Le ministre estonien veut forcer la Russie à se plier aux régles de l’UE’
Le projet germano-russe sous la mer Baltique contourne les territoires des trois pays baltes et de la Pologne ce qui suscite leur indignation. ’Tôt ou tard l’UE forcera Gazprom à vendre ses parts dans le projets du gazoduc’, a déclaré Juhan Parts, le ministre estonien de l’Economie et de communication.
Le russe Gazprom devra se retirer du projet très controversé du gazoduc germano-russe sous la mer Baltique une fois que l’Union européenne adoptera ses nouvelles régles de séparation patrimoniale des sociétés énérgétiques, a annoncé vendredi la commissaire à la Concurrence Neelie Kroes.
"Gazprom devra vendre ses parts dans la société et ceci aura lieu tôt ou tard", a déclaré Kroes en Estonie.
Le projet germano-russe sous la mer Baltique contourne les territoires des trois pays baltes et de la Pologne ce qui suscite leur indignation.
"J’espère que l’UE adoptera de nouvelles régles qui imposeront une séparation des producteurs et des distributeurs d’électricité, qui devront être indépendants et devront avoir des capitaux séparés", a déclaré la commissaire.
"Les régles de l’UE devront s’appliquer au Gazprom ainsi qu’à d’autres sociétés des pays hors UE de la même manière qu’elles s’appliqueront aux sociétés des pays de l’UE, a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre estonien de l’Economie et de communication Juhan Parts.
Le gazoduc nord-européen, qu’a entrepris en 2005 de construire un consortium contrôlé à 51% par Gazprom, 24,5% par BASF et 24,5% par E.ON, doit fournir une solution alternative au transit du gaz russe par l’Europe de l’Est. La première tranche de ce gazoduc doit être opérationnelle en juillet 2010.
Le projet germano-russe a provoqué une levée de boucliers dans les pays baltes (Estonie, Lettonie, Lituanie) et en Pologne. Ces pays estiment qu’il met en danger leur sécurité énergétique.
Le consortium avait décidé de construire le gazoduc de 1.200 kilomètres sous la mer Baltique afin de transporter le gaz russe vers l’Allemagne. Il devait passer par les eaux russes, finlandaises, suédoises, danoises et allemandes mais la Finlande a demandé d’éviter sa zone pour des raisons de protection de l’environnement.
Le ministre estonien a salué les efforts de Bruxelles "de forcer la Russie à se plier aux régles de marché de l’UE".
"Tôt ou tard l’UE forcera Gazprom à vendre ses parts dans le projets du gazoduc", a déclaré Juhan Parts.
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