Ah là là ... Je me suis demandé si c'était utile de répondre.
Non non, n'imaginez pas que j'aie la moindre prétention de vous convertir mais je suis simplement sidéré de voir à quel point le fait que certains croient vous est insupportable. En effet, celà transparait dans vos écrits, alors que vous n'apportez pas plus de preuves ou contre-preuves envers quoi que ce soit. D'ailleurs si le jeu résidait simplement là , on y passerait notre vie.
> **zelmak écrivait:**
>
> Elle a (la France) de
> plus construit son modèle social sur la laicité,
> en opposition avec la main mise de l'Eglise sur
> les affaires de l'Etat.
Selon vous, la laïcité est un modèle social.
On se demande pourquoi les ultra-libéralistes et les communistes se disputent alors!
Sans religion, ils devraient enfin s'entendre?

Mais ce n'est pas le sujet qui me préoccupe ici. Laïcité de l'Etat si vous voulez, puisque c'est un concept sacré. Cà m'est indifférent après tout. Le problème n'est pas là (tant que l'Etat ne devient pas antireligieux).
> Après, je pense aussi que beaucoup confondent
> croyance religieuse et refuge identitaire (suivre
> une tradition) quand on parle de croyance. Je
> pense que beaucoup de gens se disant pratiquant le
> sont par expression d'appartenance à une
> communauté et non sincèrement par foi et
> l'intime conviction d'une vie immaterielle
> supérieure donnant un sens à la vie.
> Je pense que la religion est un signe
> d'appartenance.
C'est ce qu'on nomme en effet "déchristianisation de l'Europe". Mon but n'est pas non plus de vous émouvoir de cette situation puisque logiquement çà vous fait plaisir. Donc, quand vous écrivez "je pense que", c'est parce-que vous percevez cette situation autour de vous et non parce-que vous avez vraiment discuté avec des croyants. Mais, me direz vous, c'est parce-que maintenant nous devenons plus instruits et plus sages... J'y viens après.
> Ni plus ni moins. Pourquoi
> d'ailleurs un même Dieu par la voie d'une
> religion imposerait différents rites aux hommes
> selon d'où ils viennent?
Déjà vous tombez ici dans un simplisme extrême au point que c'est difficile de prendre cette remarque au sérieux. Il n'a jamais été prétendu que Dieu a exigé l'existence de plusieurs religions. Il est évident que les divisions en confessions différentes sont le fait des hommes. Qui sont ceux qui ont eu raison de suivre ou de ne pas suivre telle ou telle "réforme" ou changement fondamental? Je ne me lancerai pas dans ce débat ici car ce n'est pas le sujet, même si j'ai mon avis personnel. Je ne prétend pas non plus qu'une seule religion serait absolument le seul chemin à suivre, mais je ne vois pas pourquoi il serait interdit d'avoir un argumentaire personnel pour justifier la sienne plutôt qu'une autre. Encore faut-il avoir l'honnêteté de distinguer les différences existant entre les religions radicalement différentes sur le fond, et celles existant entre les simples divisions d'origine historique et politique qui sont plus le résultat d'une tradition locale mais ne remettent pas en cause la "famille" religieuse. L'appartenance consciente à chaque grande famille religieuse signifie pour un pratiquant qu'il pense que c'est la façon la plus fiable (ou la moins imparfaite) d'être aidé à appliquer la volonté de Dieu, non pas parce-que Dieu serait un tyran mais pour son bien. Ca vous fait probablement rire mais c'est le principe. Désolé de vous décevoir. En fait, c'est tout bête ce que j'écrit, mais c'est adapté à ce à quoi je répond... A propos des rites à suivre ou ne pas suivre, j'y viens lors de vos remarques suivantes.
> Pourquoi moi croyant ici
> puis-je faire ce qu'un autre croyant ailleurs ne
> peut pas faire? Pourquoi moi juif dois-je
> m'astreindre à un comportement auquel le
> catholique ne s'astreint pas? Pourquoi mes
> interdits ne sont pas les interdits des autres?
Vous allez me forcer à quitter "l'objectivité sacrée" qui reste de rigueur lors des discussion sur la religion en France.
