Cinéaste russe habitué de la croisette, Alexandre Sokourov est un plasticien du 7e art, un artiste intéressé avant tout par la maîtrise et la perfection de la forme cinématographique. Né en 1951 à
Podorvikha dans la région d'Irkoutsk, Alexandre Sokourov signe son premier film de fiction
La Voix solitaire de l’homme en 1978 après avoir réalisé de nombreux documentaires. Son œuvre est longtemps réservée à un public de cinéphiles exigeants jusqu’à la sortie remarquée du sublime
Mère et fils en 1996. En 1995, l'Académie cinématographique européenne
l'inscrit sur la liste des cent meilleurs metteurs en scène du monde. Il est
aussi lauréat de nombreux autres Prix...
PERE, FILS (OTETS I SYN)
Film français, allemand, néerlandais, italien, russe (2003). Drame. Durée : 1h 24mn.
Date de sortie : 21 Janvier 2004
Avec Andrey Shchetinin, Aleksey Neymyshev, Alexander Rasbash, Fedor Lavrovasukhina...
Réalisé par Alexandre Sokourov
MERE ET FILS (Mat'I Syn)
de Sokourov - Russie, 1997, coul., 1h10
C'est l'inspiration la plus expérimentale du cinéaste (...) qui atteint sa
plénitude dans ce film, où une mère et son fils vivent leurs derniers
jours ensemble, au coeur d'un monde métamorphosé par l'intimité de leur
échange, par la force que leur tendresse oppose, en vain, au temps qui
passe, à la vieillesse, à la maladie, à la mort. Frédéric Strauss.
LE JOUR DE L'ÉCLIPSE - (DNI ZATMENIA)
de Sokourov - Russie, 1988, coul., 2h15.
L'œuvre la plus connue d'Alexandre Sokourov est étrange et pénétrante
(...). Le cinéaste y déploie toute sa magie pour créer ce banal insolite,
cette étrangeté familière, proche d'un surréalisme dépouillé de sa
dimension baroque sous la menace d'une fin du monde. Images d'un bout du
monde caniculaire, en sépia saturé, désert, vue aérienne d'une ville déjà
vestige, mongoliens, figures prémonitoires d'une mutation catastrophique,
enfant-ange tombé du ciel non par la disgrâce, mais de carence, et au beau
milieu, un jeune médecin en stand-by, entre ici et nulle part... François Niney
LA MAISON DES CŒURS BRISES (LA) - (SKORBNOYE BESCHUVTVIE)
de Sokourov - URSS, 1983-1987, coul., 1h50.
Très lointainement inspiré par Bernard Shaw, Sokourov situe son film dans une optique non figurative où le récit se disloque, où des actualités d'époque (la guerre notamment) viennent ponctuer, déplacer la scène bourgeoise du drame des individus. Le film est en cinémascope et les actualités s'en trouvent aplaties, déformés : rapport d'étrangeté qui interdit la complaisance spectatorielle à la "réalité", à l'"horreur". François Albéra
LA VOIX SOLITAIRE DE L'HOMME(Odinokij golos
celoveka)
de Sokourov - URSS - 1978-1987, coul., 1h31.
Ce film est un essai de jeunesse. Il est pourtant parfaitement inutile - car évident - de recenser ce qui, plus tard, atteindra à une expression mature. L'homme sait déjà exactement ce qu'il veut : filmer la mort - ou plutôt : son approche -, construire chaque scène comme un dispositif préparatoire, confronter le corps de ses acteurs à leur disparition, faire un cinéma de l'acte final. Olivier Joyard
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