|
| |
Rencontre
avec M. Gaïdar, le célèbre économiste russe
26
avril 2001 - Paris
Cette rencontre a attiré l'attention particulière des hommes d'affaires
français et anglais. Organisée par PlanEcon, la société anglaise spécialisée
dans l'analyse économique des pays de la CEI est réputée pour ses services,
et a encore une fois confirmé son savoir-faire. Parmi ses clients figurent de nombreuses multinationales, banques et institutions gouvernementales qui font
appel aux consultants de PlanEcon capables d'établir des plans stratégiques en
court, moyen et long termes.
Il faut dire que le sujet a été spécialement passionnant: "Situation
en Russie, risque et avenir".
Accueillie dans les confortables bureaux de la Salle de conférences Paris-Étoile, les participants ont pu assister aux analyses, débats et table
ronde pendant une journée entière.
D'autant plus que pour approfondir le sujet, les organisateurs ont invité
Yegor Gaïdar en personne, le célèbre économiste russe, ex-Ministre de l'économie,
Directeur de l'Institut de l'Économie en période de transition, membre
du Parlement (Douma).
En fait, la rencontre a eu le sens d'un certain bi-pôle, d'un coté,
l'analyse plus tôt pessimiste des experts anglais et de l'autre coté, l'analyse
plus optimiste, d'Egor Gaïdar.
Ben
Slay dans son étude, accompagné par des schémas et trafics, a souligné 7
facteurs de risque, repartis par contraintes de court, moyen et long termes:
Court terme
- Situation dans la Industrie Énergétique (les tarifs de gaz et d'électricité
au dessous du marché maintiennent le taux d'inflation): la situation dans le
Primorsky krai est un exemple.
- Faiblesse du rouble
- La dette de la Russie vis-a-vis de la communauté internationale: 9 milliards
de US$ en 2000 peut être le double en 2003, et encore plus dans le cas d'une
baisse du prix du pétrole.
Moyen terme
- "La prochaine crise des banques russes", d'après Ben Slay, la
question ne se pose pas "Si, mais quand"
- Ralentissement du commerce extérieure.
Long
terme
- Chute démographique (la population a diminué de 2% durant la période
1992-2000): l'espérance de vie ne dépasse pas 60 ans pour les hommes, et
le développement
des épidémies...
- l'État des infrastructures en Russie (pas ou peu de réparations depuis
1990, presque pas de renouvellement, par exemple le réseau de RAU EES (équivalent
EDF) demande 30-60 milliards de US$ pour des travaux urgents): signe de faiblesse
évidente
>> l'explosion du sous-marin Koursk et l'incendie de la
Tour Ostankino à
Moscou.
Et le pire est a venir, dit Ben Slay: "Les infrastructures ne dépasseront
le seuil de 2003..."
Egor Gaïdar dans son analyse a souligné les difficultés économiques de la
période
de transition (le taux d'inflation augmente de 13 à 20%), et a souligné la nécessité de
mettre en place des réforme fiscales et bancaire. Il met en garde le gouvernement
contre le cumul des dettes et des crédits extérieurs. "La nécessité de
sortir l'industrie russe de la crise et d'augmenter la production nationale est
primordiale pour la Russie d'aujourd'hui!"- conclut -t-il.
| |
|