Du verbe jalét' plaindre, cet instrument apparu sous le règne de
Pierre le Grand est issue de la volynka et
appartient à la famille du hautbois: anche double ou battante au pavillon fait
d'une corne de vache évidée, d'un tuyau en saule de 100 à 150 mm ou en roseau
à six trous sur un accord mixolydien d'une octave; il possède un timbre
nasillard puissant, clair et perçant.
Le jaléïtchik module les sons avec ses lèvres, ses doigts et son souffle.
Le jeu demande beaucoup d'effort. La soprano et l'alto s'intègrent dans
l'orchestre pour des passages brefs mais remarqués par la couleur et par la
sonorité obtenues. Cet instrument est commun aussi aux Biélorusses,
Lithuaniens et aux Ukrainiens.
Il en existe aussi à double tubulure. Dans le gouvernement de Tver elle
était appelée briolka, d'où certaines confusions. Elle fut perfectionnée par
Andréïev en 1900, munie d'un mécanisme à clés qui permit le chromatisme.