Rue Léo-Lagrange - Tél.: 01.60.15.11.40. Ce
cimetière communal renferme la sépulture d'environ 10000 Russes, notamment
celles de:
André Amalrik (1938 Moscou -
1980 près de Guadalajara), historien. Exclu de l'université de Moscou en 1963
pour une thèse "non conformiste". Déporté en Sibérie en 1966-1968,
il écrit à son retour L'Union soviétique survivrat-elle en 1984?, ce
qui lui vaut d'être à nouveau emprisonné de 1970 à 1973, puis relégué.
Emigre en 1976. Mort accidentellement alors qu'il se rend à Madrid pour
manifester en faveur des droits de l'homme à l'occasion de la Conférence sur
la sécurité et la coopération en Europe.
Alexandre Bernardi (1867
Odessa - 1943 Ermont), musicien. Professeur de chant au conservatoire
Rachmaninov.
Afrikan Bogaevski (1872 - 1934
Paris), général-lieutenant, décoré de la croix de Saint-Georges pour son
courage lors de la bataille de Tamopol en juillet 1917. Commande un régiment de
partisans, puis une brigade de l'armée blanche lors de la "campagne de
glace" au Kouban en février-mai 1918. Elu ataman des cosaques du Don en
février 1919. L'ancien ataman, le général Krasnov, qui assista à ses
obsèques, se battit plus tard aux côtés de l'armée allemande au cours de la
2è guerre mondiale et, livré à l'URSS, fut exécuté pour trahison.
L'archiprêtre Serge Boulgakov (1871
Livny, province d'Orel - 1944 Paris), théologien. Ancien marxiste, il enseigne
l'économie politique à Kiev avant de se convertir. Expulsé d'URSS en 1923, il
devient l'un des premiers professeurs de l'Institut de théologie orthodoxe de
Paris, où il enseignera la théologie dogmatique jusqu'à sa mort.
Ivan Bounine (1870 Voronej -
1953 Paris), prosateur et poète. Emigre en 1920 dans les Balkans, puis en
France. La moitié de ses oeuvres a été écrite en émigration. Son roman
autobiographique La vie d'Arséniev (1927-1933) et la plupart de ses
oeuvres ont pour thèmes l'amour, la mort et la Russie. Il reçoit le prix Nobel
de littérature en 1933. Il est enterré avec Véra Mouromtsev,
qui fut sa compagne à partir de 1907 et qu'il épousa en 1922.
Serge Charchoune (1888
Bougourouslan, près d'Orenbourg - 1975 Paris), peintre, venu à Paris en 1912.
Ivan Chmelev (1873 Moscou -
1950 Paris), écrivain. Emigra en 1922.
Lady Lydia Deterding (1904-1980),
qui en 1928 sauva le Lycée russe d'Auteuil en difficulté financière et acheta
pour lui une maison à Boulogne-Billancourt.
Boris Dourov (1879
Saint-Pétersbourg - 1977 Sainte-Geneviève-des-Bois). Lieutenant-colonel dans
le corps expéditionnaire russe en France, puis en Macédoine, il est l'un des
fondateurs du Lycée russe de Paris en 1920 où il professe les mathématiques
et dont il devient le directeur de 1931 jusqu'à sa fermeture en 1961.
Paul Evdokimov (1900
Saint-Pétersbourg - 1970 Meudon), écrivain et théologien. Etudes de
théologie à Kiev, puis à Paris. Il enseigna la théologie morale à
l'Institut de théologie orthodoxe de Paris. Auteur de Dostoievski et le
problème du mal.
Nicolas Evreinov (1879 Moscou
- 1953 Paris), metteur en scène, dramaturge, historien et théoricien du
théâtre, critique d'art, dessinateur. Il vécut en France à partir de 1927.
Nicolas Fedorov (1895-1984).
Emigre en 1926 d'Estonie à Paris, où il dirige la section des jeunes de l'ACER.
Fondateur de l'association des Vitiaz dont la devise est "Pour la Russie,
pour la foi".
