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La deuxième générationDébut 1944, le nombre des Soviétiques en France est de l'ordre de 30000, la plupart dans les bassins houillers de Lorraine et du Nord. Il s'y ajoute fin 1944 et début 1945 les prisonniers et les personnes déplacées que les armées alliées opérant en Allemagne évacuent vers la France, où ils sont placés dans des camps de transit. Après la victoire sur l'Allemagne, à la suite de l'accord passé par le gouvernement français avec le gouvernement soviétique, 102 481 Soviétiques sont rapatriés en URSS. Certains refusent ce rapatriement et constituent ce que l'on appelle la deuxième génération. La plupart vont s'installer aux États-Unis, un petit nombre reste en France.
En 1946, l'URSS offrit aux émigrés d'après la Révolution d'acquérir la citoyenneté soviétique : environ 10 000 aurait accepté, dont 2 000 retournèrent dans leur pays natal. Après la dernière guerre, la plupart des organisations russes de la première émigration avaient perdu leur raison d'être, les enfants et petits-enfants de ces émigrés étant devenus des citoyens français parfaitement intégrés. Seules les Églises russes et ukrainiennes, toujours très vivantes, ont maintenu un lien entre eux. Cependant quelques associations anciennes ont survécu et peuvent trouver une vitalité accrue avec les nouveaux immigrants d'URSS, bien que les rapports avec ceux-ci restent encore difficile. [ suite ]
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