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Observatoire des États post-soviétiques, équipe de recherches de
I'INALCO
Institut national des langues et civilisations orientales
2 rue de Lille, 75007 Paris
Sujet du colloque : Portée et limites de l'action européenne dans les États du sud de la CEI
(Caucase, Asie centrale).
- Organisateur: Jean RADVANYI
De multiples programmes ou interventions sont menés en CEI par divers types d'acteurs européens officiels ou non (commission de l'UE, TACIS, ONQ, entrepreneurs). Que peut-on dire aujourd'hui, dix ans après l'éclatement de l'URSS, de leurs effets, de leurs limites? Cette séance
a été animée par plusieurs exposés :
- Marc GRAILLE, coordinateur Caucase-Asie, centrale du programme TRACECA
(Tractebel Development)
- Bénédicte ROUGE,
administrateur du Sénat, responsable du projet TACIS pour le Parlement de Géorgie
- Damien HELLY (Observatoire des États post-soviétiques, doctorant au
CERI)
Le colloque a eu lieu le jeudi 1er mars 2001 à 16 h, Salons d'honneur de I'INALCO, 2, rue de Lille,
75007 Paris
Les intervenants ont décrit les mécanismes des
différents programmes TACIS, BERD..., en se penchant sur leurs efficacité. Aujourd'hui le constat est
guère optimiste: d'après Marc GRAILLE, 80% des investissements destinés aux Pays de la CEI restent en Europe... En effet, les sommes attribuées aux projets sont "consommées" par les sociétés
européennes qui effectuent différents audits, voyages de prospections et analyses souvent
inutiles. Un exemple flagrant cité par Marc GRAILLE: il existe un programme selon lequel
l'Union
Européenne doit apprendre à la "SNCF" russe le système de ferroutage...
une pratique qui d'ailleurs reste peu
répandu en Europe notamment en France.
"On a seulement oublié que le
système de ferroutage a été inventée en Russie dans les années 30 et qu'aujourd'hui le
réseau ferroviaire russe reste malgré les difficultés économiques du pays le plus
performant au monde (selon le volume de marchandises transportées par rapport
à la vitesse)!"-
souligne Marc GRAILLE.
Le Directeur des programmes TACIS n'essaie même pas de cacher la
vérité quand on lui rapproche le gaspillage de l'argent des contribuables européens: "De toute
façon l'argent reste en Europe "alloué" aux sociétés européennes de conseil,
marketings, etc!". Pourquoi s'inquiéter?
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