Biennale slovène d’arts graphiques de Ljubljana
Du 23 juin au 2 octobre 2005
Tobačna Ljubljana,
Tobačna 5,
1000 Ljubljana
Dix-huit institutions, dont la Bibliothèque nationale de France (BNF), département des Estampes et de la Photographie ont été conviées, à présenter leurs collections dans le cadre exceptionnel des bâtiments de l’ancienne manufacture de tabac, rénovés pour l’occasion.
Les artistes :
François Morellet propose une représentation de l’abstraction géométrique centrée sur la figure du carré non dépourvue d’humour « a badly bound book » et de poésie « Cercle brisé ».
Gérard Collin-Thiébaut collectionneur et manipulateur d’images se glisse dans tous les domaines et s’approprie la typographie dans « Gros mots » ou revisite musées et littérature dans « l’Education sentimentale ».
Paul-Armand Gette emprunte à la botanique ses relevés et classifications pour l’étude des lisières, ce qui borde, est en marge dans « De quelques lisières ». Il utilise la photographie pour fixer le temps de l’adolescence, les femmes en devenir ou cultive l’équivoque dans « Suite ambiguë ».
Yves Chaudouët travaille sur le suspens dans l’espace (en suspension) et dans le temps (arrêt momentané), mais également sur l’attente. Son œuvre est protéiforme : gravure, livre, video ... etc, à chaque propos artistique sa technique « Suspens/Détails/Témoins ».
Jean Le Gac poursuit, en photographies et en textes, un peintre, qui n’est autre que lui-même (« Le Décor », « Der Maler »). Par le biais d’un artiste, pour lequel il invente des aventures rocambolesques (« Une descente au musée »), il mène une réflexion sur la peinture et les mécanismes de la création.
Françoise Pétrovitch porte son regard sur la vie quotidienne et les êtres proches, ses œuvres narrent avec délicatesse le travail du temps qui passe de l’enfance à la vieillesse « J’arrête pas maintenant d’être en vacances ». Cette vie s’inscrit dans des paysages peint « Périphéries ».
Bouillon propose une oeuvre à l’opposé du linéaire, rythmée en périodes autour de thèmes titrés « Me-Le », « Etre tas »ou « Job ». Chaque œuvre, source d’une multiplicité de lectures, résiste à l’identification immédiate, en témoignent les sept planches de la série « Emblème ».
Jean-Michel Alberola, signe ses œuvres Acteon, et interroge sans fin la peinture dans ses tableaux. A travers les toiles de Watteau ou de Le Nain, il médite sur la signification contemporaine des œuvres du passé. Des mots, slogans ou injonctions personnelles accompagnent la démarche de l’artiste (Utopie un conte pour enfant).
Les œuvres, estampes et livres, de ces huit artistes dialoguent, de l’abstraction à la narration, en passant par la libération d’images mentales, aux lisières du monde réel comme au contact des œuvres du passé. François Morellet peut-il apporter une conclusion lorsqu’il se dit « convaincu que l’art est fait pour ne rien dire (ou tout dire), qu’il est un message sans information, qu’il est un terrain vague où le spectateur déballe son pique-nique ».
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