Théâtre albanais en France
11 - 16 octobre 2005
Aujourd’hui, cette culture albanaise est une nouvelle messagère, elle a de nouvelles couleurs et tonalités. Elle a l’éclat de la dynamique d’une époque que nous vivons en ce début de millénaire. Par delà les frontières, la culture albanaise actuelle, est une culture ouverte, vecteur d’une coopération et d’une amitié sincère. C’est une culture où se mêlent le passé, le présent, le futur, et où s’interpénètrent la nation, les Balkans et l’Europe, où dominent l’humanisme, l’esprit d’amour !
PROGRAMME :
’Vania’ de A. Tchékhov au Centre Culturel Jean Vilar
Mardi 11 Octobre à 20h30
Mercredi 12 Octobre à 20h30
Adaptation et mise en scène
Joséphine Décheneaud
Avec : Catherine Bloch, Stéphane Debureau, Stefan Godin,
Aurélie Reygner, Caude Crétient, Christelle Tardo-Dino.
Lumières : Cyrile Hamès.
Scénographie : Francis Déchenaud, Fanny Beltrami
Compagnie Picolo
Parce que la quête du bonheur, le temps qui passe, qui a passé, plus que le besoin de vivre, le besoin d’exister, les amours non partagées, la vie, dans ce qu’elle a de plus concret et de plus secret, parce que Tchekhov, un siècle après rassemble tous les publics et tous les comédiens, parce que la rencontre entre ceux qui jouent et ceux qui regardent est intense, nous avons monté cette adaptation de Vania.
Et c’est, à chaque fois un éblouissement, une alchimie prodigieuse : arriver à dévoiler l’humain, sans jamais le condamner, dans ce qu’il a de plus enfoui, et avec une telle simplicité, ça relève du très grand art.
Nous avons cherché cette légèreté, ce rythme, cette vivacité, évitant tout commentaire, il s’agissait de demander aux comédiens l’une des choses essentielles au théâtre : La vie.
Nous avons voulu une Nounou omniprésente, personnage essentiel de la mise en scène, coryphée, spectatrice souvent muette de cette débâcle.
Nous avons voulu des tensions, de l’urgence, des entrées et des sorties de partout ; Il y a 26 pièces dans la grande maison.
Nous avons voulu pour principal élément de décor, la table au samovar et à la vodka, seul remède au désespoir.
Vania, c’est un orage, la tension est larvée, jusqu’à cette explosion, la pluie apaise ensuite, et tous repartent vers leurs destins, exceptés Sonia et Vania, les grands perdants.
Vania, c’est un orage...
’Une Demande en Mariage’ de A. Tchekhov au Théâtre de Picolo
Jeudi 13 Octobre à 20h30
Vendredi 14 Octobre à 20h30
Mise en scène : Nikson Pitaqaj
Avec : Henri Vatin, Lesle Salomon, Joseph Hernandez
Assistante : Mireille Jomard
Compagnie Libre d’Esprit
« Ceci est notre terrain, là, ce sont mes terres... »
Mettre en scène Tchekhov, c’est comme si on décidait d’escalader le Mont Blanc le soir du réveillon : cela fait peur !
En lisant « Une demande en mariage », l’époque de son écriture disparaît devant mes yeux d’un seul coup. Ses trois personnages qui sont voisins ne sont pas d’accord sur l’appartenance de leurs terrains. Un sujet qui me suit depuis ma naissance ! « Ceci est notre terrain, là, ce sont mes terres... » Et les conflits commencent et ne s’arrêtent jamais. C’est juste par principe et rien d’autre.
Ce qui est intéressant chez les personnages de Tchekhov, c’est qu’ils se battent pour leur espace, leur bien, jusqu’à la destruction. Je fais partie de gens qui ont vécu de telles situations, et j’ai vu des personnes et un pays entier voler en éclats. Ce même pays où peu de monde souhaite aujourd’hui rester. Et pourtant, beaucoup ont laissé leur vie pour le simple fait qu’ils croyaient avoir raison.
Dans « Une demande en mariage », il s’agit de tout sauf d’amour. Comme le personnage de Lomov en parle très bien : Natalia Stépanovna est une excellente maîtresse de maison, elle n’est pas mal de sa personne, elle a de l’instruction... que me faut-il de plus ? Tchekhov a-t-il deviné cent ans plus tôt ce que je vis actuellement ? Pourtant, il a écrit noir sur blanc que ces terres pour lesquelles on se bat tant, nous finirons tôt ou tard par les abandonner. Il s’agit bien d’une pièce comique, mais avec des personnages très compliqués qui nous posent des vraies questions.
C’est un jeune Tchekhov, qu’on verra sur scène. Avec une scénographie simple, une musique orientale, des situations absurdes, mais des personnages très vrais. Car, il s’agit d’un auteur éternel qui traite de sujets qui nous concernent tous.
Nikson Pitaqaj
’Galani’ d’après la pièce Bertrand de S. Mrozek au Centre Culturel Jean Vilar
Samedi 15 0ctobre à 20h30
Dimanche 16 Octobre 17h 00
Mise en scène : Bekim Lumi
Avec : Astrit Kabashi, Fatmir Spahiu, Eshref Durmishi
Création de lumière : Skender Latifi
Théâtre Dodona / Kosovë
Le grand père et son petit fils sont à la recherche de Galan, ils veulent le tuer avec un fusil de chasse.
L’ennui est qu’ils ne le connaissent pas et qu’ils ignorent qui il est. Comme ils ignorent son existence, ils doutent que n’importe quel humain dans ce monde peut être d’une manière ou d’une autre un Galan.
Passons... on cherche, on cherche et on ne le trouve nul part. Une aventure d’après Galan. Ainsi on se dirige tout droit chez l’ophtalmologue qui après avoir fait un contrôle au grand-père constate que sa vue à diminué. Le généraliste voit aussi que le grand père est analphabète. Mais le petit fils et le grand père pense que l’ophtalmologue c’est Galan. L’ophtalmologue proteste et montre sa carte d’identité, il explique que ce n’est pas lui Galan. Le petit-fils et le grand-père doute de tous les êtres humains, et décident de lui prendre de force ses lunettes. Ils constatent que Galan c’est bien l’ophtalmologue. L’ophtalmologue ne peut prouver son innocence par la prière, la pitié, les explications. Puis ils décident de le tuer avec le fusil de chasse du grand père. Ils se préparent pour accomplir l’acte, mais quelques secondes avant de l’assassiner, l’ophtalmologue se rend.
Il explique au grand-père et au petit-fils que le vrai Galan ce n’est pas lui mais l’un de ses patients, lequel doit venir dans quelques instant. Puis ils décident d’annuler pour un instant son assassinat. Armer jusqu’au dent ils montent la garde pour attendre l’arrivé du patient. Au bout d’un moment l’ophtalmologue réagi, et essaie de leur apprendre que le « jeux » pour eux et terminé. Galan n’est rien d’autre q’un personnage fictif, un terrain de jeu d’après une idée d’un médecin Nazis. « L’ophtalmologue » traite ses patients, le grand-père et sont petit-fils comme « l’homme animal » dans un laboratoire d’expérimentation.
Centre culturel Jean Vilar
1, rue Lénine
93 L’Île-Saint-Denis
Maison de Théâtre et de la Danse
75/81, Avenue de la Marne
93 Epinay-sur-Seine
Théâtre de Picolo
58, rue Jules Vallès
93 Saint-Ouen
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