La formation mythique fête le
75ème anniversaire de sa création.
Après les tournées triomphales sur toute la planète,
Les CHŒURS de l'ARMÉE ROUGE débarquent en France avec 110 artistes : Choristes, Musiciens, Danseurs & Danseuses.
au Casino de Paris
les 16 & 17 décembre 2003
La qualité vocale exceptionnelle de l'ensemble, associée à une magnifique chorégraphie, font de ce retour (15 ans d'absence)
un des évènements artistiques majeur de cette fin d'année.
Les CHŒURS de l'ARMÉE ROUGE interprèteront leurs hits : Kalinka, Plaine Ma Plaine, Le Temps du Muguet ainsi que des chants de Noël…
La venue de cet ensemble n'a pas été sans contrainte (avions, hôtels, acheminements…) et pour cet ex-régiment les anecdotes ne manquent pas!
LES CHŒURS DE L'ARMÉE ROUGE
Le chœur qui fait battre le nôtre…
Les Chœurs de l'Armée Rouge, tout un symbole. Ils furent fondés en 1928 par Alexandre
Alexandrov. Leur but soutenir le moral des troupes, les combattants d'Extrême-Orient. En effet, ce chœur d'hommes, tous des soldats de la révolution, avaient un rôle essentiel à tenir. Il devait exalter l'idéal révolutionnaire, l'esprit d'Octobre. Leurs voix allaient aider le nouveau peuple soviétique à écrire les nouvelles pages de l'histoire. Dans leurs voix, on sentait déjà les lendemains qui chantent se lever.
À leur programme, chants militaires, révolutionnaires et les œuvres de leur directeur et mentor Alexandre Alexandrov.
En 1928, ils étaient douze, treize en comptant leur chef. Puis, peu à peu, musiciens et danseurs intégrèrent le groupe. Aujourd'hui, la troupe est riche de 400 membres.
Le rôle d'Alexandre Alexandrov fut si important et ses œuvres si appréciées qu'on lui confia une mission extrêmement périlleuse : écrire l'hymne soviétique. Le drapeau rouge sonore de la dictature du prolétariat, de la démocratie populaire et du centralisme démocratique.
En les écoutant le chœur de ces hommes, de ces soldats, tout un chacun pouvait revivre la prise du Palais d'Hiver, la révolte des marins du Potemkine. Ils étaient la voix de la toute nouvelle URSS. La voix des Soviets.
La révolution terminée, le nouvel ordre installé, les chœurs de l'armée rouge voient leur mission évoluer. Ils allaient partir en tournée à travers le monde, et exporter l'idéal communiste. Toucher l'âme des prolétaires de tous les pays.
En 1937, lors de l'Exposition Universelle de Paris, ils remportent leur premier grand succès. Après leur premier concert, ils devinrent la coqueluche du
Tout-paris artistique de l'époque.
Mais, c'est lors de la deuxième guerre mondiale que le rôle des Chœurs fut le plus déterminant.
En 1946, Le colonel Boris Alexandrov remplace son père. Il sera bientôt nommé général. Le général d'un corps d'élite très spécial. Un corps d'élite dont l'armée rouge ne saurait se passer en ces temps plus que difficiles. Le front est enfoncé. L'ennemi avance toujours plus vite. Il faut résister. Il faut une arme plus forte que les balles et les obus. Il faut du rêve, de la joie, et de la musique pour faire oublier le bruit sourd des déflagrations.
Alors, les voix des Chœurs de l'armée rouge agissent comme des boucliers contre les hordes nazies. Leurs voix font oublier l'avancée inéluctable des Panzers. En les écoutant, les soldats reprennent confiance. Un sourire, peu à peu, éclaire leurs visages. L'ardeur et le courage de se battre, de vaincre emplit à nouveau leurs cœurs. Leurs corps retrouve force et rage de vaincre. La peur s'est estompée pour laisser place au courage et au désir de liberté.
Pour arriver à ce résultat, Boris Alexandrov a dû choisir avec le plus grand soin les membres de ses chœurs. Pour lui, cette mission étaient des plus importantes. Il devait former un bataillon d'élite. Chaque membre de ce Chœur d'élite a suivi une formation complète du conservatoire de Moscou, un des meilleurs au monde.
Les chœurs s'imposent rapidement comme l'élite de l'élite. Et, ils le prouvèrent sur tous les champs de bataille. Après les combats, les accordéons et les balalaïkas sortaient de leurs housses, et leurs voix s'élevaient faisant oublier les camarades tombés. Oublier, les flots de sang. Il ne restait plus que cet instant magique : Un groupe d'homme devant un feu de camp. Des voix qui menaient les soldats loin de la boue, du sang, des cris de douleurs et les râles de blessés. Gagnés par la musique, les soldats se mettaient à danser. Toutes les horreurs étaient oubliées pour quelques instants. Une éternité.
Le lendemain, ces soldats seraient à nouveau près à affronter l'ennemi. En un face à face mortel. Une fois de plus, ils remonteraient à l'assaut. Avec ardeur.
Une fois de plus, les chœurs de l'armée rouge avaient rempli leur rôle.
Après Yalta, après la défaite allemande, ce groupe de voix magnifiques voit sa mission se transformer.
C'est la guerre froide. Il faut exporter les valeurs de la révolution hors des frontières du bloc de l'Est. Et qui, mieux que les chœurs de l'armée rouge, pouvait le faire ?
Ils ne devaient plus seulement chanter les gloires du réalisme prolétarien, mais opérer la jonction avec la Russie éternelle. Insuffler un nouveau patriotisme à tout un chacun. Pour cela, ils puisèrent dans le répertoire folklorique de toutes les Russies. Le succès des Chœurs s'intensifia encore.
