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Poutine remplace le puissant chef de l’administration présidentielle

Vladimir Poutine a opéré vendredi un changement majeur au Kremlin en remplaçant le chef de son administration, un poste stratégique à un an et demi de la présidentielle, occupé jusqu’à présent par un de ses proches, Sergueï Ivanov.

En vertu de deux décrets publiés simultanément, M. Ivanov, ex-espion du KGB et ex-ministre de la Défense âgé de 63 ans, est remplacé par son adjoint Anton Vaïno, ancien diplomate de 44 ans décrit par les médias russes comme un haut fonctionnaire loyal, indépendant des clans gravitant autour du chef de l’Etat.

Opéré selon M. Poutine à la demande du sortant, ce changement est celui qui s’est produit au niveau le plus élevé depuis des années au Kremlin.

Il intervient deux semaines après une valse des responsables régionaux, que certains experts considèrent comme une manière pour le pouvoir de se mettre en ordre de bataille avant les législatives du 18 septembre et surtout avant la présidentielle de 2018, dans un contexte de crise économique et de tensions avec les Occidentaux.

Dans un entretien avec les deux hommes diffusé à la télévision, M. Poutine a assuré être "content" du travail de celui qui était le chef de l’administration présidentielle depuis 2011, soit quelques mois avant son retour au Kremlin, en 2012.

"Je me souviens bien de notre accord, du fait que vous m’avez demandé de ne pas vous employer plus de quatre ans à ce travail de chef de l’administration présidentielle, et je comprends donc votre désir de passer à un autre domaine", a expliqué le président.

Sergueï Ivanov a été nommé représentant spécial du chef de l’Etat pour les questions liées à l’environnement et aux transports.

Il est considéré comme un très proche allié de Vladimir Poutine. Comme lui, il a travaillé pour le KGB, notamment à Londres, d’où il a d’ailleurs été expulsé en 1983, en Scandinavie et au Kenya.

Il a également en commun avec le président, dont il a été parfois considéré comme un dauphin potentiel, d’être originaire de Saint-Pétersbourg, deuxième ville du pays et ancienne capitale impériale.

En 2001, un an après l’arrivée de Vladimir Poutine au Kremlin, il a été propulsé à la tête du ministère de la Défense où il est resté près de six ans et où il a vu son poids politique augmenter.

M. Ivanov a observé qu’il détenait le record de longévité aux fonctions de chef de l’administration présidentielle, qu’il a occupé quatre ans et huit mois, et assuré que son remplaçant disposait de "toutes les qualités" nécessaires.

Ancien diplomate en poste notamment à Tokyo, Anton Vaïno a commencé à travailler au protocole de la présidence en 2002. Il occupait depuis le retour de Vladimir Poutine au Kremlin en 2012 le poste d’adjoint de M. Ivanov.

Né à Tallinn dans l’Estonie qui faisait partie à l’époque de l’URSS, il est le petit-fils d’un chef du Parti communiste d’Estonie à l’époque soviétique, Karl Vaïno.

Pour le politologue Stanislav Belkovski, il s’agit d’un "homme de confiance de Vladimir Poutine", "un technicien". "Il n’est pas lié à lui par des années d’amitié personnelle et, psychologiquement, Poutine se sent plus à l’aise avec ces gens-là", a-t-il expliqué sur la radio Echos de Moscou.

Plusieurs anciens proches du maître du Kremlin ont perdu leur poste en l’espace d’un an, de l’ex-patron des chemins de fer Vladimir Iakounine, au directeur des douanes Andreï Belianinov, limogé fin juillet.

Pour l’expert en communication politique Dmitri Abzalov, cité par l’agence publique de presse Ria-Novosti, "la nomination de M. Vaïno (...) doit renforcer l’efficacité de l’administration et la préparer à un calendrier électoral difficile avec la présidentielle en 2018".

Le président a demandé à M. Vaïno de se concentrer en particulier sur les questions économiques : la Russie commence à peine à voir le bout d’un an et demi d’une profonde récession due à l’effondrement des prix des hydrocarbures, dont dépendent fortement le budget et l’activité, et aux sanctions imposées par les Occidentaux en raison de la crise ukrainienne.

Si l’économie semble se stabiliser après une crise qui a fortement affecté le pouvoir d’achat des Russes, les autorités craignent désormais une stagnation faute de réformes structurelles qui devraient occuper une place importante dans la campagne présidentielle.





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