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Navalny, l’opposant numéro un, en pleine campagne pour la mairie de Moscou

"Bonjour, mon nom est Alexeï Navalny et j’ai 37 ans", lance l’opposant numéro un à Vladimir Poutine devant une foule de Moscovites venus écouter un de ses discours de campagne en vue des élections municipales à Moscou le 8 septembre.

Distribution de tracts par des volontaires, multiplication des rencontres dans la rue avec les habitants..., ce juriste de formation, qui s’est fait connaître en dénonçant sur son blog et les réseaux sociaux des scandales de corruption au sein des puissantes entreprises publiques, mène depuis quelques semaines une campagne active à Moscou, bien qu’il risque 5 ans de prison.

Devenu opposant numéro un du président russe Vladimir Poutine lors des manifestations de 2011-2012, il a été condamné le 18 juillet à cette peine pour le détournement de fonds, qu’il conteste, d’une exploitation forestière publique.

Ce père de deux enfants, qui ne cache pas ses ambitions présidentielles, a cependant, contre toute attente, été remis en liberté le lendemain jusqu’à l’examen de son pourvoi en appel.

Interrogé lors de son meeting par un habitant lui demandant comment il pouvait continuer à faire campagne dans ces conditions, le charismatique opposant rétorque, sûr de lui : "Est-ce que j’ai l’air de quelqu’un qui est en prison ?".

"Non !", scande alors la foule.

"Ils ne peuvent pas mettre en prison une personne qui est soutenue par des millions de gens !", renchérit M. Navalny.

Dès son retour en train de Kirov (900 km à l’est de Moscou), où s’est déroulé son procès, l’opposant avait expliqué, devant des centaines de partisans venus l’accueillir en héros, sa libération par les manifestations de soutien à Moscou et Saint-Pétersbourg (nord-oust) le jour de sa condamnation.

Mais selon un récent sondage du centre indépendant Levada, M. Navalny est crédité de seulement 8% des voix, loin derrière l’actuel maire, Sergueï Sobianine, du parti au pouvoir, qui obtiendrait plus de 70% des suffrages.

M. Navalny et son équipe ne baissent pourtant pas les bras.

QG en plein centre de Moscou, où des dizaines de volontaires organisent les diverses actions, photographe personnel.., l’opposant mène une campagne inédite en Russie, notamment en allant à la rencontre des Moscovites dans la rue.

Le week-end, il participe à cinq meetings par jour dans divers endroits de la capitale, et à trois les jours de semaine, chacun durant environ une quarantaine de minutes.
Durant ces rencontres, il souligne le fait qu’il est "un Moscovite ordinaire", qui s’inquiète pour ses factures d’électricité dans son appartement situé loin du centre-ville, dans le quartier de Maryno.

Pourfendeur de la corruption, il promet de renvoyer les "15%" de responsables corrompus et de dépenser le massif budget de Moscou, de plus de 50 milliards de dollars (37,5 milliards d’euros), de manière effective, s’il est élu.

Néanmoins, l’opposant n’hésite pas non plus à user de rhétoriques populistes, notamment lorsqu’il s’en prend au problème de l’immigration illégale, notamment de personnes en provenance d’ex-républiques soviétiques d’Asie centrale. Il propose alors de mettre en place un système de visas pour enrayer le flux de migrants et d’imposer la mise en place de contrats de travail transparents pour rendre les emplois attractifs aux locaux.

Insistant sur le fait qu’il souhaite aller à la rencontre des "simples Moscovites", M. Navalny n’annonce pas publiquement les lieux où vont se dérouler ses meetings.
Ses partisans distribuent et collent seulement des tracts dans les quartiers pour annoncer les rencontres.

Selon son QG, cette stratégie est délibérée afin de montrer qu’il n’a pas seulement le soutien de Moscovites issus de la classe moyenne, férus de Twitter et des réseaux sociaux.

Effectivement, lors de ses meetings, nombre de passants s’arrêtent pour l’écouter, voire lui poser des questions.

"Toutes ses propositions sont réalistes", conclut Tatiana Issakova, une retraitée, à la fin d’un meeting.

"Je vois que cette personne ne fait pas que parler mais agit aussi", renchérit Anna Moïsseïeva, professeur à l’université.

D’autres estiment cependant que M. Navalny n’offre "aucune idée positive" et qu’il est de surcroît soutenu "par l’étranger".

"Sa politique est destructrice", lance ainsi Nikolaï Bogachev, un étudiant de 22 ans, après avoir déchiré un tract de campagne.





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