Alexandre Galitch (1919 - 1977
Paris), poète lyrique, comédien et auteur dramatique. Il mettait lui-même en
musique ses poésies qu'il interprétait en s'accompagnant à la guitare. Ses
chansons contestataires entraînèrent son exclusion de l'Union des écrivains
en 1971. Il émigra en 1974.
Olga Glebova-Soudeikina (1885
Saint-Pétersbourg - 1945 Paris), actrice du théâtre Meyerhold dans les
années dix. En 1913 le cornette de hussards et poète Vsevolod Kniazev se
suicide à 22 ans pour elle, son rival étant le poète Blok. Ce drame inspire
à Anna Akhmatova son chef d'oeuvre Poème sans héros dans lequel Olga
apparaît sous différents déguisements. Quatre mois après la mort d'olga et
bien qu'ignorant encore ce décès, Akhmatova lui adresse la deuxième dédicace
de son poème : Psyché-Brouillonne, est-ce bien toi
Qui te penches ainsi sur moi,
Jouant de l'éventail noir et blanc ?
Tu veux en secret m'annoncer
Que tu as franchi le Léthé
Et vis dans un autre printemps. (343)
Le comte Mikhaïl Grabbe (1868-1942),
général, ataman du Don en 1916-1917.
Georges Ivanov (1894 - 1958
Hyères), poète. Il épouse Irina Odoïevstseva en 1922 et émigre la même
année. Vivant dans la misère, il a su dépeindre la situation tragique des
Russes émigrés. Son corps fut transféré d'Hyères à
Sainte-Geneviève-des-Bois en 1963.
L'évêque Jean de Messine
(prince Ivan Kourakine) (1874-950), député à la 3è douma, ordonné prêtre
en 1931, recteur de l'église russe de Florence jusqu'en 1949.
L'archiprêtre Alexandre Kalachnikov
(1860-1941), premier recteur de l'église Notre-Dame-de-l'Assomption.
Nicolas Kedrov (1871-1940),
fondateur du quatuor Kedrov à Saint-Pétersbourg.
Constantin Korovine (1861
Moscou - 1939 Paris), peintre, réalisateur de décors et de costumes pour
ballets et opéras. Professeur à l'Ecole des beaux-arts de Moscou. Oeuvres à
la galerie Trétiakov à Moscou.
Vladimir Krymov (1878 Dvinsk -
1968 Chatou), éditeur à Saint-Pétersbourg d'une revue illustrée sur les
grandes propriétés. Il quitte la Russie aussitôt après la révolution de
février 1917, sauve ainsi sa fortune et s'installe à Berlin en 1920, puis en
France. Ses romans écrits dans les années vingt et trente eurent du succès
dans l'émigration et, traduits en anglais, en Angleterre.
André Lanskoy (1902 Moscou -
1976 Paris), peintre. Un des maîtres de l'expressionnisme abstrait. Il
s'installa à Paris en 1921.
Serge Lifar (1905 Kiev - 1986
Lausanne), danseur des Ballets russes de Diaghilev de 1923 à 1929. Danseur,
puis maître de ballet, chorégraphe et professeur à l'Opéra de Paris de 1929
à 1944. Parmi ses meilleures réalisations : Icare, Suite en blanc,
Mirages, Phèdre. Directeur artistique du Nouveau Ballet de Monte-Carlo en
1945-1947. Il réintègre l'Opéra de Paris de 1947 à 1958 et ne cesse de se
consacrer au développement de l'art chorégraphique. Il était président de la
Société musicale russe.
Nicolas Lokhvitski (1868 -
1933 Paris), général d'infanterie commandant en chef du corps expéditionnaire
russe sur le front français en 1916. Après la paix, il rejoignit l'armée de
l'amiral Koltchak en Extrême-Orient et revint s'installer à Paris en 1923.
Nicolas O. Lossky (1870
Kreslovka, près de Vitebsk 1965 Sainte-Geneviève-des-Bois), philosophe
idéaliste, représentant du personnalisme. Professeur à l'université de
Petrograd à partir de 1916, expulsé en 1922, professeur à l'Académie russe
de théologie de New York de 1947 à 1950.
