Les accusations des autorités du Turkménistan sur le comportement de deux Français
Avez-vous des commentaires sur les accusations des autorités du Turkménistan sur le comportement de deux Français, dont un de l’ambassade, qui ont essayé d’espionner
(Avez-vous des commentaires sur les accusations des autorités du Turkménistan sur le comportement de deux Français, dont un de l’ambassade, qui ont essayé d’espionner ? Où sont ces deux Français ? M. Tomasini est-il bien à l’ambassade française en ce moment ?)
Ce que je peux dire, c’est que les accusations qui sont portées contre le personnel de l’ambassade de France sont totalement infondées.
Le matériel transmis était du matériel audiovisuel standard qui ne peut en aucun cas être destiné à un quelconque autre usage.
Il a été remis dans le cadre d’une assistance technique dans le domaine de l’audiovisuel.
Nous facilitons ce genre de coopération technique avec un nombre important de pays dans le monde, sans que cela ne pose aucun problème.
Comme vous le savez, le Turkménistan comme la France a exprimé son attachement à la liberté d’expression, en ratifiant notamment le Pacte sur les droits civils et politiques des Nations unies, ainsi que tous les autres textes ou traités internationaux en la matière.
Les accusations qui sont portées sont donc totalement infondées.
Pour répondre plus précisément à votre question, M. Tomasini, se trouve toujours à l’ambassade de France.
Quant à l’autre ressortissant français mentionné, j’avoue que je n’ai pas beaucoup de précision, c’est quelqu’un qui travaille pour l’OSCE.
(Est-ce que vous pouvez mieux expliquer, la dépêche d’AP n’a pas tous les détails ? Quel matériel audiovisuel a été transmis et à qui ?)
En fait, c’était du matériel destiné à filmer et qui a été transmis à un ressortissant turkmène. Les autorités turkmènes nous disent que c’est du matériel destiné à espionner. Ce que nous disons très clairement, c’est qu’il ne s’agit pas de matériel destiné à espionner, mais de matériel destiné à filmer et à réaliser des reportages sur le pays, ce dont les autorités turkmènes devraient se féliciter.
Il est très important que la liberté de la presse puisse s’exercer partout dans le monde. Les autorités turkmènes ont ratifié les conventions des Nations unies sur la liberté de la presse.
(Est-ce que M. Tomasini a bien donné, pour faire cette vidéo, du matériel spécifique, comme des caméras miniatures ?)
Je crois qu’il y a une confusion à ce sujet. Je n’ai pas le détail de ce qui a été donné, mais c’est du matériel tout à fait standard, comme on le dit, pour réaliser des films.
(Est-ce que vous pouvez nous préciser pour quel média ou pour quel organisme, pour quelle organisation, ce ressortissant turkmène travaillait ? Généralement, quand on remet du matériel audiovisuel, au titre de la coopération, on le remet à un journal, à un média quelconque et pas nécessairement à un individu, en tant que tel ?)
C’est quelqu’un avec qui l’ambassade avait déjà été en contact.
Il avait déjà eu des contacts également avec un certain nombre de médias français intéressés par des reportages sur le Turkménistan. C’est dans ce cadre-là que le matériel lui a été remis.
(Quelle était la destination finale ?)
La destination finale était d’utiliser ce matériel, comme je l’ai dit, pour faire des images, qui auraient pu être utilisées dans le cadre de reportages sur le Turkménistan.
(Quel est le destinataire parmi les médias ?)
Ce sont des médias qui s’intéressent au Turkménistan.
(M. Tomasini était-il responsable de l’audiovisuel ?)
Vous savez, au Turkménistan, l’ambassade est toute petite. Il cumule plusieurs fonctions, il est à la fois le numéro deux de l’ambassade et en même temps conseiller culturel.
(La personne devait faire le film pour l’ambassade ?)
Non, pas pour l’ambassade. Nous ne faisons pas de reportages. Il s’agit de reportages qui auraient pu être diffusés sur certains médias internationaux.
(Cette personne était un expert en la matière ?)
C’est quelqu’un qui avait déjà travaillé dans ce secteur et qui pouvait aider à la réalisation de reportages audiovisuels.
(Que pouvez-vous nous dire de l’état de la liberté de presse et des médias au Turkménistan ?)
Chacun est en mesure de juger de l’état de la liberté de presse au Turkménistan. Ce qui est important est que la liberté de la presse puisse s’y exercer. Le Turkménistan est signataire d’un certain nombre de conventions qui portent sur la liberté de la presse.
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