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Association des Benois
L'Association
des Benois a été créée à Paris en 1985 afin d'engager des pourparlers avec
les autorités soviétiques de l'époque en vue de la fondation en U.R.S.S. d'un
Musée consacré aux oeuvres de la famille Benois. Comme on le sait sans doute,
ce Musée s'est effectivement ouvert en 1988 dans l'un des bâtiments du palais
de Petrodvoretz. Sa vocation est d'être, non seulement un lieu de rassemblement
et de présentation de ces oeuvres, mais aussi un lien de communication entre
les artistes et les cultures de toutes les époques et de tous les peuples, à
l'image même des activités de cette famille et de la volonté du tsar
Pierre-le-Grand d'ouvrir une fenêtre sur l'Europe et le monde.
Par la suite, le but de l'Association des Benois a été de mieux faire
connaître, en plus de ce Musée, l'importance des oeuvres produites par les
membres de cette famille (même si certains d'entre eux ne portent plus le nom
de Benois), ainsi que les grandes idées humanistes ayant animé ses membres
depuis près de deux siècles, que ce soit en Russie ou dans d'autres pays tels
que la France, l'Italie, la Grande-Bretagne, les Etats-unis, etc.

Musée de la famille Benois
à Petrodvoretz en Russie
A l'origine de la place prise par les Benois dans le domaine de l'art, on
trouve un Français du nom de Louis-Jules Benois, né en 1770 dans un bourg
rural de la Brie du nom de St Ouen sur Morin et qui a émigré à
St-Pétersbourg en 1794. Or, il s'est trouvé que sa nombreuse descendance a
été une véritable pépinière d'artistes et connaisseurs d'art de toutes les
disciplines (peinture, architecture, musique, littérature, danse,...).
Le représentant le plus illustre de cette famille a été le peintre et
historien d'art Alexandre Benois (1870-1960). Qui ne se souvient qu'il fut avec
Serge Diaghilev et Léon Bakst, l'un des créateurs du groupe "Mir
Iskousstva" ("Le Monde l'Art") et l'un des piliers des
"Saisons russes" et des "Ballets russes" qui conquirent les
publics parisien et londonien au début du XXe siècle "Parmi les décors,
costumes et arguments imaginés par A. Benois pour ces spectacles, on citera
"La Pavillon d'Armide", "Petrouchka" et "Le
Rossignol", mais il a également travaillé pour d'autres troupes de
ballets, de théâtre et de cinéma, aussi bien en Russie qu'après son
émigration en France en 1926. Et ceci, sans oublier les paysages qu'il peint
dans tous les lieux qu'il a habités ou visités au cours de sa longue vie.
[ suite ]
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