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12 juin 2000 : libération de Brice Fleutiaux
| La France remercie le président Vladimir Poutine pour
la libération de Brice Fleutiaux |

RUSSIAN
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12
juin 2000 - Le gouvernement français s'est félicité de la libération du
photographe Brice Fleutiaux, détenu en Tchétchénie depuis le 1er
octobre 1999 par les rebelles et libéré ce même jour par les Russes après 8
mois de captivité.
- Le président Jacques Chirac a téléphoné lundi soir à Brice
Fleutiaux, où il venait d'être reçu par le président Vladimir Poutine,
en compagnie de l'ambassadeur de France à Moscou, Claude Blanchemaison,
"l'a félicité de sa libération, s'est enquis de sa santé et lui a
indiqué qu'il le recevrait à son retour en France quand il le
souhaiterait". Dans une lettre que l'ambassadeur de France à Moscou a
remise en fin d'après-midi à Vladimir Poutine, Jacques Chirac fait part de
ses "remerciements" au président russe; "Je sais l'attention
personnelle que vous avez constamment portée au sort de mon compatriote. Je
vous en suis très reconnaissant et vous prie de faire part de ma gratitude
à l'ensemble des responsables de votre pays, qui ont contribué à ce
dénouement heureux", a souligné le chef de l'Etat français.
- Le Premier ministre Lionel Jospin a dit avoir appris "avec une
grande joie" la libération de Brice Fleutiaux et a rappelé que
"les autorités françaises n'ont cessé d'œuvrer" depuis son enlèvement
"avec les autorités russes à la libération de notre
compatriote".
- Le ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine a remercié
"les autorités russes pour ce qu'elles ont fait pour sa
libération"... "Je pense aujourd'hui au soulagement et à la joie
de sa femme, de sa mère, de son père et de son frère. Et je pense à lui,
à son retour dans son pays et parmi les siens", a déclaré Hubert
Védrine.
Photographe indépendant âgé de 32 ans, il avait été enlevé peu après
son arrivée à Grozny, où il débutait son premier reportage en Tchétchénie.
Sa famille avait reconnu que ses ravisseurs demandaient une rançon.
Originaire de Toulouse, Brice Fleutiaux a fait des reportages au Cambodge, en
Inde, au Bangladesh et Viêt-nam. Il a a couvert les guerres dans
l'ex-Yougoslavie. Brice Fleutiaux a été libéré aujourd'hui au cours d'une
opération spéciale", organisée par les forces russes spéciales
(Ministère russe de l'Intérieur).
24/04/2001 - Brice Fleutiaux s'est donné la mort
Le photographe français Brice Fleutiaux, 33 ans, plongé dans un "grave état dépressif" depuis plusieurs jours, s'est suicidé mardi à Paris, quelques semaines après la parution d'un livre où il racontait ses huit mois et demi de détention en
Tchétchénie.
Sa mort a été annoncée jeudi par Reporters sans frontières (RSF) qui s'était beaucoup
mobilisé pour sa libération. L'association, qui a été informée par
la famille du photographe, n'a pas souhaité préciser dans quelles conditions l'ancien otage s'est donné la mort.
L'état dépressif de Brice Fleutiaux avait été révélé par les éditions Robert Laffont lors de la parution le 19 avril dernier de son livre "Otage en
Tchétchénie", écrit en collaboration avec le journaliste Alexandre Lévy.
L'éditeur avait dû en effet annuler les émissions de radio et de télévision prévues pour la sortie de cet ouvrage où il racontait sa vie d'otage au jour le jour entre le 1er octobre 1999 et le 12 juin 2000.
Robert Laffont avait alors évoqué "les suites et les conséquences" de sa détention "au moment de la parution du livre et de se replonger dans cette difficile épreuve".
L'ANJRPC (Association des Journalistes Reporters-Photographes et Cinéastes) a salué en Brice Fleutiaux "un
photo journaliste exemplaire qui restera parmi nous comme un modèle
d'humanité et de courage". Il venait d'être élu membre du conseil
d'administration de l'association après avoir été nommé membre
d'honneur pendant sa captivité en Tchéchénie.
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