Réfugiés/Karabakh : Amnesty critique la politique ’discriminatoire’ de Bakou
Amnesty International critique les autorités azerbaïdjanaises pour la politique de ’discrimination et de ségrégation’ menée à l’égard des centaines de milliers de réfugiés qui ont fui au début des années 90 l’enclave en guerre du Nagorny Karabakh.
"Une des plus importantes populations de réfugiés du monde en proportion est confrontée à la discrimination, à la ségrégation et à un avenir incertain", estime l’organisation internationale de défense des droits de l’Homme basée à Londres dans un rapport.
Environ 700.000 Azerbaïdjanais avaient été forcés de fuir après la prise de contrôle par les séparatistes arméniens de l’enclave azerbaïdjanaise du Nagorny Karabakh et de sept territoires lors d’une guerre au début des années 90.
Un cessez-le-feu a été signé en 1994 mais le différend persiste malgré une décennie de négociations.
La plupart des réfugiés vivent toujours dans des conditions précaires, dans des camps disséminés en Azerbaïdjan, une ex-république soviétique riche en hydrocarbures de 8,1 millions d’habitants.
Selon Amnesty International, les réfugiés sont confrontés à des obstacles administratifs pour obtenir les permis de séjour nécessaires à un accès aux services sociaux et pour travailler légalement.
Amnesty critique également la construction de logements pour les réfugiés dans "des endroits géographiquement isolés, économiquement peu viables et au final inappropriés, conduisant à leur isolation et à une ségrégation".
L’ONG a appelé les autorités à lever ces restrictions, à consulter les réfugiés et à leur assurer des conditions normales d’existence.
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