Comme vous vous obligez à regarder d'en haut, sans surtout vous approcher, l'ensemble des religions avec un détachement sans parti pris, vous n'avez probablement pas remarqué que certaines plutôt que d'autres mettent en avant des règles hygiénico-rituelles, pratiquement au même niveau que les commandements fondementaux? Certes, ces règles ont eu une utilité pratique (et non spirituelle) dans le passé mais elles ont été conservées quand même comme si elles avaient été demandées par Dieu. C'est l'occasion pour les neutralistes distants ou les anti-religieux (desquels faites vous partie?) d'oublier que les religions chrétiennes constituent, entre autres, en l'abandon de ces pratiques inutiles, qui ne "perdront" pas pour autant ceux qui les suivent, mais qui donnent l'impression qu'on est un homme bon parce-qu'on les respecte à la lettre. En effet, le christianisme se concentre sur l'essentiel(*): la relation avec son prochain, et, comme çà vous agace, avec Dieu, puisqu'on parle de religion. Les "rituels" (comme vous les appellerez) tels que le carême constituent une sorte de sacrifice modéré et non précisément définis comme des procédures de laboratoires, ni des interdits alimentaires absolus. Les actes symboliques pendant les cérémonies religieuses ne sont ni plus ni moins qu'une forme de communication respectueuse probablement formalisée par les hommes, mais ne me dites pas que Dieu ne saurait pas les comprendre!
(*) Ne me ressortez pas les croisades et l'inquisition. Dans chaque période de l'histoire je peux vous trouver une autorité religieuse qui a dérivé gravement de son rôle initial, sans pour autant mettre en cause la doctrine source elle-même mais ceux qui l'ont trahie. Ce genre d'allusion ne voudrait rien dire. On n'a d'ailleurs pas besoin de religions pour massacrer des millions de gens, n'est-ce pas? > Pourquoi mes obligations sont-elles bonnes pour
> mon salut et que d'autres croyants n'ont pas les
> mêmes?...
Dans le principe de ce que je viens d'écrire, les obligations
essentielles (que tout croyant devrait reconnaitre) sont celles qui mènent au salut. C'est à dire ce qui est plus profond (et souvent plus commun) que les "rites", comme vous dites. Donc je n'ai pas de problème avec cette question, même si ma réponse ne vous convient probablement pas.
> Aujourd'hui pourquoi aucune nouvelle religion
> n'apparait? Parce qu'on les appelle des sectes.
> Parce qu'aujourd'hui, contrairement à il y a
> quelques siècles, on comprend quels sont les
> enjeux d'un prophete à diffuser une parole
> spirituelle: la société la définit comme
> déviante systématiquement, parce qu'elle a des
> références...
Jésus a été vu ainsi par de nombreux Juifs. Vous devriez le savoir avant de vous lancer dans de telles certitudes!
Et pourtant, son message s'est incroyablement propagé alors qu'il était sensé déranger ceux qui se croyaient garants de la "bonne croyance" et laisser indifférent les païens. Quels profits matériels prétendez vous que Jésus ait réalisés ainsi? Ses préceptes étaient de plus dépourvus de toute revendication politique, révolutionnaire, alors que le contexte environnant aurait été un terrain idéal pour celà . Mais c'est peut-être çà qui déplait aujourd'hui...
> ... une instruction, des informations,
> des connaissances, le sens critique... en deux
> mots on ne peut plus lui raconter n'importe quoi;
Raconter? Certes, je vais vous agacer en supposant que les croyants puissent considérer que les Evangiles sont vrais et qu'on ait été en présence de faits accomplis et non de racontards, et que donc nous ne pouvons qu'arriver à des conclusions différentes. C'est l'éternel débat du "je ne crois pas aux miracles parce-qu'ils sont miraculeux"; et bien c'est comme vous voulez, c'est votre choix. Mais ce n'est pas un argument, c'est un postulat.
Mais surtout, lorsque vous prétendez qu'aujourd'hui on est moins sujet à croire n'importe quoi, là laissez moi rire!
