Livraisons de gaz russe en Géorgie, ex-république soviétique du Caucase
Le géant gazier russe Gazprom a annoncé s’être finalement mis d’accord avec la Géorgie sur la fourniture de plus d’un milliard de m3 de gaz en 2007 au prix réclamé de 235 dollars les 1.000 m3, abandonnant ses menaces de coupure de gaz au 1er janvier.
Avant cette annonce, Gazprom avait dénoncé dans un communiqué "l’absence de volonté" de Tbilissi de "résoudre ce problème".
La Russie avait adressé à la Géorgie un ultimatum expirant au 1er janvier, la menaçant d’interrompre ses livraisons de gaz si cette ex-république soviétique du Caucase n’acceptait pas un doublement du prix.
En ce qui concerne la Géorgie, deux partenaires ont signé trois contrats (...) à un prix de 235 dollars les 1.000 m3 de gaz (contre 110 dollars actuellement) et cela porte sur un volume de 1,1 milliard de m3 de gaz, précisant que le volume annuel habituel de gaz russe importé par Tbilissi était de 1,8 milliard de m3.
La différence tient au fait que "les livraisons aux consommateurs industriels" ne sont pas incluses dans ces contrats et devront être négociées séparément.
"Nous avons proposé (à la Géorgie) de payer une partie de la somme avec des actifs, comme l’avait fait l’Arménie l’année dernière, mais nos propositions ont été accueillies par de violentes critiques", a déclaré M. Medvedev, dans une allusion à l’intérêt du groupe russe pour le réseau de distribution de gaz géorgien.
Le Premier ministre géorgien Zourab Nogaïdeli a confirmé la conclusion d’accords avec Gazprom, tout en insistant sur le fait que la Géorgie avait été obligée d’accepter les conditions des Russes en raison d’un problème technique sur le gazoduc Bakou-Tbilissi-Erzerum (BTC) en Azerbaïdjan.
"Le principal fournisseur de gaz naturel pour la Géorgie en 2007 sera l’Azerbaïdjan", a toutefois assuré le Premier ministre.
"Nous avons longtemps été sous la pression permanente d’un seul fournisseur (Gazprom, ndlr). Il s’agissait non pas (de discussion) du prix du gaz, mais d’un ultimatum politique", a déploré le Premier ministre géorgien.
Par ailleurs, Gazprom s’est dit confiant dans la poursuite des livraisons de gaz du Turkménistan, importantes pour la Russie, malgré l’incertitude politique dans ce pays d’Asie centrale après la mort jeudi de son président, Saparmourat Niazov.
"Il n’y a pas de raisons de changer les conditions (des contrats), quelle que soit l’identité du président du Turkménistan" qui va succéder à Niazov, a dit M. Medvedev.
A Achkhabad, le président par intérim Gourbangouly Berdymoukhammedov a répondu à ces inquiétudes en affirmant que le Turkménistan remplirait ses obligations contractuelles et livrera gaz et pétrole à tous ses clients.
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