Vladimir N. Lossky (1903 -
1958), théologien, fils aîné du philosophe Nicolas Lossky. Auteur de
Théologie mystique de l'Eglise d'Orient.
Prince Georges Lvov (1861
Toula - 1925 Paris), député du Parti constitutionnel-démocrate (KD) dans la
1ère douma de 1904, président de l'Union panrusse des zemstvos en 1914-1916,
président et ministre de l'Intérieur du gouvernement provisoire du 15 mars au
20 juillet 1917.
Vassili Maklakov (1869 Moscou
- 1957 Baden, en Suisse), avocat célèbre, membre du parti des cadets à partir
de 1904, député de Moscou des 2è, 3è et 4è doumas. Nommé ambassadeur à
Paris en 1917, il se rallie à l'émigration blanche après la révolution
d'Octobre.
Serge Makovski (1877-1962),
critique d'art, fondateur et éditeur de la revue d'art et de littérature Apollon,
qui parut à Saint-Pétersbourg de 1909 à 1917. C'est dans cette revue que
paraîtront les manifestes des poètes Goumilev et Gorodetski créant
l'acméisme, ainsi que les premières poésies de Mandelstam.
Princesse Véra Mechtcherski (1876-1949),
fondatrice de la Maison russe de Sainte-Geneviève-des-Bois.
Dimitri Merejkovski (1866
Saint-Pétersbourg - 1941 Paris), écrivain. Publie en 1893 le manifeste du
symbolisme russe Des causes de la décadence et des tendances nouvelles de
la littérature russe contemporaine. Auteur de la trilogie Le christ et
l'Antéchrist / Julien l'Apostat / Les dieux ressuscités (1892-1896).
Emigré en décembre 1919 en Pologne, puis à Paris. Dans la même tombe repose
sa femme Zinaïde Hippius (1869 Bélev - 1949 Paris), poète,
auteur de romans et de pièces de théâtre, critique littéraire et
journaliste. Son salon de Saint-Pétersbourg était le havre des jeunes poètes
symbolistes.
Alexandre Mosjoukine
(1877-1952) et son frère Ivan Mosjoukine (Michel Chodzko)
(1887-1939), artistes d'opéra et de cinéma.
Victor Nekrassov (1911 Kiev -
1987 Paris), écrivain. Officier pendant la guerre 1941-1945, il évoque sa vie
de combattant dans son roman Dans les tranchées de Stalingrad (1946)
qui reçut le prix Staline. Forcé d'émigrer en 1974, il continua à écrire et
fut de 1974 à 1983 l'un des deux rédacteurs en chef de la revue Continent.
Rudolf
Noureev, le célèbre danseur
chorégraphe (1938-1993).
Dimitri Panine (1911
Moscou - 1987 Paris), physicien. Arrêté en 1940, il ne sera libéré qu'en
1955, le tribunal reconnaissant que les accusations portées contre lui
n'avaient pas été prouvées. Il passa quatre ans de captivité avec
Soljénitsyne, qui traça son portrait sous le nom de Sologdine dans Le
premier cercle. Il émigra en 1972 et ne cessa de dénoncer le régime
soviétique. Ses souvenirs ont paru sous le titre Mémoires de Sologdine.
Polycarpe Pavlov (1885-1974)
et Véra Gretch (1893l974), acteurs du Théâtre artistique de
Moscou (MXT). Ils ouvrirent une école d'art dramatique à Paris
Zinovi Pechkov (1884
Nijni-Novgorod - 1966 Paris), général dans l'armée française. Frère aîné
du bolchevik Iakov Sverdlov, son nom lui a été donné par son parrain,
l'écrivain Maxime Gorki. S'engage dans la Légion étrangère en 1914. Perd un
bras en 1915. Chargé de mission auprès de Koltchak, puis de Dénikine.
Naturalisé Français en 1923, sert au Maroc comme officier de la Légion. De
1942 à 1950 représente la France libre en Afrique du Sud, puis en Chine et au
Japon.