En cette période de pseudotechnophilie infantilsante que nous vivons, on ne compte plus les ignares ne connaissant pas une once de quelque science et qui s'imaginent instruits et intelligents parce-qu'ils utilisent des gadgets dont ils n'ont aucune idée même succinte, même infime, du principe de fonctionnement. Où est le problème, me direz-vous? C'est qu'il croient qu'ils savent! N'importe quel charlatan technologique peut faire croire n'importe quoi à n'importe qui, que ce soit tout bêtement pour vendre un gadget inutile, ou beaucoup plus gravement pour faire croire au quidam moyen que nous maitrisons les graves problèmes que nous sommes en train de provoquer: tout est sous contrôle, la science ceci, la science celà . Tous ces apprentis scientistes naïfs ne sont en fait que des ignares finis alors que les vrais scientifiques adoptent beaucoup plus de retenue pour affirmer qu'on soit capable de dire avec certitude que Dieu n'existerait pas, lorsqu'il ne sont pas clairement croyants (Gauss, Volta, Ampère, Faraday, Hertz, Becquerel, Copernic, Gallilée, Kepler, Newton, Larmarck, Einstein...). Quant à cette ignorance des choses basiques qui nous entourent alors qu'on prétend tout connaître, elle s'étend à bien plus que mon exemple. Très peu de gens seraient capables de comprendre le fonctionnement de certaines inventions vieilles de 200 ans, et pire, même ceux qui "développent" les "produits" technologiques d'aujourd'hui n'en comprennent qu'une partie, tellement ils sont dépendants sans le savoir de ce qui a été fait avant eux. Ce qui ne les empêche pas de se vautrer dans l'orgueil. Non, sincèrement je ne pense pas que ces gens soient capables de juger si les croyants doivent être considérés comme plus bêtes que les autres, tant eux-mêmes ignorent tout de ce qu'il prétendent connaitre et ne se sont jamais posé de questions à ce sujet.
Enfin, quant aux "sciences humaines", ces disciplines relevant plus du vagabondage de l'esprit que de la science, si j'admets qu'elles puissent être utiles je ne vois pourtant pas pourquoi elles devraient être considérées valides pour évaluer l'irrationnel, tant elles sont elles-mêmes de la pure relativité, de la pure subjectivité, et de la simple supposition basée sur différentes théories aussi empiriques qu'imaginaires. Certes, les sciences dites exactes construisent aussi des théories utiles mes inexactes qui sont ensuite remises en question, mais au moins c'est reconnu et ces théories ne prétendent pas réveler une vérité universelle. Mais je prend ici déjà de l'avance sur votre paragraphe "du point de vue de la psychologie"...
> Comme je l'ai dit, par appartenance. Les religions
> historiques ne sont que trop ancrées ds notre
> histoire pour pouvoir être remise en cause, elles
> font partie de nos traditions de vie, de nos
> comportements, de notre patrimoine architectural,
> artistique.
Parce-qu'elles ne sont plus que celà , elles sont remises en cause.
C'est dans ce sens là que je vois les choses.
> ...Marie et un examen gynécologique aurait tué la
> légende dans l'oeuf. Elle aurait été au
> planning familiale et on lui aurait expliqué les
> différents moyens de contraception.
J'ignorais que Marie ne voulais pas avoir de fils. C'est votre nouvelle religion peronnelle?
En plus de votre mépris arrogant, vous semblez vraiment à côté du sujet.
> En fait ce qui
> différencie la religion d'une secte, c'est le
> timing, et son apparition dans l'histoire le fait
> qu'elle ait pu influencer l'homme à une époque
> ou son esprit était bien plus perméable et
> enclin à se laisser convaincre par ce genre de
> concept
Pourtant aujourd'hui, dans un autre registre plus politique, nombreux sont ceux qui s'imaginent qu'ils vont faire cohabiter en France et en Europe le libre échange mondial avec la social-démocratie (et même le socialisme!) et la protection sociale. N'est-ce pas un rêve complètement fantasmagorique? Et pourtant cette croyance s'est répandue comme une trainée de poudre dans les années 2000. C'est la preuve que nous sommes bien plus idiots qu'il y a 2000 ans car ici on ne se repose même pas sur la possibilité d'un miracle divin, seule possibilité pour l'accomplissement d'une telle utopie. Mais, quitte à rire jaune, en tant que croyant il est clair que pour moi un tel miracle ne peut se produire puisqu'il serait amené à entretenir un système basé sur une recherche du confort à tout prix par l'exploitation de peuples lointains. Ceci n'est pas compatible avec le christianisme et c'est peut-être pour çà qu'on doit le faire disparaître...
