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2003

Réponses de V.V.Poutine aux questions des journalistes russes à Paris

11 février 2003

Paris le 11 février 2003 : dans le cadre de la visite d’Etat en France du Président de la Fédération de Russie Monsieur Vladimir Poutine, le projet de l’exposition ’Quand la Russie parlait français. Paris-Saint-Pétersbourg 1800-1830’ a été présenté aux personnalités russes en France. Vous pourrez voir également le reportage de Russie.TV réalisé en présence de Vladimir Poutine, qui a apporté quelques corrections au sujet du nom de l’exposition d’une façon très efficace...

Question : Alors, la ’vieille’ Europe a percé du côté de la Russie. Etes-vous d’accord ?

V.V.Poutine : Je crois que vraiment a eu lieu un événement que tous n’ont pas encore apprécié. Où est son nouveau ? Dans ce que, pour la première fois dans l’histoire d’après-guerre, on a essayé de régler un problème compliqué, aigu dans le domaine de la sécurité internationale en-dehors d’un bloc. On peut au fond, de mon point de vue, le considérer tout à fait comme un premier pas dans la création de ce monde multipolaire, dont nous avons tant parlé. Cela n’avait pas pu se passer ailleurs qu’en France. Si nous avions essayé de le faire en Russie, on nous serait tout de suite accusés de vouloir séparer l’Europe des USA.

Question : Connaît-on l’attitude des USA envers l’initiative russo-franco-allemande ?

V.V.Poutine : On la connaît. Nous ne faisons aucun secret de notre position. Notre position, en principe, n’a pas changé. Nous sommes contre l’usage de la force. Nous ne croyons pas devoir couvrir le régime irakien. Nous entendons qu’il faut faire pression, formuler des exigences claires envers l’Irak. Si les inspecteurs manquent de quelque chose, qu’ils disent ce que nous devrons exiger de l’Irak. Nous l’exigerons au nom du Conseil de Sécurité de l’ONU et verrons la réaction de l’Irak. Si la réaction est mauvaise, nous serons prêts à faire d’autres pas, plus durs. Notre position ne connaît aucun changement. Donc, je crois que c’est la poursuite logique de notre travail conjoint, et nous espérons être entendus. ... Nous ne créons aucun axe. Je crois que c’est la première pierre dans l’édifice d’un monde vraiment multipolaire.Nous proposons la solution du problème et espérons persuader nos partenaires, que la variante que nous proposons est bien plus efficace et correspond aux réalités d’aujourd’hui jours sur ce problème. Je crois que si nous travaillons soigneusement, de manière consécutive et avec tact, le nombre des partisans de cette position ira croissant. Je l’espère. On verra l’évolution des événements. Peut-être saura-t-on persuader nos partenaires américains aussi. Je dois dire une chose très importante : n’était la dure position des USA, nous n’aurions pas pu amener l’Irak à coopérer comme c’est fait actuellement.

Pour voir également le reportage d...


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