Antoine Pevsner (1886 Orel -
1962 Paris), peintre et sculpteur. Elève de l'Ecole des beaux-arts de Kiev et
de l'Académie des beaux-arts de Saint-Pétersbourg. Sculpture près de sa
tombe.
Serge Poliakoff (1901-1945),
peintre. Neveu du chanteur tzigane Dimitri Poliakoff.
Boris Poplavski (1903 Moscou -
1935 Paris), poète, mort d'une overdose. Il émigre à Paris en 1919 et vit
dans la misère. Khodassévitch le considérait comme le poète russe le plus
doué de sa génération. Il fut inhumé au cimetière d'Ivry et ses restes
furent transférés à Sainte-Geneviève-des-Bois en 1948.
Olga Préobrajenskaïa
(1871-1962), danseuse étoile, qui interpréta le ballet Javotte de Saint-Saëns
à l'Opéra de Paris en 1909. Emigrée en 1921, elle ouvrit à Paris une
célèbre école de danse
Alexis Remizov (1877 Moscou -
1957 Paris), écrivain. Il émigre en 1921 à Berlin, puis s'installe à Paris
en 1923. L'œuvre de Remizov, écrite dans une langue raffinée, est
extrêmement variée: romans et récits sur la vie russe contemporaine,
légendes et contes populaires, mémoires et journaux intimes, poésies.
Le grand-duc André Vladimirovitch de
Russie (1879 Tsarskoïé Sélo - 1956 Paris), général-major et son épouse Maria
Félixovna, née Mathilde Kchessinskaïa (Krszesinska)
(1872 Ligovo, près de Peterhof - 1971 Paris). Nicolas II fut épris d'elle dans
sa jeunesse , alors qu'elle était danseuse du Théâtre impérial de
Saint-Pétersbourg; à la veille de ses fiançailles officielles, il lui
écrivit : "Quoi qu'il advienne dans ma vie, les journées passées près
de toi resteront à jamais le plus radieux souvenir de ma jeunesse." En
1908 et 1909, elle interpréta le ballet Coppélia de Léo Delibes à
l'Opéra de Paris. Elle fut la maîtresse du grand-duc Serge Mikhailovitch
assassiné en 1918 et, en 1921 à Cannes, elle épousa le grand-duc André. Elle
deviendra "princesse Romanovsky-Krassinsky ", titre accordé par son
beau-frère Cyrille Vladimirovitch en 1935. Elle créa un studio de danse à
Paris en 1929.
Le grand-duc Gabriel Constantinovitch
de Russie (1887 Pavlovsk - 1955 Paris), arrière-petit-fils de Nicolas
Ier, major au régiment des hussards de la Garde. Il reçut son titre de
grand-duc avec qualification d'Altesse Impériale de Vladimir Kirilovitch en
1939.
Zinaïde Serebriakov
(1884-1967), peintre de paysages et de la vie villageoise.
Constantin Somov (1869
Saint-Pétersbourg - 1939 Paris), peintre de genre, de portraits et de paysages.
Elève de Répine. Oeuvres au Musée russe à St-Pétersbourg et à la galerie
Trétiakov à Moscou.
Pierre Spasski (1850 Stannitsa
de Goundorovskil/Don - 1968 Vernouillet, Eure-et-Loire), chef du chœur de l'église
russe de Boulogne-Billancourt 1927-1947, puis de la cathédrale
Saint-Alexandre-Nevski 1947-1968.
Dimitri Stelletski (1875 -
1947 Sainte-Geneviève-des-Bois), iconographe, peintre et sculpteur,
illustrateur de légendes russes. Il avait étudié à l'Académie des
beaux-arts de Saint-Pétersbourg. Ses icônes décorent plusieurs églises
orthodoxes russes de France.
Pierre Struve (1870 Perm -
1944 Paris), économiste. Après des études à la faculté de droit de
Saint-Pétersbourg, il devient dans les années 90 le porte-parole des
"marxistes légaux". Député à la 2e douma. A partir de 1909, il
dirige l'aile droite du Parti cadet. Il fait partie du gouvernement de Wrangel,
puis émigre à Prague et enfin à Paris.