En URSS, ils étaient des Super Stars. Et le reste du monde les considérait comme tels. Pour les voir, il fallait réserver plusieurs semaines, voire plusieurs mois à l'avance !
Dorénavant, leur mission serait explicitement politique et diplomatique. Les Chœurs de l'Armée Rouge n'étaient pas que les représentants de l'armée populaire, mais celui d'un peuple uni et d'une politique.
Chacune de leurs tournées est un succès. Il faut réserver des semaines à l'avance, voire des mois pour avoir la chance de les voir et les entendre.
À Paris, pendant trois mois durant, ils remplirent le Palais des Sports. À guichets fermés !
Pourtant, l'organisation de leurs tournées est toujours des plus difficiles. Impossible d'emmener, les 400 membres. C'est donc un effectif réduit (de 30 à 50 personnes) qui va tourner à travers le monde. Et, pour l'organisateur, la logistique tourne au cauchemar : Organiser les transports, réserver les chambres d'hôtels, distribuer les loges, éviter de froisser les susceptibilités et maintenir l'harmonie du groupe est un vrai casse-tête.
Malgré tout, à chaque fois, la magie opère.
Sanglés dans leurs uniformes, ils conquièrent les cœurs. Leur répertoire s'est encore élargi. Dorénavant, ils n'hésitent pas à reprendre les plus belles oeuvres de la musique sacrée. La qualité vocale exceptionnelle de leur ensemble leur permet d'aborder tous les styles. Rien ne leur résiste. Ils sont l'harmonie incarnée.
En fait, cette liberté nouvelle leur ouvre de nouveaux espaces. Sous la direction de
Victor Féodorov, Ils consacrent un album aux grands chœurs classiques. Il se vend à plus de cent cinquante mille exemplaires, en quelques jours !
En 1978, les chœurs de l'armée rouge changent de nom. Ils deviennent l'Ensemble Académique des Chœurs de l'Armée Rouge d'Alexandrov. Plus qu'un hommage à leur fondateur, c'est, pour toute la troupe, une consécration. Pourtant, pour le public du monde entier, ils restent les Chœurs de l'Armée Rouge.
Les Chœurs de l'Armée Rouge résistent à toutes les péripéties de l'histoire.
Le mur de Berlin s'écroule, l'Union soviétique se désagrègent, mais les Chœurs restent. Et leur aura est toujours intacte. Leurs albums se vendent de plus en plus, jour après jour.
Mieux encore, à Helsinki, ils interprètent "Just a gigolo" accompagné du groupe finnois le plus déjanté du moment les
"Leningrad Cow-Boy". Succès incroyable. La foule est en délire. Le public en redemande. Une telle formation intervenant dans un festival, c'est du jamais vu ! L'instant est mémorable. La réaction du public n'échappe pas aux professionnels de la chanson qu'ils sont. Ailleurs, ils entonnent
"O sole mio". Jean-Jacques Goldman enregistre avec eux son album
"Rouge". Les plus grandes voix du monde font tout leur possible pour collaborer avec eux, tel Arthur Elzen, l'une des plus grandes voix de basse de l'histoire du Bolchoï.
Le public suit, électrisé. Les Chœurs de l'armée rouge sont magiques. Aucun répertoire ne peut leur résister. Mieux, ils peuvent les remodeler à leur guise.
Devant eux, un nouveau public s'offre. Et, les chœurs sont prêts à les satisfaire.
Les artistes du monde entier veulent enregistrer avec eux. Comme si leur simple collaboration pouvait transformer n'importe quelle chanson en chef d'œuvre.
Les Chœurs de l'Armée Rouge ont marqué le vingtième siècle. Ils ont su s'adapter à chaque période, chaque soubresaut de l'histoire. Nul doute qu'ils seront un des acteur majeur de la musique populaire de ce XXIème siècle naissant !
Chef d'Ensemble : le colonel Leonid MALEV
Direction artistique et chef d'Orchestre : L'Artiste Populaire de la Russie,
Viatcheslav KOROBKO
Chef du Chœur : Maître Émérite d'Arts de la Russie, Iouri OUKHOV
Chorégraphe : L'Artiste Émérite de la Russie, Leonid KOULIKOV.
Quelques chiffres :
17 tournées triomphales en France
11 en Allemagne
6 aux USA
110 artistes sur scène : 45 choristes, une trentaine de danseurs(euses), une trentaine de musiciens.
Les instruments de musique russes
* La balalaïka: cet instrument populaire à cordes pincées fait partie de la famille des guitares et est un descendant du dombra qui a vu le jour au 18e siècle. La balalaïka est caractérisée par une caisse triangulaire qui vient en 6 tailles différentes. Le fond est plat, la table d'harmonie est légèrement arquée et le manche étroit porte 4 frettes amovibles et 3 cordes.
* La dombra: cet ancêtre de la balalaïka ressemble à un luth; il a une caisse ronde, un long manche et 3 cordes de métal. Elle vient en 3 tailles différentes.
* Le bayan: C'est l'accordéon chromatique de Russie.
* Le basson russe: Ce basson tire son origine du modèle serpentin droit de Regibo de 1789. Il est en bois et compte 3 ou 4 parties détachables et il se termine par une cloche ou tête droite peinte ou en laiton.
* Le cor russe: ce cor de chasse droit ou légèrement courbé de grand calibre vient dans différentes tailles, de 20 à 210 cm, et il peut être en cuivre ou en laiton.