> Au final, je n'ai jamais entendu de la bouche
> d'une personne, une raison valable de croire autre
> qui ne puisse être apportée et expliquée par la
> psychologie.
Qui ne puisse être expliqué par la psychologie !

Et moi je peux vous pondre à loisir 100 théories pour expliquer la psychologie par autre chose!

Peut-être que vous defendez votre gagne-pain, ce n'est pas possible autrement!
La psychologie n'est qu'une modélisation du fonctionnement de l'esprit d'après l'observation extérieure, donc une science totalement empirique qui ne peut en rien réfuter quelque phénomène spirituel que ce soit! Désolé, mais vous n'êtes vraiment pas de bonne foi, sans mauvais jeu de mots...

Voilà donc pour ce qui est de la foi et de la religion proprement dites. Mais reste un petit point à part...
> Quand on regarde le classement des pays les plus
> athés, dont la France tient la 8e place, on se
> rend compte que ce sont des pays avec un haut
> niveau de scolarité.
(...)
> La France, quoi qu'on en dise dispose
> malgré tout d'une école efficace dans la
> diffusion de l'instruction, des connaissances et
> de l'apprentissage de l'esprit critique.
Je pense que l'extra-terrestre c'est vous... c'est vous qui avez contacté Raël

En effet vous ne pouvez pas vivre en France et affirmer celà !
L'esprit critique? Pour gober la propagande à deux balles qu'on nous sert tous les jours à la télévision?
En ce moment, c'est le tour de la Hongrie, oh honte à elle parce-que Dieu est inscrit dans la constitution (bien que çà n'ait aucune conséquence pratique sur la loi), mais il faut inventer tout un tas de diffamations spectaculaires pour isnpirer les dégout au bon peuple assagi, alors que le vrai problème c'est simplement qu'aujourd'hui un Etat ne doit plus être maître de sa banque centrale, eut-il encore sa propre monnaie. Ben oui, faut pas déonner quand même: la religion et le manque de dévotion à l'euro-mondialisme, c'est trop à la fois!
L'instruction? Vous n'avez pas d'enfants ou alors vous avez oublié quels étaient vos anciens programmes scolaires?
Mais comme bientôt il ne faudra plus mettre de notes(*) le problème sera résolu, tant que les élèves arrivent à rentrer chez eux en bon état et que leur scolarisation donnera lieu à des allocs, on s'estimera heureux. D'ailleurs, avec la société de délocalisation et de chômage permanent qu'on nous prépare (avec ou sans allocs, c'est une question de temps avant la faillite), çà n'aura plus d'importance. Les capacités d'adaptation élémentaires pour le système D deviendront plus importantes, sauf pour les quelques descendants des élites préservées, celles qui nous aurons tous rendus égaux, tous médiocres, affranchis par la même occasion de la foi (le rêve!), mais qui s'attribueront tout de même le droit d'être au dessus... Mettez le mot qui vous chante là dessus: libéralisme, communisme... en bref: une idéologie laïque parfaite!
(*) La suppression des notes, ce n'est pas un truc chrétien, mais un truc nouveau... Dans les religions chrétiennes, l'homme est appelé à utiliser au mieux ses talents tant qu'il n'en tire pas une satisfaction par l'orgueil. On ne prétend pas que la paresse soit une bonne chose. Si la possession de richesses n'est pas recommandée, il est cependant clair que le nécessaire s'obteient par le travail, n'en déplaisent aux adaptateurs fallacieux que vous cotoyez probablement souvent.
Cette nouvelle trouvaille est d'ailleurs le paradoxe suprême de notre société où on dit d'abord que le travail en classe ne doit pas être évalué, pour ensuite donner des "cours d'assurance et de confiance en soi" aux jeunes chômeurs arrivent sur le marché du chôm... euh pardon, du travail. Ce sont de véritables cours d'orgueil. Décidemment, je suis trop bête pour comrpendre les valeurs modernes. C'est pour çà que je suis croyant! C'est trop laïc pour moi, tout çà !