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Le PUY DU FOU en Crimée : nouveau symbole de l’alliance franco-russe

Jeudi 14 août 2014

La rencontre de M. Philippe de Villiers avec le Président russe à Yalta a relancé un magnifique projet vieux d’environ dix ans.

Il s’agit de la construction prévue d’une version russe (enfin, byzantine pour la Crimée) du Puy du Fou, un parc au service de l’esprit européen dans toute la grandeur de son passé chevaleresque. M. Jean Geronimo, docteur et chercheur en économie, a beau expliquer à Ouest-France que Poutine, en bon « prédateur », ne pense qu’à redresser son image, il n’en demeure pas moins que ce projet va contribuer et à renforcer l’attractivité naturelle de la péninsule et à remettre en valeur le lien civilisationnel qui unit France et Russie.

Intervention de Nicolas de Villiers, Président de l’Association du Puy du Fou.

« Pourquoi est-ce que Le Puy de Fou, un parc qui incarne par excellence l’histoire française, a décidé de s’étendre à la Russie et notamment à sa partie criméenne ?

Nicolas de Villiers. D’abord parce que la Russie a une histoire très riche et qui nous inspire pour les spectacles vivants qui sont vraiment le cœur de notre métier et le cœur de ce que nous proposons à nos visiteurs. Nous avons fait en France un parc sur l’histoire de France, il nous paraissait donc naturel de faire un parc sur l’histoire de la Russie. Et la Russie nous attire aussi parce que nous avons en commun un socle culturel qui rapproche nos civilisations, nous avons des civilisations proches, il ne faut pas oublier que Dostoïevski écrivait en français et que les proches du Tsar Nicolas II parlaient encore français il y a un siècle. L’amitié franco-russe est donc très ancienne et il y a surtout en commun le socle de la chrétienté qui nous permet de puiser dans l’histoire russe, pour nous Français d’une manière assez naturelle, des thèmes qui sont formidables pour nos spectacles. Voila les raisons qui nous rapprochent de la Russie. Concernant la Crimée : voilà 10 ans qu’on rêvait d’y faire quelque chose parce que cette péninsule est une terre très symbolique de l’histoire du monde et plus particulièrement de l’histoire occidentale depuis des siècles dans la mesure où la Crimée a été traversée par toutes les grandes civilisations. Elle est au carrefour de l’histoire de monde, à travers l’histoire de Rome, l’histoire de Byzance bien sûr mais aussi l’histoire de Moscou puisque la Crimée est russe depuis des siècles. C’est pour cela qu’il nous a paru assez naturel d’aller en Crimée et d’ouvrir un parc à Moscou consacrée à l’histoire russe. Mais pour faire un parc sur l’histoire de Byzance qui a une histoire que nous attire beaucoup et dont on rêve depuis des années d’interpréter en spectacles, et bien c’est en Crimée tout naturellement qu’il nous fallait aller. Ainsi, lorsque Poutine nous a proposé de lancer un projet en Crimée, nous en avons été ravis et nous avons immédiatement considéré que c’était une opportunité formidable.

Qui est-ce qui va gérer la construction des parcs ?

Nicolas de Villiers. Nous allons, j’entends par là l’équipe française du Puy du Fou, diriger la construction des parcs mais naturellement avec des entreprises russes. Ce sont des entreprises russes qui vont construire, donc ça va créer d’abord de l’emploi en Russie, même si ça va créer aussi un peu d’emploi en France, pour la partie conception et direction de la construction. Est bien c’est d’abord en Russie que les entreprises vont travailler à la construction de ces projets.

Ne craignez vous pas que de nouvelles sanctions, si elles interviennent, ébranleraient votre double projet ?

Nicolas de Villiers. Nous ne craignons pas les sanctions aujourd’hui tout simplement parce qu’il faudrait, pour que le projet soit bloqué, que la Russie prenne des sanctions contre le Puy du Fou. Or nous savons, puisque nous avons été reçus par Vladimir Poutine, que la Russie n’a pas l’intention de sanctionner le Puy du Fou. Au contraire, la Russie approuve vraiment ce projet. Maintenant, s’il y avait des sanctions venant de l’autre côté, ce serait des sanctions qui viendraient de l’UE. Mais il semble absurde d’imaginer que Bruxelles sanctionne une entreprise française, c’est-à-dire une entreprise de l’UE. D’une certaine manière, elle tirerait contre son camp, chose totalement déplacée. Quand on sait que de grandes entreprises françaises ou européennes ont conclu ou sont en train de conclure des accords important avec la Russie, il parait impensable que les dirigeants européens empêchent les entreprises françaises telles que le Puy du Fou de se développer en Russie. Nous ne craignons donc pas la politique des sanctions parce que nous ne nous sentons pas du tout concernés par celles-ci. Nous pensons au contraire que ce que notre projet est un acte de paix et non pas un acte de guerre. Par conséquent, nous considérons d’une certaine manière que nous concourrons à apaiser le climat de tension, en cultivant, en entretenant, et en enrichissant le dialogue franco-russe.

Les projets de construction de nouveaux Puy du Fou se concrétisent au moment où le Kremlin est tenu responsable de toutes les misères du monde, plus particulièrement de la guerre civile sévissant sur le sol ukrainien. Pourquoi avoir choisit ce moment difficile ?

Nicolas de Villiers. Cette opportunité s’est présentée à nous il y a très longtemps, c’est-à-dire bien avant la montée des tensions internationales, bien avant la politique des sanctions. Cela fait des années que nous travaillons sur l’idée de nous implanter en Russie et que nous avions dans l’idée de venir installer un parc près de Moscou ou bien en Crimée. Par conséquent, nous n’avons pas cherché à venir en Russie au moment même où il y a des tensions entre la Russie, l’Amérique, et l’UE qui naturellement fait du suivisme, mais nous avons progressivement cherché à consolider ce partenariat avec nos amis russes. Les choses se sont faites au moment où elles devaient se faire et il se trouve que la Crimée est maintenant pleine de projets puisqu’elle est revenue en Russie. Les choses se sont faites de manière assez naturelle pour nous, nous n’avons pas cherché, encore une fois, à être dans un calendrier de tensions.

Maintenant, je crois qu’il faut préciser que les dirigeants européens pensent d’une manière, en estimant que la Russie est responsable d’un certain nombre de choses, les peuples européens pensent parfois de manière différente, les entreprises pensent de manières différentes de leurs dirigeants. Et ce n’est pas parce que les dirigeants européens considèrent que la Russie est responsable de telle ou telle situation que les entreprises européennes pensent la même chose, il ne faut pas confondre les dirigeants et les peuples »





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