La briolka appartient à la famille de la clarinette, l'anche simple est
complètement dans la bouche. La pression d'air et les doigts et non les lèvres
sont utilisés par le brioltchik; le timbre rappelle celui du cor
anglais. A l'octave inférieure le son est doux, faible avec un très léger
bruissement, un chuintement; à l'octave supérieure le son est puissant et
clair. Le mot briolka viendrait de briada, une sorte de saule dont
ce cor de berger est fait.
Le pavillon est formé d'une écorce spiralée en cône peu ouvert.
L'instrument serait d'origine ancienne, commun aux tributs vivant alors avec les
Slaves; ces Venètes, Estes, Vandales, Bastarnes et Antes que Pline cite dans
son "Histoire Naturelle" en 77 et que Tacite étudie dans sa
description de la Germanie.
La briolka fut restaurée et améliorée par Andréïev, Privalov, Guéri et
Iakoviev, puis par Lioubimov. Le brioltchik peut utiliser maintenant plus d'une
octave diatonique avec cinq à six trous, grâce à des clapets qui rappellent
ceux de la clarinette. La Briolka de Lioubimov est une sorte de hautbois.