Le 10ème anniversaire du massacre de Srebrenica
Le 11 juillet 2005
L’année 2005 aura été marquée par le soixantième anniversaire de la fin de la guerre ayant incité tous les peuples civilisés à prendre ensemble l’engagement de faire en sorte que ’jamais plus’ on ne puisse assister à de tels débordements d’inhumanité ont déclaré les dirigeants du Conseil de l’Europe.
Déclaration du Conseil de l’Europe à l’occasion du 10ème anniversaire du massacre de Srebrenica
« Or, aujourd’hui, c’est le dixième anniversaire du massacre de Srebrenica, qui vient nous rappeler brutalement que nous n’avons pas encore tenu notre engagement d’éradiquer cette inhumanité. Et il se pose la question suivante : comment, en l’espace d’une seule génération, avons-nous pu oublier que lorsque l’humanité est sacrifiée à la volonté de pouvoir ou à la cupidité, tout est perdu, nous sommes tous perdus ? Ce qui s’est passé en 1995 dans la région de Srebrenica a été un crime contre notre commune humanité. »
Diogo Freitas do Amaral, Ministre des Affaires étrangères du Portugal et Président en exercice du Comité des Ministres du Conseil de l’Europe, René van der Linden, Président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, et Terry Davis, Secrétaire Général du Conseil de l’Europe, ont fait aujourd’hui la déclaration suivante :
« L’année 2005 aura été marquée par le soixantième anniversaire de la fin de la guerre ayant incité tous les peuples civilisés à prendre ensemble l’engagement de faire en sorte que « Jamais Plus » on ne puisse assister à de tels débordements d’inhumanité. Or, aujourd’hui, c’est le dixième anniversaire du massacre de Srebrenica, qui vient nous rappeler brutalement que nous n’avons pas encore tenu notre engagement d’éradiquer cette inhumanité.
Et il se pose la question suivante : comment, en l’espace d’une seule génération, avons-nous pu oublier que lorsque l’humanité est sacrifiée à la volonté de pouvoir ou à la cupidité, tout est perdu, nous sommes tous perdus ?
Ce qui s’est passé en 1995 dans la région de Srebrenica a été un crime contre notre commune humanité.
Nous avons pourtant la conviction que si nous nous rappelons le passé, si nous le reconnaissons et lui faisons face, nous ne sommes pas condamnés à le voir se reproduire. C’est dans cet esprit que nous jugeons manifestement prioritaire de nous attacher à regarder le passé en face avec les jeunes, les enseignants et l’ensemble de la société.
Cette tâche n’est jamais complètement achevée. Si chaque génération nouvelle apporte un nouvel espoir pour l’avenir, il reste que son avènement crée à la génération précédente le devoir de veiller à ce que les jeunes ne cèdent pas à l’oubli et ne soient pas abandonnés ainsi au risque de répéter les erreurs du passé. Or, tant que les criminels qui sont sous le coup d’une accusation n’auront pas été appréhendés, nous n’auront pas accompli ce devoir.
Mais nous refusons de désespérer. Le Conseil de l’Europe, né des cendres de la guerre, représente aujourd’hui une Europe de quarante-six États à la recherche d’une plus grande unité dans le respect de leur diversité. Selon les termes mêmes de nos fondateurs, nous restons « persuadés que la consolidation de la paix fondée sur la justice et la coopération internationale est d’un intérêt vital pour la préservation de la société humaine et de la civilisation ».
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