Le nouveau président turkmène Gourbangouly Berdymoukhammedov élu avec plus de 89% des voix
Le 11 février 2007
Le nouveau président, élu avec plus de 89% des voix à la présidentielle du 11 février dont les résultats ont été annoncés mercredi, a aussi assuré qu’il allait respecter ses promesses électorales et réformer le système de santé et l’éducation, deux domaines ravagés par les économies budgétaires de Niazov.
Le Turkménistan compte 2.900 milliards de m3 de gaz naturel et exporte l’essentiel de sa production vers la Russie. Les puissances occidentales et la Chine lorgnent sur ses réserves et souhaiteraient que des gazoducs les approvisionnant directement soient construits.
Parmi les hôtes étaient présents le Premier ministre russe Mikhaïl Fradkov, le président afghan Hamid Karzaï, ses homologues ukrainien et géorgien, Viktor Iouchtchenko et Mikhaïl Saakachvili ainsi que Noursoultan Nazarbaïev et Emomali Rakhmonov, respectivement chefs de l’Etat du Kazakhstan et du Tadjikistan.
Le nouveau président turkmène, Gourbangouly Berdymoukhammedov, a promis mercredi dans son discours d’investiture que les contrats de livraisons de gaz existants seraient respectés et que des réformes sociales seraient engagées dans cette ex-république soviétique d’Asie centrale.
"Dans le domaine du gaz et de l’énergie, les accords signés par Saparmourat Turkmenbachi (Chef de tous les Turkmènes) seront respectés", a déclaré M. Berdymoukhammedov en référence à son prédécesseur, le président à vie Saparmourat Niazov, décédé le 21 décembre 2006.
Le nouveau président, élu avec plus de 89% des voix à la présidentielle du 11 février dont les résultats ont été annoncés mercredi, a aussi assuré qu’il allait respecter ses promesses électorales et réformer le système de santé et l’éducation, deux domaines ravagés par les économies budgétaires de Niazov.
"Nous construirons des instituts (universitaires) et des maternités dans toutes les régions, dans chaque district nous construirons des centres médicaux", a-t-il déclaré.
Il a aussi promis "à tous l’accès à l’internet" et déclaré que chaque Turkmène devait "parler au moins trois langues", alors que le Turkménistan est devenu sous Niazov l’un des pays les plus fermés au monde.
M. Berdymoukhammedov, 49 ans, a prononcé son discours devant le Conseil populaire, la plus haute instance législative du pays composée de 2.500 dignitaires et chef de clans turkmènes, et des délégations étrangères invitées pour l’occasion.
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