|
|
|
Sergueï Artamonov
Dès l'enfance, l'icône a frappé mon imagination, puis ma conscience. Enfant, je voyais comment mon arrière grand-mère retirait, en cachette, ses icônes de la malle et puis les cachait des regards indiscrets. Naturellement, l'art de l'icône et la gravure sur bois ne pouvaient pas être enseignés. Et on ne l'enseignait pas. Une circonstance imprévue m'est arrivée. J'étais encore écolier quand j'ai rencontré, puis plus tard me suis lié d'amitié, avec un des derniers graveurs d'icônes sur bois en Russie, un artiste, mais aussi mon maître. Il vivait misérablement et avait une cinquantaine d'années de plus que moi. Son nom est Nicolas Ivanovitch Yakoviev. Il était remarquable. C'est de lui que j'ai appris tout ce que je sais. Et je conserve pieusement son souvenir. J'habite en France depuis 1 976. Longtemps j'ai enseigné le russe, l'histoire dans une école internationale à Meudon, puis à l'Université à Paris. Je n'énumère pas ici mes expositions, il y en a eu beaucoup. On peut voir toute une série de mes œuvres à l'église orthodoxe russe de Meudon. Le grand monument en forme de croix, qui se trouve depuis près d'un an au cimetière de votre ville, au milieu des tombes russes est mon oeuvre - une de mes œuvres maîtresses. Une œuvre complexe, difficile et particulièrement chère à mon cœur. Je suis heureux d'avoir pu l'accomplir et suis particulièrement reconnaissant à tous ceux qui m'ont aidé et m'ont compris. Merci. Serge Artamonov
|
|