiques. J’ai demandé au procureur général et aux autres organes qu’on soit objectif à l’extrême, a déclaré M. Poutine à la télévision, répondant en direct à une série de questions de ses concitoyens.
La veille, Alexeï Navalny, jugé à Kirov (900 km à l’est de Moscou) pour détournement de fonds, avait dénoncé son procès comme une vengeance visant essentiellement selon lui à l’écarter de la scène politique.

M. Navalny, un avocat de 36 ans devenu une figure de proue de la contestation en Russie, s’est fait connaître par des révélations publiées sur l’internet sur la corruption des élites russes.

Ceux qui se battent contre la corruption (...) doivent être eux-mêmes blancs comme neige, a déclaré à ce sujet M. Poutine jeudi.
Celui qui crie au voleur, cela ne veut pas dire qu’il a le droit de voler lui-même, a ajouté le chef de l’Etat russe.

L’opposant est accusé d’avoir organisé en 2009 le détournement de 16 millions de roubles (400.000 euros) au détriment d’une exploitation forestière, Kirovles, alors qu’il était consultant du gouverneur libéral de la région, faits pour lesquels il encourt jusqu’à dix ans de prison.





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