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Les matières utilisées et les outilsLes coquillages, la nacre, les calcites ont précédé les pierres semi-précieuses puis précieuses. L'histoire de la glyptique s'est écrite avec le talent des graveurs et avec les gemmes dont ils disposaient. Les pointes de silex ont permis de graver toutes les matières tendres. Puis, les pointes naturelles d'obsidienne, de cuivre, natif ont pris le relais jusqu'à la fabrication de forets de bronze ou de fer doux fixé sur un support rotatif entraîné par une courroie. Imprégnés de poudre d'émeri, puis dégrisés de diamant, ces burins modelaient las agates, les jaspes au gré de l'artiste qui devait deviner les couches colorées dont il devait tirer partie. L'onyx, le quartz translucide, la sardoine (onyx brun), les agates multicolores sont utilisées sans transformation. En baignant l'onyx, la calcédoine dans du miel chauffé, suivant les résultats désirés, les anciens obtenaient, par caramélisation progressive, des couleurs allant du jaune au brun, puis du brun sombre pouvant se rapprocher des couleurs naturelles de la sardoine. La citrine, quartz naturellement coloré en jaune, faussement appelée topaze, peut-être confondue avec la topaze noble, un silicate beaucoup plus dure et de densité plus forte. Chauffées, les topazes voient leurs couleurs s'accentuer. Le bleu peut ainsi être confondue avec les aiguës-marines. Les topazes nobles ont été peu utilisées par les anciens à cause de leur dureté ' et peuvent être confondues avec les béryls. Les béryls, blancs, rosés (morganites), verts (émeraudes d'un vert vif qui comportent du chrome et pas seulement du fer comme les béryls africains), bleus (aiguës-marines) ont été souvent utilisés pour leurs belles couleurs. L'améthyste, quartz violet, peut aussi être modifiée par chauffage. Gemme rare chez les anciens, elle est devenue courante en période moderne avec la découverte des gisements brésiliens, de Madagascar, des Indes. Elle était précieuse jusqu'au XIXe siècle. Le jaspe vert ou rouge a été très utilisé chez les grecs et les romains pour la symbolique des couleurs. Des graveurs de talent ont su tirer parti des jaspes polychromes. Les tourmalines, elles aussi de couleurs variées, ont été peu utilisées. La découverte d'importants gisements au Brésil date du XVIIe siècle. Les grenats ont été utilisés pour leurs couleurs rouge vif ou verte. Le lapis-lazuli d'Afghanistan était recherché pour ses vertus prophylactiques de porte- bonheur et la beauté de son poli. Ce n'est qu'à la Renaissance que des artistes ont audacieusement gravé quelques diamants. Ces exploits sont restés sans lendemain en raison du prix des pierres, mais également du travail. Des blocs de sardoine, de cristal de roche, de lapis-lazuli et de jaspe, ont été travaillés par les graveurs italiens de la Renaissance pour en faire des vases intailles de formes superbes.
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