Victor Taranovsky (1864-1937),
général de division, chef du corps expéditionnaire russe sur le front de
Salonique en 1916-1918.
André Tarkovski
(1932 Zavroje, région d'lvanovo - 1986 Paris), cinéaste, fils du poète Arseni
Tarkovski. En 1962 il reçoit le Lion d'or au festival de Venise pour L'enfance
d'lvan. Son film suivant, André Roublev, lui donne la
célébrité.
Dans son dernier film, Le sacrifice, tourné en Occident, Tarkovski,
alors atteint d'un cancer incurable, met ces mots dans la bouche du père
s'adressant à son fils: N'aie
pas peur, mon petit, la mort n'existe pas. La peur de la mort existe, elle, et
c'est une peur atroce. [...] Mais comme tout changerait si seulement nous
cessions un beau jour d'avoir peur de la mort. Une souscription a été ouverte pour placer
sur sa tombe un monument dû au sculpteur Ernst Neizvestny. LARISSA TARKOVSKI est morte, lundi 19 janvier
1998, d'un cancer à Neuilly-sur-Seine. Elle était âgée de soixante ans.
Compagne du cinéaste Andrei Tarkovski depuis le début des années 60, elle
avait également été son assistante sur tous ses films depuis "Andrei
Roublev" (1966), sauf "Nostalghia" (1983), pendant le tournage
duquel elle avait dû rester en Union soviétique. Elle fut aussi l'interprète
du "Miroir" (1974). Après la mort de son mari, le 29 décembre 1986,
elle avait reçu le passeport français. Elle participa à la création de
l'Institut Andrei-Tarkovski et s'est occupée de la publication des textes de
son mari, notamment en Russie, où ils sont toujours inédits. Elle est
décédée juste après avoir terminé une biographie de Tarkovski, à paraître
aux éditions Calmann-Lévy.
Nicolas Tcherepnine (1873
Saint-Pétersbourg - 1945 Issy-les-Moulineaux), compositeur et chef d'orchestre.
Elève de Rimski-Korsakov. Professeur au conservatoire de SaintPétersbourg de
1905 à 1917. Directeur du conservatoire de Tbilissi de 1918 à 1921. Emigre en
1921. Directeur du conservatoire Serge-Rachmaninov.
Teffi (Nadejda Boutchinsky,
née Lokhvitsky, dite) (1875l952), écrivain à l'humour fin. Auteur de
feuilletons et de courts récits. Son livre La petite ville a pour
thème le Paris de l'émigration.
Vladimir Varchavski (1906-1977),
prosateur et publiciste. Son roman Sept ans, paru en 1950, est
autobiographique.
Le prince Félix Youssoupov
(1887 Saint-Pétersbourg 1967 Paris), qui fut l'instigateur du meurtre de
Raspoutine le 30 décembre 1916 dans son palais de Petrograd, et son épouse
Irina Alexandrovna, princesse de Russie (1895 Peterhof
- 1970 Paris), fille aînée du grand-duc Alexandre Mikhailovitch.
Boris Zaïtsev (1881 Orel -
1972 Paris), écrivain. Emigra en 1922 et fut président de l'Association des
écrivains et journalistes russes de Paris. Il écrivit des romans (La
maison de Passy qui dépeint la vie quotidienne des émigrés russes à
Paris, une trilogie autobiographique Le voyage de Gleb) et les
biographies de Joukovski, Tchékhov et Tourguéniev. Ses oeuvres expriment avec
finesse les problèmes de l'homme face à sa destinée.
Le Père Vassili Zenkovsky (1881-1962).
Après avoir enseigné à Kiev, Belgrade et Prague, il devient professeur à
l'Institut de théologie orthodoxe à Paris. Président de l'ACER depuis sa
fondation en 1923 jusqu'à sa mort. Ordonné prêtre en 1945. Auteur de
l'Histoire de la philosophie russe. Il est enterré dans la même tombe que
Pierre Struve.